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Il paraît qu’on devrait se méfier du « cookie jarring », une nouvelle « tendance amoureuse toxique »

11 août 2021 28

Le « cookie jarring », vous connaissez ? De nom, sûrement pas, mais en réalité, probablement que oui. Car cette « nouvelle tendance amoureuse toxique » est vieille comme le monde.

« La nouvelle tendance toxique qu’il faut absolument garder à l’œil ». « Cette triste nouvelle tendance en couple dont vous devriez vous méfier ». « Cette nouvelle pratique de relation amoureuse toxique »… Le cookie jarring terrifie les foules, si on en croit la presse féminine !

Rassurez-vous : le concept n’est ni nouveau, ni si dangereux que ça. Promis.

Qu’est-ce que le cookie jarring ?

Rangez votre chocolat à 89% de cacao et éteignez le four, on ne parle pas vraiment de cookies ici. L’expression cookie jarring, vit très mal sa traversée de l’Atlantique, puisqu’on a peu de cookie jars, les bocaux où stocker des biscuits, en France… et l’idée, c’est ça : traiter quelqu’un comme un cookie dans son bocal. Traduction, le mettre de côté et le grignoter en cas de petit creux, mais rien de plus.

Chez nous, on dirait plutôt « se garder quelqu’un au frigo », pour rester dans la métaphore culinaire, ou tout simplement : « se garder quelqu’un sous le coude ».

La psychologue Catalina Lawsin décrit la chose ainsi :

« Le cookie jarring, c’est quand quelqu’un entretient une relation sous forme de plan de secours ou de filet de sécurité, sans avoir réellement l’intention d’en faire quelque chose de sérieux. Ces personnes sont souvent déjà en couple longue durée avec quelqu’un d’autre ou au début d’une relation prometteuse. »

En gros, c’est ce mec qui vous a baladée pendant trois mois avant que ça n’aille mieux avec sa meuf et qu’il ne vous laisse perpétuellement en « vu ». C’est cette ex qui ne se souvient de vous que quand elle est entre deux couples. C’est ce proche sur qui vous aviez un crush et qui a bieeeeen entretenu le truc avant de vous révéler, tout content, qu’il était enfin en couple avec l’élu de son cœur — dont il ne vous a jamais parlé auparavant ! (Si ça sent le vécu, c’est normal.)

Bref, ce sont tous ces gens pas très courageux qui ne sont pas sincères avec vous (ni avec eux-mêmes, parfois), ne vous disent pas clairement où ils se situent sentimentalement, et donc peuvent vous causer de la peine puisqu’ils vont vous faire miroiter de doux futurs… en omettant de vous dire qu’ils n’ont pas envie de les vivre avec vous.

Malaise.

Suis-je le cookie de quelqu’un ?

Quel enfer, la pensée d’être cookie (et non cocue, c’est un autre souci ça) sans le savoir ! Bien évidemment, personne n’a envie de se sentir bête à s’enthousiasmer unilatéralement pour une relation, et personne n’aime avoir l’impression de s’être fait mener en bateau.

La bonne nouvelle, c’est que les signes sont assez simples à repérer, surtout à une époque du tout-connecté où vos historiques de conversation sont à un mouvement de pouce. Est-ce que vous initiez davantage que l’autre ? Est-ce que vous êtes moteur de la relation ? Est-ce que l’autre esquive les conversations au sujet du futur ? Est-ce que l’autre envisage des projets avec vous ? Est-ce que vous vous sentez intégrée dans sa vie autant qu’il ou elle l’est dans la vôtre ?

Permettez-moi d’en ajouter une, de question : est-ce qu’on n’est pas en train de réinventer la roue ?

Le cookie jarring, ça existe déjà, ça s’appelle être lâche

Toutes ces questions, vous vous les êtes probablement déjà posées, et pas forcément dans le cadre d’une relation amoureuse : en amitié aussi, on peut parfois se demander si on ne joue pas le rôle de bouche-trou plus qu’autre chose. Car le cookie jarring n’a rien de bien révolutionnaire.

Relayée par la presse en 2019, l’expression revient sur le devant de la scène en 2021 à cause des rollercoasters émotionnels de la téléréalité britannique Love Island : comme dans toute émission de dating de ce style, les mensonges, demi-vérités, omissions et autres lâchetés sont légion. Après tout, ça fait du drama !

Mais ne nous mentons pas, les cookie jarr…ers ? Cookie jarrists ? Bref : les gens qui se gardent une meuf ou un mec sous le coude « au cas où » en attendant de voir s’ils vont se rabibocher avec leur moitié ou réussir à pécho l’élu de leur cœur, ça existait bien avant 2019. Ça a probablement toujours existé.

C’est juste qu’on appelait ça des lâches, des connards ou connasses, des enflures, et plus récemment des fuckboys.

La solution miracle contre le cookie jarring

La bonne nouvelle, c’est que la solution pour se préserver du cookie jarring est aussi simple que de casser du chocolat en pépites. Car on ne peut pas tromper mille fois une p… Non… On peut tromper mille fois mille p… Oh, zut ! Je la refais : on ne peut pas changer en cookie quelqu’un qui se méfie. Disons-le comme ça.

La personne que vous fréquentez reste vague sur sa situation amoureuse, vous donne des réponses évasives lorsque vous voulez vous projeter, trouve toujours de bonnes excuses pour ne pas vous voir en public, et ça vous inquiète ?

Parlez-lui ! Incroyable conseil, eh oui. Mais en matière de relation humaine, il n’y a pas trente-six solutions, vous savez. Il n’y a que la co-mmu-ni-ca-tion. Ainsi que la capacité à poser ses propres limites et surtout à s’y tenir.

Dites-lui que ça vous inquiète, ce que ça vous fait ressentir, utilisez la communication non-violente pour mettre les formes, et si votre partenaire n’est pas capable de vous écouter, eh bien… Vous n’aurez rien raté, car qui veut d’une moitié qui ne prend pas en compte nos sentiments ?

Personne, bravo. Du coup, vous pouvez tracer votre route : vous êtes fixée ! Prenez un cookie, tiens. Vous l’avez bien mérité.

À lire aussi : Le micro-cheating, cette « mini-infidélité émotionnelle »… c’est tromper ?

Crédit photo : RODNAE Productions / Pexels

Les Commentaires
28

Avatar de lilith_ever
17 août 2021 à 13h47
lilith_ever
Je rejoins pas mal de commentaires précédents :
C'est juste un nouvel anglicisme "cool/wake" (or whatever...) pour décrire quelque chose qui existe depuis la nuit des temps. Et pratiqué aussi bien par les mecs que les meufs.
Avec mes potes on appelait ça l'effet Doppelgänger (qui joue sur 2 tableaux).
Les gens qui font ça sont des lâches.
0
Voir les 28 commentaires

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