La Semaine nationale de la petite enfance remet l’enfant au centre
Chaque année, la Semaine nationale de la petite enfance propose de faire un pas de côté. De ralentir, et d’observer les enfants autrement que par le prisme de ce qu’ils « devraient » déjà savoir faire. Cette semaine s’adresse autant aux parents qu’aux professionnelles et professionnels de la petite enfance, avec une conviction commune : un enfant ne se résume pas à ses acquisitions, mais à ce qu’il vit intérieurement.
Partout en France, des crèches, bibliothèques, relais petite enfance ou associations organisent des temps de lecture, des ateliers parents-enfants, des rencontres et des temps d’échange. L’objectif n’est pas d’imposer une méthode miracle, mais de partager des pratiques accessibles et rassurantes.
Les émotions des tout-petits ne sont pas un caprice
Pleurer très fort parce que la banane est coupée « du mauvais côté ». Hurler quand il faut quitter le parc. Se rouler par terre parce que le pull gratte. Pour un adulte, ces réactions peuvent sembler disproportionnées. Pour un jeune enfant, elles sont souvent la seule manière d’exprimer un trop-plein émotionnel.
La Semaine nationale de la petite enfance 2026 insiste sur ce point : les émotions ne sont pas des comportements à corriger, mais des messages à décoder. Le cerveau des tout-petits est encore en construction. Ils ressentent intensément, sans toujours pouvoir mettre des mots sur ce qu’ils traversent. Les accompagner, ce n’est pas tout accepter, mais reconnaître ce qui se joue pour eux.
Lire à un enfant, bien plus qu’un rituel du soir
Dans ce contexte, la lecture prend une place centrale. Lire à un enfant, c’est lui offrir un espace sécurisé, prévisible, où il peut se déposer émotionnellement.
À travers les histoires, l’enfant rencontre des personnages qui ont peur, qui se fâchent, qui sont jaloux ou tristes. Il se reconnaît, parfois sans le dire. Le livre devient alors un médiateur précieux. Il permet d’aborder des sujets sensibles sans pointer directement l’enfant, sans le mettre en difficulté.
Pour les parents, c’est aussi un appui concret. Quand les mots manquent, l’histoire parle pour nous. Elle ouvre la discussion, ou elle se suffit à elle-même, simplement parce qu’elle apaise.
Une pédagogie du lien plutôt que du contrôle
Les ressources mises en avant pendant cette semaine défendent une pédagogie du lien et de la sécurité affective. L’idée est d’accompagner un enfant qui se sent suffisamment en confiance pour exprimer ce qu’il ressent.
Cela passe par des gestes simples : prendre le temps de lire ensemble, nommer les émotions quand c’est possible, accepter qu’un enfant ait besoin de relire le même album encore et encore. Cette répétition, souvent épuisante pour les adultes, est en réalité structurante pour l’enfant. Elle le rassure.
Accompagner les émotions demande de l’énergie, et parfois du soutien. La Semaine nationale de la petite enfance rappelle aussi cela : les parents n’ont pas à tout porter seuls.
Des idées faciles à intégrer au quotidien
Pas besoin de transformer son salon en salle de classe ou d’acheter une bibliothèque entière. Lire quelques minutes par jour, laisser l’enfant choisir le livre, accepter de s’arrêter longuement sur une image ou une page, c’est déjà beaucoup.
Certains enfants écouteront l’histoire en silence. D’autres commenteront, poseront mille questions ou partiront jouer avant la fin. Tout cela est normal. La lecture n’a pas besoin d’être parfaite pour être bénéfique.
Une semaine pour changer de regard
La Semaine nationale de la petite enfance 2026 propose de mieux comprendre ce qui se joue derrière les émotions, et trouver des outils simples pour accompagner les tempêtes du quotidien.
Lire, écouter, accueillir. Des gestes modestes, mais qui, répétés jour après jour, participent à construire des enfants plus sécurisés, et des parents un peu moins seuls face aux émotions débordantes.
Écoutez Laisse-moi kiffer, le podcast de recommandations culturelles de Madmoizelle.




































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