Cinq séries annulées trop tôt qui auraient mérité plus de saisons

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Des séries annulées trop tôt ? Il y en a des tas. En voici cinq, sélectionnées par la rédac, qui auraient mérité de continuer et manquent au paysage télévisuel.

Cinq séries annulées trop tôt qui auraient mérité plus de saisons

Il n’est jamais trop tard pour découvrir de nouvelles pépites ! Et dites-vous qu’avec une série finie (ou annulée, on va pas se le cacher), l’avantage est que vous savez pour combien de saisons (ou d’épisodes parfois) vous vous embarquez.

Après trois sélections de séries arrêtées trop tôt, la rédaction en remet une couche avec des programmes plus ou moins récents. Et reconnaissons qu’avec Netflix, c’est bien plus simple qu’avant de regarder le titre qu’on veut.

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Penny Dreadful et son ambiance gothique/romantique

  • Le choix d’Élise, rédactrice mode/beauté qui a le sens du détail

Beaucoup de gens que je connais et qui ont vu Penny Dreadful m’ont affirmé que cette série était mauvaise, en accusant son côté trop « fan service » (donnez aux fans ce qu’ils/elles attendent).

Eh bien sachez que je ne me plains pas, moi, car j’adore l’époque victorienne, alors je me suis régalée avec les costumes ! J’ai adoré voir des personnages littéraires se mêler à des créatures auxquelles on ne s’attendrait pas. Du style Dr. Frankenstein qui fréquente Dorian Gray, par exemple…

La série est sublime visuellement et m’a tenue en haleine tout au long des 3 saisons. Même s’il y a une véritable fin, j’aurais bien voulu que l’histoire continue.

[NdAki : imaginez tout simplement Eva Green tout de noir vêtue, avec un accent parfait dans une série britannique. Je dirais que c’est un rôle sur mesure. En plus comme le créateur, John Logan, avait pensé son histoire en trois saisons, au moins, il a eu la fin qu’il voulait.]

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Pan Am, les vols aux couleurs de l’Amérique

  • Le choix de Margaux, rédactrice cuisine option humour

La série qui suivait les aventures d’hôtesses de l’air dans les années 60, en pleine guerre froide, a été arrêtée au bout de la première saison.

Au début, les personnages semblaient un peu clichés, mais tu t’attaches vraiment à tous et t’aurais bien voulu les voir voler vers de nouveaux horizons.

Si t’as aimé le film Attrape-moi si tu peux avec Tom Hanks et Leonardo DiCaprio, il s’agit de la même compagnie américaine dont il est question ici !

Ce petit bijou aux airs de Mad Men était à la fois captivant et hyper beau et sa fin m’a vraiment rendue triste parce qu’elle méritait vraiment d’aller plus loin, notamment à travers les aventures du personnage principal qui était agent secret pour le gouvernement.

J’y repense, parfois, et j’ai bien le gros seum.

[NdAki : je n’ai jamais compris l’échec de cette série pour tout vous avouer. Margot Robbie qui avait décroché l’un de ses premiers rôles à l’époque — avant de se faire connaître au cinéma — a expliqué selon pour pourquoi ça n’avait pas marché comme l’explique Le Figaro. Un virement trop dramatique à la Desperate Housewives pour une série qui avait pour ambition de rivaliser avec Mad Men. Bien dommage…]

Galavant, qui mêle Moyen Âge, chansons et bon délire

Cette comédie musicale moyenâgeuse a duré deux saisons et même les créateurs en étaient surpris… Alors la saison 2 a donné une forme de fin assez satisfaisante aux fans frustré•es. Mais il reste tellement de trucs à raconter !

Après avoir traversé la Forêt Enchantée, combattu des pirates et même la magie, Galavant et sa bande de joyeux lurons ont eu droit à un repos bien mérité. Mais cette fin… Cette série mérite d’autres aventures !

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Est-ce que Gareth réussira à secourir Madelina ? Est ce qu’on est vraiment censés croire que Galavant et Isabella vont se contenter de leur nouvelle vie un peu chiante ? Comment Richard va-t-il vivre avec son dragon ?

TROP DE CHOSES à raconter et trop de chansons à écrire pour que la série soit finie.

Je peux pas m’empêcher d’avoir la larme à l’œil quand je réécoute le final de la saison 2…

[NdAki : il y avait une véritable touche décalée dans Galavant, avec toutes ces références à la pop culture, l’humour des chansons et des personnages trop chouettes. Bon, il reste Crazy Ex-Girlfriend en série musicale marrante, on pourrait faire pire.]

Dollhouse, une personnalité par semaine

  • Le choix d’Aki, rédac ciné et séries et adepte du Whedonverse

J’avais trop aimé Dollhouse.

  1. Parce que je suis fan de Joss Whedon
  2. Parce que c’est de l’anticipation
  3. Parce que le casting est génial (Amy Acker ♥)
  4. Le complot était bien ficelé.

En fait, Dollhouse était tout simplement avant-gardiste. Si cette série naissait aujourd’hui sur une chaîne du câble, avec ce concept de poupées humaines que tu peux louer pour faire ce que tu veux sur fond de société secrète, je pense que ça passerait crème.

En plus, ça avait été lancé pendant la grève des scénaristes qui a fortement touché la production de la série. Donc la première saison avait été écourtée, et il faut avouer que l’audience n’était pas au rendez-vous.

Eliza Dushku raconte à ce sujet que si les chiffres du replay étaient pris en compte à l’époque, comme ils le sont aujourd’hui, c’est clair que la série aurait été reconduite.

Les sujets abordés étaient déjà hyper variés, du consentement jusqu’à l’écologie, et puis Echo était une super héroïne badass (même si je lui préférais de loin le docteur Saunders). Bref, elle me manque.

[Note de moi-même à moi-même : elle a pas de chance, Eliza Dushku, quand même. Entre Tru Calling et Dollhouse, ses premiers rôles ne durent pas longtemps…]

The Newsroom, le quotidien d’une rédaction de journal télé

The Newsroom est une série créée par Aaron Sorkin, et laissez-moi vous dire qu’elle se place très haut dans le top de mes séries préférées au monde (derrière Black Mirror qui, je l’espère, ne s’arrêtera jamais).

La série t’embarque dans les coulisses d’un journal télé « à l’américaine », c’est-à-dire mi-journal-de-20h mi émission politique/magazine de société.

Jeff Daniels incarne Will McAvoy, présentateur et « image publique » du show, produit par MacKenzie McHale (Emily Mortimer).

On assiste à toutes les étapes de la création d’une telle émission d’actualité, avec toutes ses contraintes, tous les défis auxquels les journalistes font face à l’ère d’Internet et de la surabondance d’informations.

Pourquoi cette série s’est arrêtée trop tôt ? Parce qu’elle n’a eu droit qu’à trois saisons, et que j’aurais pu en suivre 25 à ce rythme. Chaque saison avait une intrigue de fond, déroulée progressivement, souvent focalisée sur une enquête en particulier.

Mais il y avait aussi, à chaque épisode, des intrigues plus courtes, posées et résolues au sein de l’heure.

Et cette structure était plutôt représentative des différents temps de l’information, au sein d’une rédaction : il y a du breaking news, à traiter dans l’urgence, comme il y a des sujets de fond qui demandent des enquêtes au long cours.

The Newsroom traduit cette temporalité jusque dans sa structure. Mais il serait impensable de représenter cet univers sans le soumettre aux forces contraires qui s’exercent sur lui : l’opinion publique, la pression de l’audimat, les couleurs politiques des uns et des autres, les enjeux économiques, les grands débats de société, l’actualité politique…

Toutes ces données fluctuantes vont avoir des conséquences sur la vie et les travaux de cette rédaction.

Et vous pensez bien que 3 saisons, c’est vraiment pas assez pour explorer toute la complexité et toutes les problématiques auxquelles une équipe de journalistes peut être confrontée.

Ma frustration est d’autant plus élevée que The Newsroom est LA série qui m’a donné l’envie de poursuivre dans le journalisme, et de briguer un jour la rédaction en chef de madmoiZelle.

Le personnage de MacKenzie m’a permis de me projeter dans ce rôle de tour de contrôle/phare, de capitaine du navire qu’il faut bien manoeuvrer et qui n’avance que si chacun•e tient sa place.

The Newsroom a reçu le Critics’ Choice Awards de « la nouvelle série la plus excitante », malgré un premier accueil critique plutôt négatif dans la presse (de là à dire que certains journalistes n’ont pas aimé l’image que le miroir de la série leur renvoyait…).

Bref, The Newsroom, Fab en avait fait la critique : meilleure série. Mic drop.

[NdAki : alors j’ai adoré The Newsroom mais j’aimerais juste dire quelque chose dessus… c’est facile de dire ce que le gouvernement aurait pu faire mieux APRÈS que la situation soit passée ! Cela dit, les rôles féminins étaient vraiment chouettes et pas du tout clichés.

De toute façon, chez Aaron Sorkin, rien ne pourra arriver à la cheville d’À la maison Blanche à mes yeux, même si la saison unique de Studio 60 on the Sunset Strip s’annonçait bien.]

À bientôt pour une nouvelle sélection de séries annulées trop tôt !

Commentaires
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  • Chococahuete
    Chococahuete, Le 30 août 2017 à 21h57

    Et Firefly ! :crying:

    Pour Penny Dreadful, je trouve tout de même que la fin de l'arc scénaristique sur le personnage d'Eva Green bâclé. Par contre je trouvais la VF très réussie.

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