Live now
Live now
Masquer
Image by freepik
Daronne

Insomnies chez les ados : une méthode de 5 minutes pour vider la tête avant de dormir

Stress scolaire, fatigue mentale, pensées qui tournent en boucle… Les soirées sont parfois longues pour les ados. Alors que 43 % des collégiens déclarent avoir des difficultés à s’endormir au moins une fois par semaine, une pratique toute simple gagne du terrain pour les aider à ralentir, sans pression ni discours moralisateur.

Les difficultés d’endormissement concernent près d’un collégien sur deux

Le chiffre a de quoi interpeller. Selon les données de l’enquête EnCLASS 2022, 43 % des collégiens et 42,2 % des lycéens déclarent avoir du mal à s’endormir. Autrement dit, presque un ado sur deux passe régulièrement de longues minutes, voire des heures, à fixer le plafond avant de sombrer.

Ce constat ne sort pas de nulle part. L’adolescence est une période de bouleversements intenses, physiques comme émotionnels. À cela s’ajoutent des journées bien chargées, une pression scolaire parfois lourde et une vie sociale qui continue de vibrer jusque tard le soir, souvent via les écrans. Le moment du coucher devient alors tout sauf reposant.

Le cerveau ado ne se met pas sur pause aussi facilement

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les ados ne luttent pas contre le sommeil par pure envie de transgression. Leur horloge biologique se décale naturellement à la puberté : le signal du sommeil arrive plus tard, même quand la fatigue est bien là. Le corps est épuisé, mais le cerveau continue de mouliner.

Et c’est souvent une fois la lumière éteinte que tout ressort. Les devoirs du lendemain, une remarque entendue dans la journée, une amitié compliquée, une peur diffuse de ne pas être à la hauteur. Le lit devient alors le théâtre des ruminations, et plus on essaie de dormir, plus le stress monte.

Côté parents, l’impuissance est fréquente. On voit bien que son ado est à bout, irritable ou à fleur de peau, mais les injonctions du type « éteins et dors » n’ont jamais vraiment aidé qui que ce soit.

L’idée n’est pas de dormir à tout prix, mais de ralentir

Plutôt que de chercher à provoquer le sommeil, certaines approches misent sur un objectif plus réaliste : aider le corps et l’esprit à ralentir. Parmi elles, les pratiques de relaxation et de pleine conscience trouvent de plus en plus leur place chez les adolescents.

Prendre quelques minutes pour se concentrer sur sa respiration, sentir l’air entrer et sortir, observer ses pensées sans chercher à les chasser. Ce temps calme agit comme une transition entre la journée et la nuit, un moment pour faire redescendre la pression accumulée.

Des études montrent que ces pratiques peuvent contribuer à réduire le stress et favoriser un meilleur endormissement chez les adolescents. Elles ne règlent pas tout, mais elles offrent un outil concret, facile à tester, sans effets secondaires.

Quelques minutes suffisent, sans pression ni perfection

Ce qui fonctionne le mieux avec les ados, c’est souvent ce qui ne ressemble pas à une obligation de plus. Cinq à dix minutes, dans une position confortable, suffisent largement. Allongé sur le lit, assis contre le mur, yeux fermés ou non. Il n’y a rien à réussir, rien à valider.

Quand l’esprit part ailleurs, ce qui arrive très vite, on revient simplement à la respiration. Et si un soir ça ne marche pas, ce n’est pas un échec. Le simple fait de s’accorder ce temps peut déjà apaiser.

Certains adolescents préfèrent faire ça seuls, d’autres sont plus à l’aise avec un cadre guidé ou un rituel partagé en famille. L’essentiel est que la pratique reste choisie, pas imposée.

Le cadre du soir joue aussi un rôle clé

Évidemment, ces moments de respiration ne font pas tout. Ils s’inscrivent dans un environnement global qui peut soit faciliter, soit compliquer l’endormissement. Baisser progressivement les lumières, éviter les écrans juste avant de dormir, garder des horaires de lever à peu près réguliers. Rien de révolutionnaire, mais des repères qui aident le corps à comprendre que la journée touche à sa fin.

L’idée n’est pas de viser la routine parfaite, mais de redonner au coucher un rôle rassurant, loin de la surcharge mentale.

Aider son ado à dormir, sans ajouter de pression

Quand près de la moitié des collégiens disent mal dormir, le sujet dépasse largement la simple question des nuits difficiles. Il touche au bien-être, à la santé mentale et à la capacité de récupérer dans un quotidien souvent trop dense.

Proposer à son ado des outils simples pour ralentir, comme la respiration ou la pleine conscience, c’est lui donner des clés pour mieux gérer le stress, ici et maintenant. Pour les parents, c’est aussi une manière d’accompagner sans contrôler, de soutenir sans surcharger.

Parfois, aider un ado à mieux dormir commence simplement par lui offrir un espace pour souffler.


Vous aimez nos articles ? Vous adorerez nos newsletters ! Abonnez-vous gratuitement sur cette page.

Les Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire sur cet article.

Réagir sur le forum

Plus de contenus Daronne

Image by freepik
Daronne

Savon pour bébé : le guide des compositions qui respectent vraiment sa peau

Image by freepik
Daronne

PMA, GPA, filiation : ce que les États généraux de la bioéthique vont débattre en 2026

Image by freepik
Daronne

Vous parlez bébé à votre nourrisson ? La science dit que c’est une excellente idée

Image by freepik
Daronne

Retard de langage chez l’enfant : quand s’inquiéter et comment accompagner son tout-petit

Image by pvproductions on Freepik
Daronne

Vous aussi, vous êtes moins dégoûté·e par les fluides de votre bébé ? Les scientifiques expliquent pourquoi

Image by freepik
Daronne

Rougeole : le retour de l’épidémie qui frappe d’abord les enfants

Image by freepik
Daronne

Parcoursup 2026 : ce qui va vraiment changer pour votre ado

Image by freepik
Daronne

Huit nouvelles maternités labellisées “amies des bébés” : le détail qui peut tout changer à votre accouchement

Image by freepik
Daronne

Tunnel du soir : 18h-20h avec des enfants, pourquoi tout part en vrille (et comment rester vivant)

Image by freepik
Daronne

Maternité : un quart des mères dénoncent des “soins irrespectueux”, un terreau de dépression post-partum

Pour les meufs qui gèrent