L’interdiction d’employer des mannequins trop maigres votée par l’Assemblée

L'Assemblée vient de voter un texte légèrement différent des amendements adoptés précédemment : il faudra désormais délivrer un certificat médical à tous les mannequins. De plus, les photographies retouchées devront en porter la mention.

L’interdiction d’employer des mannequins trop maigres votée par l’Assemblée

Mise à jour du 18 décembre 2015 — Hier, les député•e•s ont voté, dans le cadre d’un projet de loi santé, un texte légèrement différent des amendements adoptés précédemment.

Cette fois-ci, un•e mannequin ne pourra exercer son métier qu’après délivrance d’un certificat médical prouvant que « l’état de santé du mannequin, évalué notamment au regard de son indice de masse corporelle (IMC), est compatible avec l’exercice de son métier », d’après un article du Monde.

Cela signifie que l’IMC n’est plus le seul critère à prendre en compte. En effet, les député•e•s ont estimé qu’un tel critère était insuffisant et ne donnait pas assez d’informations sur l’état de santé général de la personne. D’autres paramètres seront donc pris en considération, comme le sexe, l’âge, la morphologie, la recherche d’éventuelle absence de menstruations ou encore l’histoire alimentaire. En cas d’infraction, les peines seraient de six mois d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende.

Par ailleurs, la mention « photographie retouchée » devra être accolée à toute photo qui aurait été modifiée dans quelque but que ce soit !

Enfin, le passage qui prévoyait de sanctionner l’incitation à la maigreur excessive, qui visait donc les sites pro-anorexie, a été supprimé. En effet, la députée socialiste Catherine Lemorton avait fait valoir que cela pourrait fragiliser grandement les auteurs de ces sites Web, qui « souffrent eux-mêmes de troubles du comportement alimentaire ».

Et toi, que penses-tu de ce texte ? Te paraît-il suffisamment élaboré et efficace ?

 Mise à jour du 3 avril 2015 :

L’Assemblée nationale s’est finalement prononcée pour l’interdiction du recours à des mannequins trop maigres et dénutris. Le 3 avril, elle a adopté l’amendement proposé par le député PS Olivier Véran, qui dit que :

« L’exercice d’une activité de mannequin est interdit à toute personne dont l’indice de masse corporelle […] est inférieur à des niveaux définis, sur proposition de la Haute Autorité de santé, par arrêté des ministres chargés de la santé et du travail. »

Les personnes qui emploieraient des mannequins via une agence ou contre rémunération et ne respectent pas cette interdiction seront susceptibles d’être punies par une amende de 75 000€ et un emprisonnement de six mois. 

Olivier Véran pense que cette mesure permettra « un effet régulateur sur l’ensemble du secteur ». Mais elle n’a pas convaincu tout le monde : les députés UMP et UDI se sont opposé à l’amendement, et les écologistes ont émis des réserves.

Et ce n’est pas tout : le 2 avril, l’Assemblée nationale a aussi voté un amendement qui fait de l’« incitation à la maigreur excessive » un délit. Il vise essentiellement les pages Web pro-anorexie, qui viseraient à :

« provoquer une personne à rechercher une maigreur excessive en encourageant des restrictions alimentaires prolongées ayant pour effet de l’exposer à un danger de mort ou de compromettre directement sa santé. »

Les tenancier•e•s des sites qui feraient l’apologie de la maigreur excessive risqueraient donc un an d’emprisonnement et 10 000€ d’amende. 

Cette mesure ne fait pas l’unanimité. Selon Libération, l’équipe Anamia, constituée de plusieurs scientifiques, estime que cette législation « met en danger les malades ».

Mise à jour du 20 mars 2015 :

L’intense journée de promotion médiatique n’aura pas suffi à convaincre les membres de la commission des affaires sociales, qui se sont prononcés sur les deux amendements du député socialiste Olivier Véran, visant à lutter contre la promotion de la maigreur excessive et l’apologie de l’anorexie.

Mercredi 18 mars, lors de l’examen en commission, le premier amendement visant à interdire l’activité de mannequinat aux femmes en état de dénutrition, selon des critères d’IMC de l’Organisation Mondiale de la Santé, a été rejeté.

Vous pouvez revoir les débats de la commission des affaires sociales en suivant ce lien, à partir de 58 minutes. En voici une retranscription commentée.

Olivier Véran, qui est également rapporteur de la loi santé, défend son amendement en précisant qu’il ne s’agit pas d’instaurer des critères d’apparence physique à l’exercice de la profession de mannequin, mais bien de fixer des seuils d’IMC en dessous desquels :

« L’état de santé du mannequin ne lui permet pas de travailler. En cas de non-respect du code du travail, la responsabilité de l’employeur pourra être engagée, et il pourrait encourir des sanctions allant jusqu’à 6 mois de prison et 75 000€ d’amende. »

Il s’agit donc bien de sanctionner les employeurs peu scrupuleux, prêts à faire travailler des filles dont l’état de santé ne leur permet pas d’exercer leur profession, et pas de punir les mannequins.

Par exemple, la démarche de cette agence de mannequinat qui allait recruter de potentiels modèles à la sortie d’une clinique traitant des patientes anorexiques en Suède serait alors pénalement condamnable.

Le député socialiste précise l’intention de son texte :

« Ce n’est pas un amendement qui vise à punir, à guérir ou à empêcher l’anorexie, mais nous faisons le constat dans notre pays et dans d’autres pays d’une pression professionnelle très forte, de critères de pression sociale très forte qui s’exercent sur les mannequins, et à l’instar de ce qui a pu être proposé dans d’autres pays, notamment l’Espagne et l’Italie, Israël, la Belgique, il s’agit de modifier le code du travail de façon à ce que ces pratiques s’arrêtent. »

Le député UMP Élie Aboud s’est exprimé contre la rédaction de l’amendement, non pas sur le fond, mais bien sur la forme. De façon assez prévisible, le choix d’un indicateur IMC est critiquable d’un point de vue scientifique :

« L’anorexie mentale ne se définit pas que par les données de l’IMC, donc il y a quelque chose qui me dérange dans la rédaction, le fait de dire qu’un IMC à tel chiffre, par définition, on va y coller le mot « anorexie mentale ». Cela me dérange beaucoup sur le plan scientifique. »

Une critique à laquelle Olivier Véran répond en proposant une modification de rédaction, afin de définir plusieurs niveaux d’état de dénutrition, en fonction de l’âge (et éviter ainsi d’associer un IMC à un état de santé figé) :

« Il ne s’agit pas de parler d’anorexie, il s’agit de parler d’état nutritionnel mettant en danger la santé, voire la vie des personnes qui travaillent. Il y a trois stades de dénutrition définis par l’OMS, qui sont des indicateurs d’IMC reconnus pour déterminer l’état de santé. »

Mais le député UMP Bernard Accoyer prend également la parole contre cet amendement, en pointant les risques de discrimination au physique :

« Je m’inquiète de cet amendement, qui introduit une discrimination morphologique au niveau du droit du travail. Je pense que vous avez tous dans votre entourage des hommes et des femmes d’une extrême maigreur : imaginez l’effet sur eux d’un tel amendement, qui définit un poids, un tour de taille, bientôt une longueur de fémur… franchement, revenons sur Terre. »

Cette intervention clôture la discussion, et l’amendement est rejeté. Mais Olivier Véran ne compte pas s’arrêter là, et ajoute :

« On y reviendra en séance sans aucun problème. »

Lutte contre la promotion de la minceur excessive : adoptée

Le deuxième amendement du député socialiste portait sur la lutte contre l’apologie de l’anorexie, et la promotion de la minceur excessive. La rédaction de l’amendement est extrêmement vague, et il n’est pas question dans le texte de création d’un « délit de valorisation de maigreur excessive ».

« Art. L. 3232‑8. – La politique de santé contribue à la prévention et au diagnostic précoce de l’anorexie mentale et des troubles des conduites alimentaires notamment en luttant contre la valorisation de la minceur excessive. »

Cette rédaction très édulcorée vise sans doute à laisser une grande latitude d’action aux futurs acteurs chargés d’entériner les politiques publiques de santé, ce que semble confirmer l’intervention d’Olivier Véran :

« Il s’agit, à côté des politiques publiques axées sur la lutte contre l’obésité et le surpoids, d’intégrer des politiques de lutte contre la dénutrition, et notamment de la prévention, en lien avec tous les acteurs de la santé, pour mettre l’accent sur ce problème de santé publique qu’est l’anorexie. »

Cet amendement ressemble beaucoup à une déclaration de principe, réaffirmant une noble intention de lutter contre la promotion de modèles nocifs pour les adolescent•e•s, mais qui ne laisse entrevoir aucune véritable prise de conscience sur le rapport au corps dans notre société, qui est davantage à blâmer, davantage source de « pression sociale » ( comme le soulignait très justement le député Véran), que l’image de « maigreur excessive » d’une poignée de mannequins.

La loi santé sera discutée en séance plénière à partir du 31 mars. Affaire à suivre…

Article initialement publié le 16 mars 2015 :

Le projet de loi sur la santé, porté par Marisol Touraine, arrive en discussion à l’Assemblée Nationale. Olivier Véran, député socialiste de l’Isère, médecin neurologue de profession, s’apprête à déposer deux amendements à ce texte, pour lutter contre l’anorexie en France :

  • interdire l’exercice de l’activité de mannequin à toute personne « en état de dénutrition »
  • interdire les sites Internet qui font l’apologie de l’anorexie, en créant un « délit de valorisation de maigreur excessive ».

Ce deuxième amendement devrait être déposé conjointement avec la délégation des droits des femmes à l’assemblée.

Effectivement, l’apologie de la maigreur est omniprésente sur Internet. Nous avions, ici même, dénoncé le phénomène du « thigh gap », une tendance largement diffusée, et préoccupante car elle vise les adolescentes.

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S’il est tout à fait louable de s’attaquer aux sites pro-anorexie, il faut savoir que l’apologie de la maigreur excessive est plus subtile à débusquer. Par exemple, certains mouvements de fitness participent à la promotion de la minceur sous couvert de pratiques sportives et d’alimentation équilibrée.

Or dans les faits, encourager une pratique sportive excessive et des restrictions alimentaires, sans surveillance ni conseils médicaux, cela rejoint une certaine apologie de la maigreur, telle qu’elle est orchestrée par les mouvements pro-anorexie.

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La maigreur excessive de certains mannequins pointée du doigt ?

Concernant le premier amendement, la France ne serait pas le premier pays européen à légiférer contre l’emploi de mannequins jugés trop maigres dans les défilés de mode. L’Espagne a d’ores et déjà adopté une mesure similaire, interdisant le recours à des mannequins ayant un IMC inférieure à 18. En Israël également, les mannequins jugées en mauvaise santé sont écartées des podiums.

L’intention est louable, mais la manière de tacler cette question soulève deux problèmes : d’une part, utiliser l’IMC comme indicateur unique et définitif de l’état de santé d’une personne est sujet à critiques (euphémisme !) ; de l’autre, la maigreur des mannequins n’est pas la cause, mais plutôt le symptôme, du rapport au corps de notre société.

En d’autres termes, la peur d’être grosse est moins liée à l’envie de ressembler à des mannequins… qu’à celle de ne pas subir le traitement réservé aux gros•ses dans notre société.

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L’IMC n’est pas votre ami

L’enfer est pavé de bonnes intentions et il semblerait que ces deux amendements ne dérogent pas à la règle.

L’IMC, Indice de Masse Corporelle, est un indicateur retenu par l’organisation mondiale de la santé pour mesurer la proportion de personnes sous-alimentées, en état de malnutrition, ou à l’inverse, en surpoids, ou obèses.

Cet indicateur chiffré se calcule de la manière suivante : on divise le poids en kilogrammes, par la taille en mètres, élevée au carré. Par exemple, pour une personne mesurant 1,60 m et pesant 60 kg :

1,60 m x 1,60 m = 2,56
60 : 2,56 = 23,4

Cette personne a un IMC de 23,4. Lorsque l’IMC est compris entre 18 et 25, l’OMS considère cette personne comme ayant un poids équilibré. En-dessous de 18 la personne est considérée comme trop maigre. Entre 25 et 33, elle est considérée en surpoids, et au-delà de 33, elle est obèse.

Sauf que la masse graisseuse et la masse musculaire varient selon les individus. Ces chiffres sont des moyennes qui peuvent être utiles d’un point de vue statistique, mais qui doivent être utilisées avec précaution dans le cadre d’un diagnostic individuel.

Une faille très connue de l’IMC concerne les sportifs de haut niveau : leur masse musculaire très importante, plus lourde que la masse graisseuse (plus dense), fausse le rapport taille/poids. Ils peuvent donc obtenir un IMC préoccupant, tout en étant en excellente forme physique !

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Le père de cette formule lui-même a dénoncé l’utilisation faite de ces tables, ainsi que l’explique Slate :

« (Ancel) Keys n’avait jamais envisagé un tel usage de l’IMC. Son article mettait même en garde contre l’utilisation de l’IMC dans les diagnostics médicaux, celui-ci n’intégrant pas les variables comme le sexe ou l’âge des patients susceptibles de modifier sensiblement son interprétation. Une chose, disait Keys, est d’évaluer le pourcentage moyen de tissus adipeux d’un groupe de nombreux individus de différentes constitutions, une autre que de coller un chiffre et une étiquette sur un individu sans tenir compte de ses caractéristiques personnelles. »

Vous comprendrez mon scepticisme devant la perspective de voir un tel indicateur faire son entrée dans la loi française, spécifiquement pour être associé à l’état de santé d’un individu.

Mais le député Olivier Véran a raison sur un point : les modèles influencent les consciences, et spécialement celle des adolescentes. Lutter contre des modèles nocifs est effectivement essentiel. La difficulté réside dans la déconstruction des images socialement acceptées, des stéréotypes largement partagés, et cette tâche va bien plus loin que la lutte contre des mannequins trop maigres, ou des hashtags nocifs partagés sur les réseaux sociaux.

Veillons à ne pas nous limiter à la partie émergée de l’iceberg…

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La grossophobie se porte bien, merci !

Pour Olivier Véran, dont les propos sont rapportés par Libération, il est impératif de lutter contre ces modèles qui affectent l’estime d’elles-mêmes des jeunes filles :

« Olivier Véran estime qu’en France, « entre 30 et 40 000 personnes » souffrent d’anorexie mentale. « Ce sont des adolescents dans 90% des cas. L’impact social de cette image que véhicule la mode, où des femmes doivent être maigres à un niveau pathologique pour être belles et défiler, est très fort », a déploré le député. »

Mais s’attaquer à l’apologie de la maigreur n’est qu’une seule moitié du problème. Pour faire les choses bien, il faut aussi s’attaquer à la haine des gros•ses, la grossophobie, une tendance au moins aussi répandue et nocive pour la santé des jeunes que le culte de la minceur !

Les causes de l’anorexie sont diverses, et ne sauraient être résumées à une simple envie de « ressembler aux mannequins ». La haine des gros•ses, la peur d’être en surpoids, se retrouvent au quotidien, dans les publicités et les sketches qui se moquent des gros•ses, avec tous les stéréotypes associés (le gros est fainéant, glouton, paresseux, goinfre…).

Or pour s’attaquer à la propagande anti-gros•ses, il n’y a pas d’indicateurs chiffrés facilement exploitables. Ce sont nos comportements, nos idées reçues, qu’il faut absolument et collectivement revoir.

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La discrimination au poids existe en France ! Pire, elle est socialement acceptée. Puisqu’on associe l’image d’une personne en surpoids à une mauvaise santé, la haine, le mépris des gros•ses trouve un prétexte sanitaire dans son expression.

On ne se permettrait pas de faire des remarques à quelqu’un qui boit du vin à tous les repas, ni à quelqu’un qui se grille une cigarette à chacun de ses cafés, à moins que ce soit un•e proche. Vous n’allez pas faire de remarque à un•e parfait•e inconnu•e qui a de mauvaises habitudes niveau santé.

Mais à la terrasse d’un restaurant, un•e gros•se qui mange est souvent jugé•e, méprisé•eL’émission Cam Clash avait exploité une de ces situations.

Même certaines initiatives de santé publique, qui vise à lutter contre la mauvaise alimentation, une activité physique, contribuent parfois à renforcer ces stéréotypes sur les gros•ses.

«  Évite de manger trop gras, trop salé, trop sucré ! »
« Pratique au moins une activité physique par jour ! »

Ces messages tournent en boucle sur Disney Channel entre deux dessins animés (je sais ça parce que… je suis une journaliste d’investigation, rien à voir avec ma convalescence). Ce sont des messages positifs, mais qui, dans un contexte où les filles (et les garçons aussi, de plus en plus) reçoivent en permanence des injonctions à la minceur, renvoient pourtant le même écho : « être gros•ses, c’est mal ».

Est-ce qu’on peut être d’accord sur un point : être en mauvaise santé, c’est mal, MAIS l’état de santé ne se lit pas sur l’apparence physique des gens. Oui, l’obésité peut être une cause de nombreux problèmes médicaux, elle peut aussi en être un symptôme. Même chose pour la maigreur extrême.

Mais entre ces deux cas de figure, je le répète, l’apparence physique d’une personne n’est pas l’indicateur infaillible de son état de santé. Une personne qui fait du 36 n’est pas nécessairement en meilleure santé qu’une autre qui fait du 44, et vice versa.

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Lutter contre les modèles nocifs pour les adolescents•es est une noble mission, et je remercie le député Olivier Véran, ainsi que la délégation aux droits des femmes, de se saisir de cette question. J’espère simplement qu’ils auront ces quelques éléments à l’esprit au moment de discuter du projet de loi, afin que le jugement sur l’apparence soit combattu dans notre société.

La maigreur extrême de certains mannequins n’est que l’arbre qui cache la forêt de complexes et d’injonctions à une perfection inatteignable et nocive, dans laquelle trop d’adolescent•es se perdent.

Car n’oubliez pas, Monsieur le député, que les garçons aussi souffrent de standard de beauté et de perfection physique dangereux pour leur santé. Preuve s’il en fallait que votre combat s’étend bien au-delà des podiums de la Fashion Week.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Cutie ju
    Cutie ju, Le 20 décembre 2015 à 1h14

    MadKingBunny
    L'obésité morbide et l'anorexie ne sont pas des choix :erf:

    D'ailleurs je me questionne encore sur la pertinence de cette décision en sachant que les femmes anorexiques, atteintes de ce trouble du comportement alimentaire, ne peuvent pas du jour au lendemain décider de "oh tiens je vais regrossir, pour sauver mon travail!". Il s'agit souvent d'un symptôme d'un autre dérèglement, souvent de la dépression. Comment peut-on imaginer régler ce problème avec des lois? :sad:

    Je pense (encore, puisqu'il me semble que ce topic est le même que l'autre fois :rire: je me répète) qu'ils mélangent maigreur comme morphologie ou bien liée au fait de ne pas beaucoup manger sans être atteinte de trouble du comportement alimentaire, et anorexie mentale qui est le fait de ne pas pouvoir manger pour des raisons autres que esthétiques (parce que même si l'anorexique se trouve souvent trop grosse, au fond, ce qu'elle veut c'est souvent disparaître, mettre un terme à une souffrance, prendre le contrôle de la dernière chose qui lui reste: son corps).

    C'est pour ça qu'interdire (je schématise) l'anorexie me parait à peu près aussi efficace que de chercher à interdire la dépression :erf:
    Oui oui comprends moi bien, ma première phrase était ironique!

    Pour en revenir sur cette loi, je pense quand même que beaucoup de mannequins sont poussées à perdre du poids et donc sont amenées à devenir anorexique alors qu'elles sont au départ en bonne santé ou que cela pousse des femmes aspirants à être mannequin à s'imposer des régimes inutiles. Bref! Ce que je veux dire, c'est que cette loi est avant tout préventive, je ne pense pas qu'elle soit destinée aux mannequins déjà atteintes de cette pathologie car comme tu le soulignes, elles ne vont se remettre à manger du jour au lendemain grâce à cette loi.

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