Sortir de la bulle de cristal : votre corps est puissant
Dès le premier trimestre, le discours ambiant a tendance à nous transformer en poupées de porcelaine. En France, si 64 % des femmes sont sportives avant la conception, elles ne sont plus que 28 % au troisième trimestre. Le frein principal ? La peur de mal faire et un manque flagrant d’information : seulement 15,4 % des femmes connaissent les recommandations officielles (30 minutes par jour avec un léger essoufflement).
Pourtant, bouger n’est pas qu’une question de « garder la ligne » (on laisse ce concept au siècle dernier, merci). C’est un véritable bouclier thérapeutique :
- Mental de fer : l’activité physique réduit de 40 % le risque de dépression post-partum.
- Le jour J : en moyenne, les femmes actives gagnent 60 minutes sur la durée de leur travail.
- Santé globale : c’est l’arme secrète contre le diabète gestationnel et la prééclampsie.
Pendant votre grossesse, pratiquez le « Talk test »
Loin de nous l’idée de vous faire participer aux JO, un peu de mouvement suffit amplement. La règle d’or de la Haute Autorité de Santé (HAS), c’est le test du parler.
Si vous pouvez mener une discussion tout en marchant ou en nageant sans être à bout de souffle, vous êtes dans la zone de sécurité. On mise sur la marche, la natation ou le yoga prénatal, et on range les gants de boxe ou le matériel de ski jusqu’à nouvel ordre.
Le mur du post-partum (et comment l’escalader)
Une fois le bébé là, le terrain change. Le manque de sommeil et la charge mentale transforment l’idée d’une séance de sport en une vaste blague. C’est là que le système français doit encore progresser : 80 % des mères affirment qu’une garde d’enfant simplifiée serait le premier levier pour reprendre une activité.
Un petit rappel s’impose : avant de rechausser vos baskets de running, l’étape obligatoire reste la rééducation périnéale. On compte généralement 4 à 6 semaines après l’accouchement avant d’envisager une reprise progressive. Le but ? Éviter les mauvaises surprises (fuites, douleurs) et se réapproprier son corps en douceur.
La règle d’or : 10 minutes, c’est déjà une victoire
Le plus gros ennemi du mouvement, c’est l’injonction au « tout ou rien ». Si vous n’avez pas une heure devant vous, prenez dix minutes. Une marche avec la poussette, quelques étirements au sol pendant que bébé fait sa sieste, ou une session de yoga via l’application des « 1000 premiers jours ».
Chaque mouvement compte pour briser la sédentarité, qui touche encore trop de jeunes mères (plus de 7 heures assises par jour pour 10 % d’entre elles). Reprendre une activité physique, ce n’est pas « redevenir celle d’avant », c’est s’offrir un espace de respiration dans un quotidien qui ne nous en laisse plus beaucoup.
Vous n’êtes pas fragile, vous êtes en transition. Et si le vrai défi n’était pas de « s’y remettre », mais simplement de s’autoriser à bouger autrement, sans culpabilité ?
Écoutez Laisse-moi kiffer, le podcast de recommandations culturelles de Madmoizelle.




































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