Les tatouages en couleurs sont sauvés !

Pondu par Amelie le 24 décembre 2013     

Il y a quelques jours encore, les tatouages en couleurs étaient en voie de disparition. C’est sans compter sur les efforts de la SNAT et des passionnés qui viennent de gagner la bataille : on garde la couleur en 2014 !

Le 24 décembre 2013 — Aujourd’hui c’est Noël, aussi pour les tatoué-e-s : les tatouages en couleurs sont sauvés ! J’ai une pièce à terminer et je me voyais déjà me faire encrer à l’autre bout du monde. Pas cool.

Rappelle-toi : il y a quelque jours encore le Syndicat National des Artistes Tatoueurs tentait par tous les moyens de se faire entendre et de défendre ses positions. Après la publication de l’arrêté du 6 mars, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) fixait une liste de produits impropres à la pratique du tatouage. Et elle était plus que consistante.

Tin-Tin et les autres membres de la SNAT avaient alors envoyé plusieurs lettres au Ministère de la Santé pour favoriser le dialogue et l’échange.

Les choses viennent enfin de prendre un tournant positif ! Début décembre, la SNAT affirmait avoir détecté une faille juridique au sein des textes du dossier :

« Ne peuvent pas entrer dans la composition des produits de tatouage :
[…] 4° Les substances listées aux colonnes 2 à 4 de l’annexe de l’arrêté du 6 février 2001 modifié fixant la liste des colorants que peuvent contenir les produits cosmétiques. »
L’arrêté du 6 mars 2013 ne restreignant aucunement les substances à celles du tableau annexé à l’arrêté du 6 février 2001, il ne saurait limiter les colorants autorisés pour les encres de tatouage à la seule colonne 1 du même tableau.
EN CONCLUSION, TOUS LES COLORANTS NON RÉPERTORIÉS PAR LES COLONNES 2 à 4 de l’annexe de l’arrêté du 6 février 2001, et non seulement ceux prévus par la colonne 1 – nullement citée par l’arrêté du 6 mars 2013 -, NE SONT PAS INTERDITS ET SONT DONC AUTORISES, dans le respect des règles européennes en vigueur. »

En gros, si ce n’est pas clairement interdit, c’est donc autorisé ? Il semblerait que oui. Le Ministère de la Santé a répondu hier à la SNAT qui a partagé une partie du communiqué sur sa page Facebook.

« En conséquence, seuls les colorants des colonnes 2 à 4 sont interdits dans les produits de tatouage. Toutes les encres de tatouage conformes à la réglementation européenne au 1er janvier 2014 sont donc autorisées : Les fournisseurs français doivent être garants de la conformité de ces encres, notamment en étant déclarés à l’ANSM et en assurant une parfaite traçabilité de tous les produits distribués, ce qui est déjà le cas depuis la réglementation française de 2008. »

La confirmation est officielle, le tatouage sera coloré en 2014. Chantons l’allégresse !

Le 18 novembre 2013 - Si tu as jeté un oeil au documentaire Tous tatoués ! diffusé samedi soir sur ARTE, tu as sans doute entendu la réplique finale lancée par Norm, à base de « ça serait cool que les tatouages redeviennent illégaux, comme à l’époque ». Le truc, c’est que c’est un peu ce qui est en train de se passer, pas plus loin qu’en France.

Figure-toi que les tatoueurs sont en pleines négociations contre un arrêté daté du 6 mars 2013. Celui-ci risque d’interdire certaines encres du marché. La cause : elles seraient dangereuses pour la santé, cancérigènes. Si la loi est mise en application, cela signifiera que les tatoueurs n’auront plus le droit de tatouer en couleurs.

Méthode obligatoire pour la santé publique ou très mauvaise idée ?

Le tatouage, dangereux ?

Même si de plus en plus de personnes sont tatouées, le fait d’avoir des dessins sur la peau n’est pas toujours facile à vivre. Au-delà de l’aspect visuel et idéologique du tatouage, il existe une dimension à laquelle on pense moins : la santé.

Quand tu vas te faire percer le nez tu es toujours parfaitement informé-e sur les possibles infections et les façons de les éviter. Il te suffit de traîner un peu sur le Web ou taper « chéloïdes » sur Google Images pour avoir envie de te plonger entièrement dans un bain de bétadine.

Pourtant, un tatouage aussi peut s’infecter et attirer quelques complications. C’est en partant de ce point-là que le Syndicat National des Dermatologues et des Vénérologues (SNDV) ont donné des avis plutôt inquiétants sur le tattoo.

Des dermatologues ont affirmé plusieurs petites choses, à savoir :

  • Se faire tatouer comporte un risque allergique.
  • Se faire tatouer comporte des risques de maladies de peau comme le psoriasis ou la sarcoïdose.
  • Et, surtout, les encres utilisées pour le tatouage sont très dangereuses : elles contiennent des métaux toxiques comme le cuivre, le mercure, le fer, l’aluminium. La situation est pire pour les encres de couleurs chaudes qui héritent du fer, du calcium et du silicone (bon appétit bien sûr). Elles sont cancérigènes.

Tout ça n’est pas très encourageant. Les dermatos ne sont pas forcément contre les tattoos mais affirment qu’il faut prendre en compte ces possibles complications avant de sauter le pas.

Les tatouages en couleurs sont sauvés ! tattoocolour

Cette toute petite personne piquante est peut-être entrain de devenir radioactive au contact de ce monsieur. On sait pas. 

Alors oui, ça donne pas franchement envie. Mais est-ce qu’il faut s’alarmer et aller s’arracher la peau en hurlant si on est passé-e par la case tatouage ?

Le 13 mars 2013, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) publiait un arrêté du 6 mars dans le Journal Officiel. Il fixait une liste de produits impropre à la pratique du tatouage. Une super bonne surprise pour les artistes tout juste en train d’inaugurer le Mondial du Tatouage édition 2013…

Les tatoueurs sont bien plus rassurants

Le Syndicat National des Artistes Tatoueurs (SNAT) a directement réagi à ce communiqué qui fait peur. Ils affirment que ce ton alarmiste en mode « c’est la fin du monde, on va tous crever » est un peu déplacé.

Certes, les complications dues au tatouages sont une réalité, mais en nombre, elles sont infimes. Il existe des risques d’infection mais, pour moi, il s’agit aussi de la responsabilité du tatoué. Si le tatoueur a fait son travail et répondait parfaitement aux normes d’hygiènes et de travail, il faut également que le porteur du tatouage s’occupe de sa pièce comme il se doit (pansements, pas de frottements, etc.).

En ce qui concerne les encres, les membres du Syndicat sont d’accord pour dire que certains de ces composants sont bien présents. Pourtant, ce sont les mêmes que ceux sur les fruits, les légumes ou encore les médicaments, en traces infimes.

Car oui, le communiqué est plutôt vague. À part les mots qui foutent la frousse, on n’en sait pas vraiment plus : il manque cruellement d’explications. De plus, la composition de ces encres est connue depuis toujours, alors pourquoi les dermatologues s’en inquiéteraient de manière si alarmante seulement maintenant ?

Les tatouages en couleurs sont sauvés ! dark mark

Pour l’encre magique on sait pas encore.

Le SNAT affirme que le terme « cancer » est utilisé de façon abusive et qu’ils ne connaissent pas de cas où le tatouage était directement mis en cause. Une fiche d’informations clients du Ministère de la Santé vis-à-vis du tatouage est en ligne sur le site du SNAT : les membres s’engagent à la donner à leur clientèle.

Le résultat concret, c’est quoi ?

L’idée serait donc qu’à partir du 1er janvier 2014 une énorme partie des encres utilisées par les tatoueurs vont être interdites en France. Du coup, tous les artistes spécialistes dans les pièces en couleurs (et il y en a !) devront revoir leur manière de travailler… ou arrêter.

Les tatouages en couleurs sont sauvés ! nicozbalboa

À part le fond et le jean on ne garde pas grand-chose, quoi… (Tatouage de Nicoz Balboa

Au final, seuls le blanc, le noir, le vert et le bleu seront autorisés (et encore, il s’agit d’une liste de pigments très limitée). Tu peux dire au revoir au phoenix dans les flammes qui était censé te couvrir la moitié du dos.

Quel est l’incidence sur le monde du tatouage  ?

Pas mal de salons vont devoir fermer. Certains tatoueurs ne se voient pas changer totalement leur façon de bosser, leur art. Les clients, apeurés, risquent de se faire de plus en plus rares.

Pour résumer : des personnes aux chômages, un art de nouveau stigmatisé (alors qu’on commençait enfin à tourner la page), des tatoués paranoïaques et surtout le retour du tatouage clandestin.

Pourtant, si le SNAT a été créé en 2003 par Tin-Tin et Remy, c’est bien pour tenter de lutter contre le dangereux phénomène du « tatouage à domicile ». De nombreux « scratcheurs », ces pseudo-tatoueurs qui travaillent à l’arrache sur un coin de table, proposent des tatouages à prix très attractifs mais pas souvent de bonne qualité. Le dessins est (parfois) raté, mais surtout rien n’indique que les normes d’hygiènes ont été respectées.

Les tatouages en couleurs sont sauvés ! tintin

Tin-Tin interviewé pour l’émission Tous tatoués ! d’ARTE. 

Les membres du SNAT sont contre cette pratique qui décrédibilise et dévalorise le tatouage et ses méthodes en France. Pourtant, la loi à venir pourrait pousser les tatoueurs à bosser clandestinement.

À partir du 1er janvier 2014 les tatoueurs qui travaillent la couleur devront choisir : arrêter et passer au noir et blanc ou être hors-la-loi.

 Le monde du tatouage sort ses (gentils) crocs

Comme tout n’est jamais perdu et que janvier est seulement dans un mois et demi, le monde du tatouage a décidé de ne pas se laisser marcher dessus.

Tin-Tin et d’autres concernés se sont rendus au Ministère de la Santé en avril dernier. La Direction Générale de la Santé a autorisé les tatoueurs à continuer à utiliser leurs encres habituelles jusqu’à la mise en place de la loi. La DGS semblait être réceptive aux observations et demandes des tatoueurs.

Cependant le résultat final n’est pas très concluant et un délai jusqu’au 1er janvier 2014 est accordé. Tin-Tin rédige alors plusieurs lettres à la DGS et et à l’ANSM. Dans celle du 17 septembre 2013 on peut lire :

« (…) Par ailleurs, pour être considéré comme proportionnée, la restriction, fut-elle invoquée pour des motifs de santé, doit se fonder sur des éléments objectifs, non discriminatoires et connus à l’avance. Cette mesure doit être nécessaire pour atteindre l’objectif de protection du consommateur et non simplement commandée par le seul principe de précaution.

Le risque d’atteinte à la santé publique doit être sérieux, fondé sur des éléments de preuve pertinents données techniques, apports scientifiques et statistiques (CJCE aff. 270-02 Commission / Italie – Rec. 2004).

Aucune interdiction générale ne peut raisonnablement être considérée comme proportionnée.

En tout état de cause, pour qu’une interdiction puisse être évoquée pour des raisons de santé publique, il faut que soit mise en place préalablement une procédure spéciale d’autorisation, aisément accessible permettant à des fabricants d’obtenir le droit de commercialiser leurs produits (CJCE aff. C344-90 Commission / France).

Or, sauf erreur de notre part, aucune procédure de cette nature n’est aujourd’hui inscrite dans le dispositif contesté (…) »

Pour lire la lettre en entier c’est par ici.

Le 13 novembre 2013, le SNAT s’est rendu à un congrès sur les encres à Copenhague. Étaient présents des fabricants, des dermatologues, des médecins et des personnes évoluant dans le monde du tattoo. Pourtant le corps médical est resté sur ses positions.

Le SNAT a été convié à une audition à l’Assemblée Nationale le 27 novembre pour parler de législation. En gros, c’est pas gagné du tout.

Une pétition a été mise en ligne pour tenter d’envoyer bouler cette législation qui, il faut le dire, pourrait totalement faire couler le tatouage en France.

Quant à toi, tatoué-e en couleur, si tu as peur pour ta santé, il ne te reste plus qu’à te frotter dans les herbes médicinales, ou prendre un rendez-vous pour les faire retirer au laser… chez le dermato !

Les tatouages en couleurs sont sauvés ! goodluck

Pour aller plus loin…

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Amélie a rejoint la folle team MadmoiZelle en juillet 2013, ce qui lui a permis d'acquérir sérieux et organisation (non). Dénicher les trucs cool de la pop culture et jouer aux Sims font partie des missions qui lui sont confiées. Ses hobbies sont présentement les Gremlins et le poivron rouge. Durant son temps libre, elle aime parler de poney sur Le (vrai) blog cheval, regarder des films glauques et écouter de la musique de punk. Veuillez agréer ses bisous sur vos fessiers.

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. Joli-CoonieJoli-Coonie

    Le 19 novembre 2013 à 23:55

    Ils sont pénibles là, je voulais justement me faire faire mon premier tatouage (avec plein de couleurs).
    Du coup, je vais répéter ce qui a déjà été dit (désolée j'ai trop eu le temps de lire les commentaires précédents), mais je trouve ça hypocrite de s'en prendre à des artistes alors que les industries de l'agro-alimentaire sont responsables de tellement, tellement plus de cancers et autres problèmes de santé graves !
    Pourquoi ne pas essayer de remplacer les encres dangereuses par des alternatives plus saines au lieu de les interdire ?

    Du coup ils vont faire quoi ? Envoyer des tas de gens au chômage pendant que les français continueront à se faire tatouer, soit à l'étranger (ce que je ferais à mon avis si cette loi passe) soit dans la clandestinité ? Est-ce qu'il n'y aura pas d'avantage de risques dans ce cas?
    Peut-être que certaines encres sont vraiment trop dangereuses et doivent être supprimées, ça je le conçois, mais à mon avis, des alternatives existent si on prend la peine d'essayer.
  2. Popoyaka.Popoyaka.

    Le 20 novembre 2013 à 20:26

    Tsss… Personnellement, comme ça a déjà été dit par d'autres, c'est cette course à l'aseptisation qui m'agace. Comme si on ne se doutait pas que se faire injecter des encres chimiques sous la peau n'était pas sans risques ! Et puis le cancer, ah, le cancer. Maladie terrible, j'en conviens, qui tend à devenir une cause de mortalité de plus en plus importante. Mais ON LE SAIT, que tout peut potentiellement accroître notre risque d'avoir un cancer ; fumer, manger, respirer l'air extérieur, boire de l'alcool, peut-être même se soigner. D'où ma seconde incompréhension : si le but est vraiment de limiter les risques de cancer, pourquoi ne pas s'attaquer d'abord à des éléments :

    1) dont on est sûrs de la dangerosité ;
    2) auxquels plus de personnes sont exposées (les métaux lourds dans le poisson, etc.) ;
    3) que les individus consomment par nécessité et non par choix -qui plus est esthétique ?

    En soi, donc, le fait qu'on se penche sur la dangerosité de l'encre utilisée dans les tatouages n'est pas choquant, ce qui l'est plus l'est que l'on s'y attaque "en priorité", alors même que cela ne concerne, comme je l'ai déjà dit, qu'une minorité de personnes et que les liens établi entre tatouages et cancer sont encore faibles. En bref, il me semble que les autorités de santé ont quand même un petit souci avec ce qu'on appelle "l'ordre des priorités".

    Sinon, j'ai rendu visite à mon tatoueur ce matin et il m'a dit qu'il comptait, pour sa part, si la loi venait à passer, continuer à exercer comme aujourd'hui, en mettant en avant le principe de la "victime consentante" ; c'est-à-dire qu'il afficherait, en gros, les décrets et textes informatifs officiels dans son salon, les ferait lire et signer aux potentiels nouveau tatoués en leur demandant d'indiquer par écrit qu'ils sont conscients des risques qu'ils encourent et qu'ils se font tatouer de leur plein gré même en ayant connaissance ces recommandations. Possible qu'il en soit de même pour d'autres tatoueurs, du coup.

    [Sorry si la rédaction est pas top et qu'il y a quelques fautes, clavier foutu et je pète un plomb ^^']
  3. NoctysNoctys

    Le 21 novembre 2013 à 11:29

    C'est toxique, c'est interdit, point. Il y a des alternatives bio, seulement le monde du tatouage vit dans le béat aveuglement depuis longtemps - comme pour tout ce qui touche à l'image.
    Eh quoi, on viendrait faire un caca nerveux parce qu'ô mon dieu, on (re)découvre la toxicité des encres et qu'on n'y avait pas pensé, comme aux autres maladies à part le HIV, avant de se faire décorer le parchemin? Alors qu'on a mené croisade contre les parabènes, ethers glycols et autres saloperies?
    Marrant comme on tente toujours de minimiser les dangers de ce qu'on fait, hein? Fumer, se parfumer, baiser, la vitesse etc… c'est toujours l'autre, cet inconnu, qui fait mal.
  4. Irma VepIrma Vep

    Le 25 novembre 2013 à 12:59

    Si je ne dis pas de connerie, tout ça c'est à cause d'une nouvelle réglementation sur les cosmétiques en 2005.

    Mais bon depuis le temps, ils auraient pu faire en sorte de changer les compositions des encres et pas presque 10 ans après dire "oulalala mais les encres de tatouage c'est pas bien''.
    Surtout que normalement les dermatos pratiquent le tatouage qu'ils appellent "maquillage permanent' : niveau hypocrisie c'est pas mal ^^

    Je suis tatouée et personnellement la seule allergie que j'ai faite c'est à cause du sparadrap qui tenait le pansement (avec de belles cloques…super classe!)

    (et je rejoins l'avis de celles qui parlent des produits cancérigènes autorisés…et il y en a même dans les médicaments..pas seulement ceux pour maigrir comme j'ai pu lire).
  5. RatusestunRatRatusestunRat

    Le 28 novembre 2013 à 14:11

    http://www.bfmtv.com/societe/couleurs-interdites-tatoueurs-craignent-un-avenir-terne-655460.html
  6. DraukulisiristeDraukulisiriste

    Le 30 novembre 2013 à 00:22

    Posté par noctys
    C'est toxique, c'est interdit, point. Il y a des alternatives bio, seulement le monde du tatouage vit dans le béat aveuglement depuis longtemps - comme pour tout ce qui touche à l'image.
    Eh quoi, on viendrait faire un caca nerveux parce qu'ô mon dieu, on (re)découvre la toxicité des encres et qu'on n'y avait pas pensé, comme aux autres maladies à part le HIV, avant de se faire décorer le parchemin? Alors qu'on a mené croisade contre les parabènes, ethers glycols et autres saloperies?
    Marrant comme on tente toujours de minimiser les dangers de ce qu'on fait, hein? Fumer, se parfumer, baiser, la vitesse etc… c'est toujours l'autre, cet inconnu, qui fait mal.


    Et c'est toujours nous qui prenons la décision de se faire "mal". Ton discours va dans le sens complètement infantilisant de ce genre d'autorité qui vont voter cette loi stupide, faut se réveiller deux secondes et arrêter de fantasmer sur une vie aseptisée, bio et blablabla. On est pas dans le Meilleur des mondes, on décide nous même de ce qui est bon ou pas, on est des entités uniques et pas des bébés qui se laissent diriger par des décrets soi-disant bien pensants.
  7. MargooniettMargooniett

    Le 30 novembre 2013 à 15:58

    J'ai envie de mettre cette chanson ici tiens !
  8. miniclarisseminiclarisse

    Le 24 décembre 2013 à 00:20

    L'info est toute fraîche mais à priori ce serait bon :

    http://www.konbini.com/fr/tendances-2/tatouages-couleurs-sauves/


    Je n'ai pas vérifié la source, donc si quelqu'un a des infos plus sûres pour valider…
  9. SheenaySheenay

    Le 24 décembre 2013 à 13:23

    Excellente nouvelle !

    L'interdiction aurait fais tellement plus de mal que de bien.
  10. missdusudmissdusud

    Le 25 décembre 2013 à 21:12

    Les tatouages en couleurs sont sauvés !

    rien que le titre….  :caprice: :pedo: :free:

    oui bon j'éxagère peut-être un peu mais qu'est-ce que vous voulez j'suis contente !!!

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