Le super campus et les footballeurs baraqués, c’est aux Etats Unis. La fac en france, c’est plus folklo’. Pour vous mes chéries, je suis allée tester l’inscription à la « feuck ». C’est parti.Â
Je pensais aller faire un petit tour du côté des fac’ et prendre quelques notes sur place, afin de vous rendre compte du moral des petits nouveaux (et de leurs mèche sur le côté), des deuxièmes années (et de leurs finances), des troisième années (et de leurs poumons après trois ans de roulées, mégots de roulées, fumées de roulées). Mon immersion s’est vite changée en un gros point d’interrogation : la fac a-t-elle encore vraiment envie de vivre ? La force de nourrir tous ses enfants ? Pas sûr…
Je pensais m’insérer au coeur de la fac. C’est moi qui ai eu mal au coeur.
Mon Dieu. Plus que le bordel : c’est Katrina.
Voilà mon après-midi : 1ère partie, immersion parmi des élèves en cours d’inscription, avec leurs craintes, leurs codes et leurs joies.
- La secrétaire 1 : « Le secrétariat arts et spectacles étant fermé, pour valider votre inscription péda’ il faut vous rendre au CIJUDOP, 2ème étage du Patio, bât B. »
- Les 14 étudiants : »… » (à la base ils sont 13, mais y’a Cécile qui accompagne Fanny, parce qu’elles sont trop grave meilleures amies et en plus elles n’ont qu’un iPod et elles kiffent trop Chris Brown).
La troupe se met en branle, dans un bruit de sabot (nan ça c’est pas vrai). Je suis le mouvement. Première leçon : à la fac si tu réfléchis, au pire tu te sauves, au mieux t’es perdu tout seul dans les couloirs.
CIJUDOP. On dirait une marque de jus d’orange et une autre de shampoing rachetées par Lagardère qui n’a pas eu envie de s’emmerder avec des détails !
2ème étage du Patio, bât B.
- La secrétaire 2 : « Vous avez votre livret parcours, qu’on vous a remis ce matin lors de la réunion d’information obligatoire sur votre section ?” (est-ce obligatoire qu’elle penche un peu la tête vers la droite, comme une astigmate ?).
- Les 12 étudiants, de choeur (2 sont allés “se fumer une clope”) : « Ok, alors non, parce que je n’ai pas pu venir à la réunion, en fait on trav… » (Cécile et Fanny ne répondent pas et elles écoutent leur machin de pucelle beaucoup trop fort.)
- La secrétaire 2 : « eh ben ça commence bien, vous croyez que c’est comme ça que vous aurez votre diplôme, vous savez moi je m’en fous mon diplblablabla » (waw, une parodie de Saïan Supa Crew !)
Les étudiants grognent, pouffent, ricanent et sortent.
Fin de la scène. Ca commence bien.
Welcome à Koh-Lanta (sur fond de Chris Brown).
Ces pauvres enfants doivent se débrouiller tous seuls alors qu’ils sortent de leurs oeufs. L’illusion leur est donnée qu’ils sont grands, parce qu’ils ont choisi la housse de couette du clic clac dans leur studio étudiant. C’est triste, parce que la culture IKEA livre les meubles et la nouvelle vie en kit, mais ne prévient pas dans le catalogue qu’il y aura, en vrac, à monter également : une conscience de travail, de rigueur et de volonté. Sans oublier le boulot monstre à faire sur soi pour pas finir en loggs…
Mais a-t-on seulement un « moral » quand on entre à la fac ?
On connaît la déprime du dimanche soir, quand il reste des devoirs, et on nous a bien parlé au lycée du spleen baudelairien, mais est-on déjà conscient du « me myself and I », quand le « me » débloque, que le « myself » rend son tablier et « I »… fait aïe ? (pouèt)
Je n’en ai pas vraiment l’impression. Les préoccupations, aussi diverses soient-elles, ne semblent pas avoir pied avec la réalité. Remarque, ça va avec l’endroit. J’arrive du vrai monde, et tout me semble être une très grande blague institutionnalisée.
Les secrétaires sont méprisantes et capables comme des russes à qui on demanderait de faire une charlotte à la fraise. Les intervenants, qui s’abîment 4 heures par semaine au travail, ont du mal à montrer leur entrain. Et pour finir, les étudiants, à défaut de chercher leurs voies, cherchent encore leur identité vestimentaire, manifestement. (à ce sujet : les chaussettes rayées après 14 ans, il faut pas. Il est recommandé de faire au moins 1 shampoing par SEMAINE, d’ar-ti-cu-ler, d’être cohérent dans ses propos, de se rendre compte que cette blague de fac dont on prend l’inscription à la rigolade, ça va coûter une fortune aux parents.)
La fac est malade, c’est indéniable. Alors que choisir ? Au choix : antibiotiques, amputation, ou euthanasie. De toute façon, le suicide est déjà en marche pour ceux qui s’y inscrivent, alors, peut-être vaudrait-il mieux les assister ?…











Le 28/09/2007 Ã 16h29
je suis à la même fac que Cadavre_exquis,et pareil, en science humaine (histoire précisement), et vraiment, coté inscription, ça va quoi, y'a pire. Bon, là j'avoue, je sais toujours pas à quelle heure est ma première réunion de Master le jour de la rentrée, yahoo.Mais bon, sinon, en première année, j'ai pas été tant paumé que ça. Ok, le personnel est speed et te renseigne pas toujours, mais ils ont des centaines d'étudiants, et si ils devaient faire du cas par cas, ils auraient pas fini. La fac c'est ça aussi: devenir indépendant. Quand tu vas à la fac, tu t'attends à ça.
Aprés, oui, j'approuve cadavre exquis concercant le manque de chauffage l'hiver, surtout quand l'amphi est grand. Et encore j'ai de la chance, les batiments où je suis ont été refaits y'a pas longtemps.
La fac, c'est un peu galère au début, mais vraiment on s'y fait vite!
Le 28/09/2007 Ã 19h48
Pour ma part, la Sorbonne (Paris IV) avait quelque chose de la Maison qui rend fou, dans Asterix - un rien Kafkaienne. Entre le dedale des couloirs, les salles qui n'existent pas et une bureaucratie a se taper la tete contres les murs, on m'a fait le coup de "ah non, vous n'etes pas inscrite. On a du perdre votre dossier dans le demenagement entre le 2eme et le 3eme etage"... Je me suis donc beaucoup reconnue dans cet article tres amusant.Le 29/09/2007 Ã 00h25
C'est marrant, je retrouve aussi un peu ma rentrée dans cet article.Les secrétariats jamais ouverts, les profs qui n'ont pas les clefs, les salles crades, les salles qui sont jamais celles qu'on nous a indiqué, les parties de ping-pong entre les différents services administratifs... En même temps, je me suis apparemment inscrite dans une des pires universités de France pour ce qui est de l'administration. (Dixit la presse sérieuse : le Canard Enchaîné
Enfin bon, j'ai déjà l'habitude de la cigarette roulée, et en plus je me suis fais des potes dans les ptits L1 de mon UFR et dans d'autres cercles très erasmussiens aussi. En plus, j'aime bien les sales jeunes qui veulent refaire le monde, tant qu'ils ne font pas qu'en parler. Et puis pour 18 heures par semaine, c'est pas la mort non plus, de toutes manières.
PS : le meuble Ikea en kit, c'est le must. Moi, j'ai choisi rouge. C'est tellement plus original.
Le 29/09/2007 Ã 01h31
je trouve que cet article est trop plein de lieux communs.Ma première chaîne d'inscription semblait un bordel monstre et tout s'est fait très bien et très rapidement.
Dans la 1ère fac où je suis allée, les locaux étaient vétustes, les salles mal indiquées, les bâtiments éloignés, les salles froides, trop petites parfois, le secrétariat de l'UFR tout le temps fermé. Mais c'était le "Temple de la liberté et du savoir". Les profs y étaient excellents, passionnants, le niveau plutôt élevé, les lois n'existaient pas sauf celles du savoir vivre. Une ambiance que j'ai jamais retrouvée. Lille-3 mon amour.
[A l'inverse, la fac de Cergy-Pontoise était une horreur glaciale, mais très propre. On n'apprenait rien non plus, mais c'était très pratique, aucun problème administratif.]
Le 08/10/2007 Ã 12h03
Au début ça me faisait pleurer et enrager, maintenant je m'y suis faite et ça me fait un peu rire. En fait il faut se mettre dans la tête d'un fou, adopter une logique absurde (j'ai pas trop de mal donc ça me va) et puis après ça va tout seul aha.
Le 20/10/2007 Ã 11h34
C'est vrai qu'il parrait que la Sorbonne est la pire, et vient en second la mienne, Jean Moulin Lyon 3 niveau organisation/administration.Moi au contraire je trouve pas que l'article soit exagéré ou quoi, vu que comme je l'ais dis quelques posts + haut c'est encore bien pire à ma fac.
Le 20/10/2007 Ã 14h34
On te balade d'une UFR Ã une autre pour une vulgaire option.
Ce qui me fait rire aussi c'est le jour de l'inscription au TD, la nana qui nous dit qu'elle était pas au courant :rolleyes: "Ah bon ya encore des inscriptions ?" oui, oui, c'est la 4e fois que vous déplacez les horraires, mais ya ! ^^
Et les secrétaires dans l'UFR de lettre moderne sont beaucoup plus sympa qu'en droit. On a demandé à une nana de l'aide parce qu'on trouvait pas le bureau, la fille apelle la secrétaire par son prénom & tout alors qu'en droit, le secrétariat est souvent "exceptionellement" fermé :rolleyes:
Le 20/10/2007 Ã 21h11
Ben moi dans ma fac le seul probléme c'était la queu puis l'administration , les polys ok c'est un peu le bordel mais faut s'organiser et franchement je kiffe x) , vive l'indépendance ! Puis pour ce qui est des doublants du bordel etc ça me passe au dessus x) .Le 21/10/2007 à 15h32
Ah chez nous, j'ai oublier de vous dire qu'on ne peut pas travailler à côté de nos études !Enfin on peut toujours essayer mais il faut avoir de la chance, car les TD sont donc obligatoires, et on ne peut pas changer de groupe de TD si on travail et qu'on a un contrat de travail à leur mettre sous le nez, ce n'est pas valable :rolleyes: La seule raison pour laquelle on a le droit de changer de TD c'est lorsqu'on a 2 TD qui se chevauchent (encore heureux), oui oui il m'est déjà arriver qu'on me mette 3 de mes TD en même temps :rolleyes: . C'est pas pour rien qu'on est réputé fac de bourges, mes petits, vous avez cas avoir les moyens ou alros dehors en gros, voilà comment ça marche.