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Ces députés accusés de violences sexuelles qu’on ne veut plus voir à l’Assemblée

Après l’annonce de la dissolution de l’Assemblée Nationale par Emmanuel Macron, les partis se sont mis en campagne pour les législatives anticipées de juin. Certains députés sortants ont d’ores et déjà annoncé leur candidature, malgré les accusations de violences sexistes et sexuelles dont ils font l’objet.

La sphère politique peine à se défaire de ses agresseurs. Les législatives anticipées de juin le montrent déjà : plusieurs députés sortants, visés par des accusations de violences sexistes et sexuelles, ont déjà annoncé, non sans indécence, qu’ils se portaient candidats à leur propre succession. D’autres, sont scrutés de près par les militantes féministes, qui redoutent leur candidature.

Julien Bayou

Il a démissionné de la tête d’EELV après des accusations de harcèlement moral, mais ne compte pas quitter la politique. Julien Bayou, député de Paris, a annoncé ce lundi 10 juin se porter candidat à sa propre succession. Il s’est engagé à quitter ses fonctions si le tribunal le reconnaît coupable des faits de harcèlement moral et d’abus de faiblesse dont l’accuse son ex-compagne. Confiant, il s’est cependant dit « convaincu » d’être « blanchi » par la justice.

Damien Abad

Mis en examen pour viol en 2024, l’ancien chef de file des députés LR, qui a ensuite rejoint les rangs de la macronie en occupant brièvement le poste de ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées en 2022, a annoncé dès lundi soir se porter candidat à sa succession dans l’Ain. Il a expliqué à BFMTV se présenter sans étiquette.

Comme le retrace le Figaro, peu de temps après avoir rejoint la majorité, Mediapart avait relayé « des accusations de viol à son encontre, datant de 2010 et 2011. Si ces plaintes avaient été classées en 2012 puis 2017, une autre avait été déposée en juin 2022, entraînant l’ouverture de l’enquête préliminaire. » Il avait tout de même été réélu aux législatives de la même année.

Éric Coquerel

Le député LFI de la circonscription de Seine-Saint-Denis ne s’est pas encore officiellement prononcé sur son souhait de candidater à sa succession, mais a été reçu sur plusieurs plateaux télévisions pour réagir à l’Union des gauches, annoncée lundi soir. Sur franceinfo, il a ainsi déclaré : « le travail avance sur un programme de rupture (…) Ça peut être un moment historique pour le pays, parce que là, ça nous met dans la capacité de gouverner, d’être majoritaire dans un mois ».

Accusé de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle par Sophie Tissier, militante de gauche et figure du mouvement des Gilets Jaunes, Éric Coquerel a pour l’instant bénéficié du classement sans suite de l’enquête qui le visait.

Adrien Quatennens

Le député de La France Insoumise de la circonscription du Nord, a été reconnu coupable de violences conjugales sur son ex-compagne et condamné à quatre mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 2 000 euros à verser à son épouse pour préjudice moral. Malgré ce verdict, les députés de la France Insoumise ont voté en faveur de sa réintégration au groupe parlementaire LFI en avril 2023, après plusieurs mois de suspension.

Si sa possible candidature pour les législatives à venir n’a à ce jour pas été confirmée, Sandrine Rousseau s’est exprimé dès dimanche 9 juin sur ce dossier. Sur BFMTV, l’écologiste a appuyé que « l’investiture d’Adrien Quatennens » faisait partie des éléments à prendre en compte dans la décision de former ou non un front populaire avec les insoumis. « Ça fait partie des choses que l’on doit discuter (…) des conditions de la discussion, je ne renie pas mes valeurs ». Si la création de ce front populaire a bien obtenu un accord de principe des différents acteurs lundi, le sort d’Adrien Quatennens reste en suspens.

Jean Lassalle

Une enquête préliminaire pour viol et agression sexuelle avait été ouverte en 2023 à son encontre. Finalement classée sans suite en mars 2024, elle faisait suite au dépôt de plainte d’une femme qui accusait Jean Lassalle de l’avoir violée dans un hôtel bordelais en 2010. L’ancien député, qui s’est présenté pour la première fois comme tête de liste de l’Alliance rurale aux élections européennes, a maintes fois été accusé de violences sexuelles, comme l’a rapporté Mediapart dans une enquête parue en 2017, jusqu’à être surnommé le « député gluant » à cause de son comportement envers les femmes.

Auprès du journal Sudouest, il a encensé la décision du président de dissoudre l’Assemblée nationale, sans confirmer pour autant s’il se porterait candidat ou non.


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Les Commentaires

3
Avatar de Matilda Verdebois
14 juin 2024 à 13h06
Matilda Verdebois
Un appel aux "féministes" ???!! C'est une blague ?
3
Voir les 3 commentaires

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