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Actualité mode

Fashion Revolution 2020 : quelques contenus pour t’éclairer et t’informer

C’est la semaine de la Fashion Revolution, un moment dédié à la sensibilisation à la mode responsable. Retour sur quelques contenus qui en ont émergé et qui poussent à la réflexion.

Cette semaine, c’est la Fashion Revolution, une semaine mondiale dédiée à la mode responsable.

Le thème de l’édition 2020 est « Consommation de masse : la fin d’une ère ».

J’avais envie de te partager quelques contenus dont j’ai pu prendre connaissance cette semaine et que j’ai trouvés intéressants et pertinents.

Alors si tu ne les as pas vu passer, les voici.

La Fashion Revolution, c’est quoi ?

La Fashion Revolution est un mouvement mondial à but non lucratif, qui milite pour une industrie de la mode plus responsable, en mettant l’accent sur la nécessité d’une plus grande transparence de la part des marques.

Tout est parti d’un événement tragique.

En 2013, à Dhaka au Bangladesh, les ateliers de confection de Rana Plaza se sont effondrés, faisant plus de 1100 morts et plus de 2500 blessés.

Depuis, un collectif s’est formé en Angleterre, le Fashion Revolution Day, créé par la styliste engagée Carry Sommers et son acolyte Orsola Castro.

Tous les ans, des manifestations organisées par l’association se forment dans une centaine de pays, en commémoration cette date du 24 avril 2013.

Depuis quelques années, la Fashion Revolution a pris plus d’ampleur, et c’est désormais une semaine entière qui lui est dédiée.

Cette année, cela se déroule donc sur les dates du 20 au 26 avril 2020.

Les missions de la Fashion Revolution

Pour mieux comprendre les enjeux et les missions concrètes de la Fashion Revolution, Fashion Insiders t’éclaire :

Avec des antécédents au cœur de la mode durable, Orsola et Carry étaient bien placées pour appeler à une industrie de la mode plus juste, plus sûre et plus transparente.

Leur mission est d’unir tout le monde dans l’industrie de la mode, des designers, des fabricants, des distributeurs et des porteurs, pour travailler ensemble et pour changer la façon dont les vêtements sont achetés, produits et consommés.

Le seul moyen de transformer l’industrie positivement, c’est en faisant des efforts de collaboration sur l’ensemble de la chaîne de production – de l’agriculteur au consommateur.

Leur mission est d’inspirer un changement dans une industrie qui est réputée pour ne pas toujours valoriser les personnes et l’environnement, et où le profit compte plus que la créativité.

Les activistes de la Fashion Revolution aiment la mode, c’est pourquoi ils examinent les pratiques de l’industrie et sensibilisent aux problèmes les plus importants de l’industrie.

Aucune entreprise en particulier n’est nommée ni pointée du doigt, car le message de la Fashion Revolution, c’est que c’est l’ensemble de l’industrie qui devrait être tenue responsable, et non pas l’individu.

« Who made my clothes », le slogan de la Fashion Revolution

L’une des grosses campagnes qui est née pendant la Fashion Revolution, c’est le fameux slogan « who made my clothes ».

Il a été créé par les fondatrices de la Fashion Revolution, Orsola Castro et Carry Somers.

Un article de The Hindu t’en dit plus sur cette campagne :

Cette interrogations soulèvent des questions telles que « Qui a cultivé le coton dans ma kurta ?» ; « Combien gagne une personne qui laboure la terre ? »; « Quel est l’impact sur un agriculteur si je fais des emplettes de fast-fashion plutôt que des vêtements en tissu tissés à la main ? »

Nous ne pouvons pas forcément obtenir de réponses toutes faites à ces questions, mais elles peuvent nous aider à reconnaître le problème et à agir.

Peut-être que nous passerons à des tissus naturels régénérants, plutôt que des vêtements fabriqués en usine et produits en masse qui nuisent à l’environnement.

La mode pourrait alors passer d’un lieu privilégié, à un secteur générateur de solidarité.

« What’s in my clothes » nouvelle interrogation de la Fashion Revolution

Récemment, une nouvelle campagne a vu le jour : « what’s in my clothes ».

Cette nouvelle interrogation concerne les substances cachées qui composent certains vêtements de fast-fashion.

Voilà ce que tu peux en lire dans un post instagram du compte officiel de la Fashion Revolution :

Les vêtements sont notre peau préférée, mais la grande majorité des vêtements produits dans le monde sont fabriqués en extrayant de précieuses ressources naturelles non renouvelables et en introduisant des produits chimiques, des colorants et des finitions nocives.

Pire encore, une fois que ces matériaux sont entre les mains des consommateurs, environ 60% des vêtements en plastique rejettent des fibres microplastiques dans nos cours d’eau et nos océans lorsque nous faisons des lessives.

Aujourd’hui, joignez-vous à nous pour demander #WhatsInMyClothes? Exigeons que les marques assument la responsabilité des écosystèmes, des voies navigables et des terres desquelles elles extraient les ressources, et investissent leurs bénéfices dans l’innovation qui protège nos océans.

 

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La Fashion Revolution dénonce le green washing

À l’occasion de cette Fashion Revolution, WeDressFair, une plateforme multi-marques éthiques, a lancé la campagne #duvraipasduvert.

Leur but :

Dénoncer les pratiques abusives de greenwashing utilisées par de nombreuses enseignes comme outil pour tenter de « rattraper le retard », et « relancer la machine ».

La campagne se compose de quatre affiches qui imitent des pubs typiques des marques de fast-fashion.

Sauf que par-dessus, tu peux y lire des messages tels que :

Cette combishort est produite dans des conditions inhumaines, pour un salaire dérisoire. Mais c’est écrit en vert.

 

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La mode et le coronavirus : le moment de se réinventer

Dana Thomas, auteure de Fashionopolis, le vrai prix de la mode et ce qui peut la sauver (qui sortira bientôt), explique à Marie Claire que le confinement et le coronavirus sont l’occasion de repenser l’industrie de la mode.

Depuis ce confinent, le magasins sont fermés, et même si des e-shops restent ouverts, l’industrie de la mode est très touchée par cette crise entrainée par la pandémie de coronavirus.

Dana Thomas explique :

En Grande-Bretagne, on estime que 10 milliards de vêtements sont coincés actuellement dans des hangars…

La fast-fashion produit beaucoup trop et beaucoup plus que de besoin. Ça, c’est connu. Mais c’est dans ce genre de moments de crise que se font vraiment ressentir certains des effets négatifs de cette surproduction :

On a trop de volume, on produit trop par rapport à ce dont on a besoin.

Lorsque, comme aujourd’hui, tout s’arrête, cela saute aux yeux : le système ne marche pas. Il doit cesser et être repensé. Tout le monde le sait, personne n’avait le courage de le changer. Maintenant, nous allons y être obligés.

Les travailleurs des pays émergeants sont habitués à produire énormément pour un maigre salaire et voient actuellement leur situations se fragiliser encore plus.

Si les gens consomment moins, ces travailleurs connaîtront des conditions de vie encore plus misérables.

Paradoxalement, c’est justement pour ça, je pense, qu’il est important que les industries s’habituent à moins produire, sans pour autant baisser le salaire de leurs employés. L’objectif ? Faire que la surproduction cesse d’être la norme.

Une des grosses conséquences de cette crise dûe au coronavirus est d’ailleurs la délocalisation, explique Dana Thomas à Marie Claire :

Il va y avoir un mouvement de « re-localisation », c’est évident.

Le phénomène était déjà en cours et il va continuer, pour deux raisons : les sociétés ne voudront plus prendre le risque d’être exposées, loin de leur base, à des situations qu’elles ne maîtrisent pas et qui peuvent bloquer toute leur chaîne de production.

Et puis elles auront sûrement, pour certaines d’entre elles, le désir de sortir d’une dépendance trop grande à la Chine.

Certains pays, en revanche, s’en sortent assez bien actuellement, justement parce qu’ils avaient prévu le coup :

Cette idée d’avoir la maîtrise de sa production et de ses outils est extrêmement séduisante. Regardez Brooks Brothers, à New York : depuis dix ans, ils ont leur propre usine de cravates à Long Island City.

De ce fait, ils ont pu être très réactifs depuis le début de la crise et dire : « on arrête les cravates et on fabrique des masques ». Cela a été très positif en terme d’image. Là où d’autres grosses maisons américaines, qui sont en contrat avec des usines indépendantes, n’ont rien pu faire.

Je t’invite à lire l’intégralité de cet entretien ici.

Comment savoir si un vêtement est vraiment responsable ?

Sur Journal Des femmes, Mitia Bernetel te donne des pistes pour déjouer le green washing et reconnaitre un vêtement responsable.
Elle t’explique comment déterminer l’origine géographique, les conditions des travailleurs, comment savoir s’il s’agit de matières véganes, écologiques, recyclées, ou encore à quel point le vêtement pollue.
Je t’invite à le lire dans son intégralité ici.

CrushON partage des conseils pour chiner

Pour continuer dans les conseils,  je te propose également de te rendre sur l’Instagram de CrushON, sur lequel j’ai été invitée pour un live spécial slow fashion dans le cadre de la Fashion Revolution.

Paulina de La Brick et Brackerie et Emanouela de XouXou ont partagé leurs meilleurs conseils pour reproduire des vêtements de fast-fashion en 100% friperie, en s’inspirant d’une tenue que j’avais composée.

Le live a déjà eu lieu, mais il sera bientôt adapté en IGTV récapitulative des points les plus importants, que je te joindrais ici.

Les comptes à suivre pour rester informée sur la Fashion Revolution

Pour suivre la Fashion Revolution toute l’année, voici les comptes Instagram que tu peux suivre :

À lire aussi : Le troc de vêtements, l’avenir de la mode durable ?

Les Commentaires
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Avatar de Toffee
27 avril 2020 à 11h12
Toffee
@Nastja Je partage ton constat sur le fait que les consommateurs (moi y compris) ne sont pas toujours prêts à mettre le vrai prix dans leurs achats (il n'y a qu'à voir comme on se plaint du prix de la nourriture). Mais dans le cas du textile, par exemple, le document mentionne bien que la main d'oeuvre ne représente que 1 à 3% du prix de vente. Pour reprendre mon exemple du t-shirt à 10€ (sur lequel l'ouvrier ne touche hypothétiquement que 3 centimes, donc), perso je serai tout à fait prête à tripler le prix d'achat si j'avais la certitude que ça assure des conditions décentes aux travailleurs qui l'ont fabriqué. Il me semble que pour ce prix, ce serait tout à fait possible de relocaliser en France.
Après, c'est sûr qu'avec des produits de luxe, comme les produits technologiques, c'est plus compliqué parce qu'ils sont déjà chers au départ. Mais par exemple, il me semble que le Fair Phone 3 coûte 450€. C'est moins cher qu'un iPhone neuf ou qu'un Galaxy. Pourtant, plein de gens sont prêts à mettre tout cet argent dans un purée de téléphone dont ils se servent pour prendre des photos et appeler leurs potes... Donc je pense qu'il y a aussi un aspect psychologique important quand on parle d'argent et une bonne dose de mauvaise foi (un peu comme quand on dit qu'on a "pas le temps" de faire du sport, alors qu'en fait tout le monde a 20 minutes de libre dans la journée, c'est juste pas une priorité pour tout le monde de faire du sport).
En tout cas, je trouve ça intéressant ces débats sur notre manière de consommer, ça oblige à réfléchir à notre raisonnement et à se confronter à tous les points de vue !
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