Les paillettes seront-elles bientôt interdites pour sauver l’environnement ?

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C'est le seum, les paillettes sont nocives aussi bien pour la nature que pour nous. Heureusement, il existe des alternatives ! Noël est sauf !

Les paillettes seront-elles bientôt interdites pour sauver l’environnement ?

Alors que la journée du climat approche (c’est le 8 décembre), il y a une info qui fait le tour d’Internet et des conversations. C’est un fait, sortez les mouchoirs, les paillettes flinguent l’écosystème.

Pourquoi les paillettes sont-elles nocives pour l’environnement ?

Les paillettes, celles qui font tout le sel de Coachella, de tes soirées de fin d’années ou de ta vie si tu en portes régulièrement, sont composées de plastique.

Ou plus particulièrement de microplastique, qui selon la Docteure en anthropologie environnementale Trisia Farrelly interviewée par The Independent, devrait être banni.

Les microplastiques sont des fragments de moins de 5 millimètres de large, ce qui les rendent très faciles à ingérer par la flore aquatique.

Je schématise mais lorsqu’elles se retrouvent dans la flotte, elles finissent par être mangées par des poissons, puis par contaminer toute la chaine alimentaire et par finir dans nos estomacs, si tu en manges. YOU-PI.

À partir du 1er janvier 2018, l’utilisation des microbilles de plastiques dans les produits d’hygiène et de beauté sera interdite (ce qui est déjà hyper cool) mais le débat autour de ces particules polluantes a éclipsé les problématiques d’autres substances, comme les paillettes.

L’article de The Independent nous explique encore que la plupart d’entre elles sont faites d’aluminium et de polytéréphtalate d’éthylène (PET).

Ce dernier se décompose en diffusant des substances chimiques qui perturbent les systèmes hormonaux de ceux qui les ingèrent, qu’il s’agisse d’animaux ou d’humains.

De tels produits chimiques ont été associés à l’apparition de cancers et de maladies neurologiques (YOU-PI bis).

Où trouve t-on ces paillettes ?

Dans beaucoup de cosmétiques déjà : les fards à paupières pailletés, les paillettes pures et dures que t’appliques sur ta peau avec une colle, certains highlighter, dans des gels douches (notamment ceux créés pour les fêtes).

Elles sont assez facilement reconnaissables, il suffit de lire les ingrédients de ton produit, si tu vois écrit polytéréphtalate d’éthylène (PET), polytéthylène (PE) or polypropylène (PP), ce sont des particules à éviter.

On peut aussi les utiliser dans le DIY et arts manuels, et bien sûr sur les accessoires et certaines fringues. Je pense notamment à une magnifique paires de boots que je viens de recevoir et dont les paillettes vont sûrement se détacher à chacun de mes pas.

Comment ne pas mourir de tristesse sans paillettes ?

Bon déjà, qui a dit qu’on devait arrêter les paillettes ? Ce sont CES paillettes là qu’il faut éviter si tu en as l’envie et les moyens.

D’ailleurs, comme dit la Docteure Ferrelly, si le public est sensibilisé, le changement doit venir des entreprises.

« Je suis fatiguée d’entendre que les consommateurs doivent être responsables et qu’ils doivent arrêter de consommer ce produit. C’est littéralement impossible.

Ce sont les producteurs qui doivent être responsables. Ils doivent utiliser des alternatives plus sûres, non-toxiques et durables. »

Et promis, ni le dieu du glitter (que j’imagine comme une espèce de Bee Gees à talons) ni moi ne viendront te dire que tu es une personne affreuse si tu n’arrêtes pas tout de suite de consommer des paillettes.

Chacun fait comme il veut et peut. Moi même je ne pense pas jeter mes vêtements pailletés. En revanche, je sais que je regarderai dorénavant la composition des produits.

Et heureusement il y a des alternatives facilement dégotables, et fort à parier que ce n’est qu’un début !

  • Le mica

Il s’agit d’un minéral obtenu par extraction à partir de minerais bruts.

C’est notamment ça qu’utilise Lush dans ses produits comme les bombes de bain, et que tu peux trouver sur Aroma-Zone pour te concocter des cosmétiques maison.

Il existe aussi des particules lustrées faites à partir d’amidon, bon ça c’est pour l’info, parce que je n’en avais jamais entendu parler.

  • Les paillettes biodégradables

Il y a déjà des marques qui proposent des paillettes biodégradables sans plastique.

La marque Eco Glitter Fun (qui livre partout dans le monde, ouiii) propose des paillettes faites d’un film certifié compostable en adéquations avec les standards américains et européens (EN13432).

Eco Stardust propose des paillettes faites de cellulose et dont l’ingrédient principal provient de l’eucalyptus.

Il est précisé qu’il y a tout de même un tout petit peu d’aluminium (0,1%), mais comme il y a certains aliments qui en contiennent naturellement, je ne sais pas si c’est réellement un problème à cette très faible dose… Si vous savez, dites-moi !

  • Les sequins cousus

À choisir, pour les fringues, je pense que des sequins cousus (tu sais les paillettes plates avec un trou dedans) valent mieux que des paillettes collées qui se détacheront beaucoup plus souvent.

Et puis il y a le lurex aussi, cette fibre métallique qu’on voit notamment dans les Hits de la Fauchée #254.

Pour les chaussures (et je pense encore une fois à mes boots), si tu en as déjà et que tu n’as pas DU TOUT envie de les laisser au placard, tu peux fixer les paillettes avec un imperméabilisant, ça a très bien marché pour ma part.

Ce qui est sûr, c’est que je suis pas prête à abandonner les paillettes dans ma vie, mais je suis contente de savoir que certaines marques se bougent déjà le popotin pour trouver des alternatives et j’ai hâte de tester les paillettes biodégradables !

À lire aussi : Le crash-test du jour : les taches de rousseur à paillettes

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Commentaires
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  • Zazouyeah
    Zazouyeah, Le 13 décembre 2017 à 14h52

    Big Up @Elise S. pour cet article sur un ton optimiste ! (j'avais peur qu'il ne tourne au "oh, c'est trop triste, l'écologie tue la magie des fêtes :crying:")
    Comme tu le dis, il existe des alternatives non polluantes, ça vaut vraiment la peine de jeter un coup d’œil aux étiquettes (même si ce serait en effet mieux que ce soit carrément interdit à la production)

    Pour la toxicité de l'aluminium, il me semble que c'est toujours débattu (il y avait eu toute cette histoire sur les sels d'alu dans les déos). On en ingère régulièrement et apparemment la dose à ne pas dépasser est de 40mg/jour/kg (pas facile à comptabiliser entre ce qui existe dans la nourriture, dans l'eau, ce qui se détache du papier alu, la composition de certains médicaments et cosmétiques, etc)

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