Pourquoi est-ce que je me suis intéressée à la politique et à l’actu ?

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Ça fait un moment qu'Esther s'intéresse à l'actualité, à la politique, à la citoyenneté. Elle a décidé de remonter un peu en arrière, pour chercher quelles sont les raisons qui l'y ont poussée. Qui sait, vous en trouverez peut-être aussi ?

Pourquoi est-ce que je me suis intéressée à la politique et à l’actu ?

Je m’intéresse à la société, à la politique, à la citoyenneté, à ce qu’on pourrait appeler en fait « la chose publique » : le fait d’essayer de gérer au mieux l’intérêt général si je devais résumer.

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« Les gens d’en haut ont un impact sur ma vie »

Je ne sais pas exactement depuis quand, mais c’est sans doute depuis que j’ai compris que les décisions qui sont prises au sommet de l’État, les changements de société impulsés par un mouvement général ou l’opinion publique ont un impact sur moi.

Si les décisions prises ont des conséquences sur moi, autant que j’ai mon mot à dire dessus !

Au collège, je me sentais déjà concernée. Parce qu’il y avait eu cette réforme des programmes au lycée qui allait s’appliquer très vite, dès ma rentrée en seconde (c’était en 2010).

Je ne savais peut-être pas exactement ce que je voulais, ce que je faisais, mais en tout cas il y avait une certitude : les gens d’en haut, au ministère de l’Éducation, allaient avoir une influence directe sur moi. Là, c’était sur ce que j’allais apprendre au lycée.

L’année d’après, il y a eu aussi la réforme des retraites. Et là aussi j’ai compris que ça n’allait pas m’impacter tout de suite, mais que ça avait bien une signification concrète sur le « moi » de plus tard, sur mes parents, sur les gens plus vieux : sur tout le monde en fait !

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Le raisonnement qui a suivi est celui-ci : si ça a autant de conséquences sur ma vie, j’ai peut-être mon mot à dire, non ? Il faut que je m’y intéresse un minimum, pour qu’on ne puisse pas se foutre de moi et me mentir. Il faut que j’exprime mon accord ou mon désaccord sur certaines mesures selon si je considère qu’elles vont dans le sens de l’intérêt général ou pas.

Deuxième étape : le concret

Alors après avoir cerné un certain nombre de problèmes, on jette un œil du côté de ceux qui proposent des solutions.

Une fois que j’ai fait ce constat, je suis un peu plus attentive au monde qui m’entoure. Et j’en fais un second : il y a des problèmes dans ma société. Des choses qui pourraient aller mieux, bien mieux. Ça ce n’est pas nouveau, je pense que les mauvaises nouvelles on les entend tous les jours.

Mais en prenant conscience que ce sont de mauvaises nouvelles qui nous touchent, dans notre quotidien, elles changent de sens. C’est peut-être égoïste mais eh, faut bien commencer quelque part.

Alors après avoir cerné un certain nombre de problèmes, on jette un œil du côté de ceux qui proposent des solutions. On cherche les plus appropriées, celles avec lesquelles on est d’accord, celles que l’on pense les meilleures.

À la recherche d’un peu d’espoir

Sur le moment j’ai cherché, et j’ai trouvé. Des gens qui proposaient des solutions qui me paraissaient réalistes et positives. Aujourd’hui j’avoue, il me faut fouiller un peu plus longtemps pour être vraiment enthousiasmée.

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Le gros du corps politique a tendance à me décevoir — même s’il m’arrive encore d’être agréablement surprise. Mais je reste motivée : je sais qu’on est nombreux•ses à avoir envie d’une société plus belle, qui correspond davantage à la réalité d‘aujourd’hui.

Du coup, je me tourne vers des initiatives différentes. Je ne dis pas que je ne suis plus intéressée par la politique traditionnelle, parce que c’est encore ses acteur•trices qui ont les clés en main et qui peuvent avoir un impact direct sur moi, mine de rien. Donc il n’est pas question de les laisser jouer avec ma vie et ma réalité, sans avoir au minimum un retour à leur faire.

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Je me suis tournée vers des solutions un peu différentes de la politique traditionnelle, sans abandonner celle-ci pour autant.

Mais je pense qu’il y a d’autres personnes qui ont des propositions intéressantes. Que ce soit celles qui s’organisent pour nous proposer un•e candidat•e citoyen•ne à la présidentielle, celles qui se bougent par-ci ou par là pour nous suggérer des solutions pour une démocratie plus participative, ou d’autres que je n’ai pas encore rencontrées (mais j’ai hâte).

Et puis il y a aussi ceux et celles qui se mobilisent pour avoir un impact concret un petit peu différent, à leur échelle, mais un impact concret quand même : des associations qui permettent à des personnes de mieux vivre leur cancer, des organisations qui visent à aider des réfugié•es à s’intégrer plus facilement, des gens qui s’emploient à créer des circuits courts pour consommer des produits bio et locaux

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« Je ne suis pas omnisciente »

Je ne me suis pas intéressée à tout ça à cause de mes études en sciences politiques, c’est mon intérêt pour ce genre de questions qui m’a dirigée vers ces études-là.

Il y a plein de belles choses à faire. Je ne dis pas qu’elles règleront tout. Je ne suis pas omnisciente, je n’ai pas les solutions à tous les problèmes. Je suis loin d’avoir les réponses à toutes les questions qui se posent. Sinon je serais déjà candidate pour la présidentielle (ou au moins sûre de pour qui je veux voter).

Oui, j’ai fait des études en sciences politiques et certain•es diront que c’est pour ça que je me sens concernée. Moi, je dis plutôt que c’est parce que je me sentais concernée que j’en ai fait un pan de mes études.

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Et je dis « un pan de mes études » parce que ce n’est même pas vraiment le cas : je suis en master en relations internationales et quand je dis que je n’ai pas toutes les réponses je le pense vraiment. Par exemple je ne suis pas douée en économie, je ne comprends pas toujours ou alors il faut m’expliquer bien et longtemps.

Mais en même temps, je connais plein d’autres personnes qui s’intéressent à ces questions là et qui n’ont pas fait une thèse en théorie politique, ni même une licence, ni même un bac mention ES. À la place, ils lisent, ils essaient de se faire un avis.

Je n’ai pas toutes les réponses, mais je suis curieuse.

Et c’est ça en fait l’important pour moi. Pas d’avoir un avis tranché, non, parce que beaucoup de sujets sont trop complexes pour savoir parfaitement ce qui est bon ou mauvais et car de toutes façons, on ne peut pas avoir un avis éclairé sur tout : je suis pas vraiment capable de donner mon opinion sur la politique agricole commune de l’Union européenne, par contre je peux dire que je ne veux pas sortir de cette même Union européenne.

Mais ça ne m’empêche pas d’être curieuse, de chercher les moyens pour rendre cette société meilleure, d’écouter ceux et celles qui en proposent et de leur prêter main forte si j’estime que ce sont de bonnes idées.

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Concernée et impliquée ?

C’est à ce moment là, quand on décide de défendre des idées et d’agir — que ce soit en votant, en créant un jardin urbain avec sa mairie, en faisant un don à une association, en achetant tel produit plutôt que tel autre — qu’on passe de concerné•e à impliqué•e.

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C’est l’étape suivante, mais déjà me rendre compte que cette « chose publique » me concerne et que je devrais du coup m’y intéresser pour donner mon avis dessus, c’est pas mal. C’est un premier petit pas, et c’est déjà drôlement bien.

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Commentaires
  • Aspirateur-killeuse
    Aspirateur-killeuse, Le 16 janvier 2017 à 16h36

    Engagez vous en politique! Sérieusement, on a besoin de jeunes. Pas que dans les petits partis et pour les grosses élections type présidentielles mais aussi pour les municipales et les législatives. Engagez vous dans un parti, même s'il est minuscule. Vous pouvez faire entendre votre voix. Et l'inscription dans un parti ne signifie en aucun cas que une fois dans l'isoloir vous êtes obligés de voter pour ce parti. Non, personne ne sait ce que vous faites dans l'isoloir.

    Je me suis engagée en politique depuis fin 2015 et franchement c'est génial. J'ai rencontré des gens de pleins d'horizons différents. On a besoin de gens différents. Il faut plus de jeunes qui soient issus de chemins différents que du traditionnel "fac de droit, avocat, attaché parlementaire, député". Non, on a besoin de jeunes hors de ce circuit. La politique ne vous plait pas en l'état actuel, rejoignez un mouvement jeune.

    Au début, on vous confiera pas grand chose mais par la suite, quand on verra que vous êtes motivés, on vous confiera des tâches intéressantes. Perso là, je dois faire avec un de mes collègues un rapport sur le canal seine nord et comment il peut aider ou pas notre département. On visite des institutions, rencontrent nos députés qui nous écoutent, on a lancé un projet de tutorat "un élu, un jeune" où pendant une semaine un jeune suit un conseiller régional, départemental ou maire. Et franchement, vous pouvez voir comment ça fonctionne et donner votre avis. Et surtout, avoir une légère influence sur certaines choses. Et puis vous créer un réseau de fou.

    Quel que soit votre parti, n’hésitez pas à y adhérer. C'est souvent moins cher pour les jeunes et c'est déductible sur les impôts sur le revenus à 66%. Au final, un cotisation de 10€ vous reviens à 3.4€.

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