Le spring break à travers la pop culture : tour d’horizon d’un mythe américain

Le spring break, véritable mythe des universités aux États-Unis, est aussi un objet culturel typiquement nord-américain que l'on retrouve un peu partout : en voici un best-of.

Le spring break à travers la pop culture : tour d’horizon d’un mythe américain

Fêtes sur la plage, alcool à tout va, drogues et filles dénudées : non, ce n’est pas un sujet d’émission pour Bernard de La Villardière mais une description tout à fait exhaustive du spring break. Au même titre que les championnats de football américain, la hiérarchie de popularité et les fraternités, le spring break est un élément mythique de la vie universitaire aux États-Unis !

Il est si culte qu’il est omni-présent dans la pop-culture américaine et a traversé les frontières, jusqu’en Europe où les premiers spring breaks fleurissent dans le Nord de l’Espagne. Enquête exclusive sur ce phénomène culturel.

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Le spring break, c’est quoi donc ?

Le spring break, ou « relâche de printemps » en français, est une période de vacances en mars ou en avril (selon les universités et les régions) durant laquelle de jeunes et belles personnes partent au soleil pour vivre la vida loca. Depuis les États-Unis, la destination la plus courante est Cancún, ville côtière mexicaine réputée pour son tourisme de masse.

Une fois arrivés sur la plage, le programme est simple pour nos jeunes vacanciers : faire la fête, boire sans limites et passer du bon temps. Le concept est si séduisant qu’il arrive en Europe, dans des stations balnéaires low-cost en Espagne ou en Croatie.

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Cancún sur le torse, ça rend mieux que s’ils étaient à Saint-Malo quand même.

Jusque-là, rien de bien alarmant, me direz-vous… Si ce n’est un grand nombre de scandales sexuels, de violence, de vols, et j’en passe. L’alcool et les drogues (plus ou moins douces) aidant, certain•e•s participant•e•s parmi les milliers présent•e•s chaque année au rendez-vous reviennent changé•e•s… ou ne reviennent pas du tout.

Un tel phénomène ne peut évidemment pas passer inaperçu dans la culture américaine : en voici un petit best-of.

Le spring break en musique

Le spring break a inspiré assez peu de chansons, même si de nombreux « tubes de l’été » sortent avant l’été justement pour faire résonner leurs basses en Floride ou au Mexique. Pour moi, la meilleure chanson de spring break est sans hésitation le Spring Break Anthem, hymne composé en 2013 par les merveilleux trublions de The Lonely Island !

Oui, c’est bien Zach Galifianakis. Et James Franco. Et Edward Norton. 

Le groupe du Saturday Night Live y rassemble tous les clichés (qui n’en sont pas tant, semblerait-il) du spring break : les concours de t-shirts mouillés, les shots pris directement sur la peau de jolies jeunes femmes, les entonnoirs à bière, les pertes de mémoire et autres joyeusetés au programme.

Les joyeux lurons en ont profité pour faire un parallèle avec le mariage homosexuel histoire de montrer un peu aux gros machos de l’équipe de football américain ce qui est sérieux et naturel et ce qui ne l’est pas. Moi ça m’arrange : Jorma Taccone qui se marie avec Ed Norton, c’est un peu mon rêve qui devient réalité !

Le spring break au cinéma

Si la majorité des longs-métrages consacrés au spring break sont des films d’horreur comme Piranha 3D, Spring Break Massacre ou Nightmare Beach (pour les fans de nanars, en voici une sélection), Spring Breakers est certainement l’illustration du phénomène la plus populaire du cinéma. Réalisé par Harmony Korine (dont le premier scénario retraçait l’histoire d’un jeune homme qui attrape le SIDA en dépucelant nombre de jeunes demoiselles), ce film avait choqué par sa violence, ses images et ses propos crus.

Un groupe de jeunes femmes, interprétées entre autres par Selena Gomez et Vanessa Hudgens, voit leur spring break basculer quand elles font la rencontre d’Alien, joué par James Franco. C’est alors parti pour un joli cocktail de drogues, alcool, activités illégales et petites tenues. Le film avait fait beaucoup de bruit et avait participé à la diffusion de l’image très négative du spring break, au-delà des frontières des États-Unis, où il n’est pas un phénomène répandu.

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En 2014, c’est Jonah Hill et Channing Tatum qui s’attaquaient au mythe dans 22 Jump Street, deuxième volet des aventures des deux pires flics en couverture après 21 Jump Street. On y retrouvait tous les clichés du genre concernant le spring break, en version comique, contrairement à Spring Breakers.

Le spring break à la télévision

Le spring break ne date pas d’hier et ne fait pas parler de lui que depuis le film d’Harmony Korine. Déjà dans la saison 6 de Friends, Ross s’inquiétait du départ de sa copine (un chouïa plus jeune que lui) en spring break.

Ross — En effet, elle va au Spring Break. Ça veut dire concours de t-shirts mouillés, les mecs qui prennent des shots sur les corps des filles, se réveiller à côté d’un inconnu…

Joey — Mec, elle va TELLEMENT s’amuser ! »

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Quelques années plus tard, Les Experts Miami consacraient un épisode au spring break, que certains fêtent sur les plages de Floride aux alentours de Miami. Bien évidemment, morale de série télé oblige, les victimes de cet épisode étaient deux jeunes femmes mineures qui allaient s’amuser toute la semaine et étaient retrouvées en petite tenue, violées, sous l’emprise de drogues et d’alcool et possédant des fausses cartes d’identité : tout y était.

De quoi faire bien peur aux étudiantes qui voulaient juste montrer leurs seins à 3000 mâles heureux sous leurs sombreros.

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En plus des séries télévisées et des émissions MTV consacrées au sujet, les night shows américains rendent eux aussi hommage au spring break : la preuve avec Jimmy Fallon. La semaine dernière, ce dernier a demandé aux fans de l’émission de composer des raps sous le hashtag Twitter #SpringBreakRaps et les a interprétés avec le groupe The Roots. Mes deux préférés seront éternellement :

« Le spring break à Boston était vraiment une mauvaise idée, le seul cadeau que j’ai eu venait d’un bonhomme de neige coquin. »

« J’ai quitté le bar bourrée, j’étais sûre que c’était un canon, le lendemain je me suis réveillée à côté de Paul Giamatti. »

http://youtu.be/gnSg5_zLfGM

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Le spring break dans la mode

Comme tout événement saisonnier, le spring break se voit consacrer des collections et des modes. Si l’uniforme est assez simple, les marques n’en profitent pas moins pour utiliser l’image de ces vacances pas comme les autres !

Comme on peut le voir dans l’illustration encyclopédique ci-dessous, la spring breakeuse porte un maillot de bain EN PERMANENCE, ou bien un top le plus transparent possible (concours de t-shirts mouillés oblige), avec soutien-gorge facultatif et colliers de perles bien cheap. Le spring breakeur est quant à lui prié de s’habiller comme un rappeur de bas étage.

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Si les marques françaises n’ont pas un public assez concerné pour consacrer des collections au spring break, c’est un passage obligé pour les marques américaines : Victoria’s Secrets et Pink pour les maillots de bain et autres mini-shorts ou Topshop pour se vêtir un peu plus !

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Alors… envie d’un break ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • WeedWood
    WeedWood, Le 11 mars 2015 à 20h20

    J'avais adoré Spring Breakers, pourtant en partant avec un avis très négatif dû au pullulement de photos sur ma timeline facebook de photos des actrices en maillots de bain en mode "ha j'ai trop hâte elles sont trop bonnes". Je pensais que ça allait être très superficiels et j'ai été tellement stupide de penser ça car c'est un film sublime, qui certe ne donne pas du tout envie d'aller se faire un p'tit spring break mais qui est tellement juste tout en donnant une impression surréalisme. Bref, le SP pas pour moi merci, et je trouve que (comme c'est tout à fait démontré dans Sping Breakers, ça témoigne des sociétés où les gens triment tellement et en chient pour pas grand chose que tout ce qu'ils attendent c'est la débauche pour tout oublier.

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