Comme si de rien n’était, l’histoire d’une femme violée en plein déni

Après une soirée alcoolisée, Janne est violée par un ancien pote de sa promo. Après cet évènement traumatique, la jeune femme continue pourtant à se comporter comme si de rien n'était... Découvre la bande-annonce du film choc sur la sidération et le déni.

Comme si de rien n’était, l’histoire d’une femme violée en plein déni

Il y a quelques semaines, j’ai découvert Comme si de rien n’était dans une petite salle de cinéma parisienne, lors d’une projection presse.

J’avais fait la fête jusqu’à 3h du matin la veille, j’avais oublié mes vitamines et j’avais une vieille crève. Tout laissait donc présager d’un éventuel piquage de nez.

Mais il n’en fût rien car Comme si de rien n’était n’est pas le genre de film devant lequel on dort…

Comme si de rien n’était, de quoi ça parle ?

Janne est une femme indépendante et brillante, qui n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Pourtant, après une réunion d’anciens camarades, Janne est violée par un ancien camarade de promo. Mais elle se comporte comme si tout allait bien, continue à vivre comme si de rien n’était.

Elle se retrouve même souvent confrontée à son violeur, contre lequel elle n’engage aucune poursuite.

Pourquoi n’agit-elle pas ? Comment expliquer son silence, sa résignation ? Ce calme feint est-il fait pour durer ?

Comme si de rien n’était interroge le comportement de son héroïne sans jamais la juger et se fait fin analyste des traumatismes.

Glaçant mais essentiel, le premier film d’Eva Trobisch frappe fort sans trop brusquer non plus ses téléspectateurs.

Couronné du Grand Prix du Jury au festival Premiers plans d’Angers, Comme si de rien n’était devrait quand même bien te secouer.

Comme si de rien n’était, la bande-annonce

Depuis sa projection, je n’avais plus regardé d’images de Comme si de rien n’était.

Et après avoir revu quelques passages du film dans cette superbe bande-annonce, j’ai de nouveau les frissons.

D’abord parce qu’ils m’ont rappelé la douleur de Janne, l’héroïne, ensuite parce que je me souviens désormais de la maturité du film, qui semble avoir été longuement pensé…

Comme si de rien n’était c’est un long-métrage dur et profond qu’il est important d’aller voir au cinéma le 3 avril, et dont madmoiZelle sera la fière partenaire.

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