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« Ça a sauvé ma fille » : une fillette victime d’inceste de la part de son grand-père le dénonce grâce à une boîte aux lettres

Installée dans les écoles par l’association Les Papillons de lutte contre les maltraitances infantiles, la boîte aux lettres a permis à Lily, dix ans au moment des faits, de dénoncer les violences sexuelles que lui faisait subir son grand-père.

On a beau sensibiliser les enfants au consentement et au respect de leur propre corps, et leur dire qu’ils peuvent parler de tout, sans honte ni tabou, à un adulte de confiance, il n’est pas toujours facile pour eux d’aborder les violences qu’ils peuvent subir, à la maison ou ailleurs. 

C’est pour les aider à trouver l’aide dont ils ont besoin que Laurent Boyet a fondé Les Papillons. Depuis 2022, cette association installe dans les écoles et les clubs de sport des « Boîtes aux lettres papillons » pour que « les enfants victimes de toute forme de maltraitance puissent, à leur rythme, glisser un petit mot, un dessin, comme une bouée jetée à la mer »

Et c’est l’une de ces bouées qui a permis de sauver Lily. Il y a deux ans, cette petite fille scolarisée en classe de CM2 a glissé dans une des boîtes aux lettres papillons un petit mot où elle expliquait, avec son vocabulaire d’enfant, les viols répétés que lui faisait subir son grand-père depuis plusieurs années. « Il met sa partie du bas dans ma partie du bas. J’essaye de m’enlever mais je n’y arrive pas », a-t-elle écrit. 

« C’est cette boîte aux lettres qui a tout changé pour elle », explique à BFMTV Émilie, la maman de Lily. « Au début, elle s’en voulait énormément. Elle a été très courageuse. J’espère que d’autres enfants auront le courage qu’elle a eu. »

Le grand-père de Lily comparaîtra les 20 et 23 septembre prochains devant la cour criminelle de l’Ain pour viol et agressions sexuelles sur Lily, ainsi que sur deux de ses cousines. 

Un dispositif essentiel pour recueillir la parole des enfants

Pour Laurent Boyet, fondateur et président des Papillons, étendre le dispositif des boîtes aux lettres est une nécessité pour mieux repérer et prendre en charge les violences sexuelles sur mineurs, alors que le numéro d’écoute 119 n’est souvent pas connu des petites victimes âgées pour la plupart de moins de dix ans. « Malheureusement, il y a urgence pour donner aux enfants une autre voix pour libérer leur parole. » 

Un avis que partage la mère de Lily. « Toutes les écoles, tous les lieux de sport devraient être équipés de ces boîtes aux lettres. Ça a sauvé ma fille, il ne faut pas l’oublier. Si il n’y avait pas eu cette boîte aux lettres, je ne sais pas où on en serait. »

Depuis la mise en place des boîtes aux lettres Papillons il y a cinq ans, 30 000 mots d’enfants ont été comptabilisés. Selon la Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles Faites aux Enfants (CIIVISE), 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année

À lire aussi : Édouard Durand : « La CIIVISE répond à un besoin vital, pour les victimes et la société »


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Les Commentaires

6
Avatar de Neverland90
3 mai 2024 à 22h05
Neverland90
L'important, c'est que cette petite ait pu s'exprimer et secourue.
Maintenant, il va falloir qu'elle se reconstruise.
8
Voir les 6 commentaires

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