Live now
Live now
Masquer
Image by freepik
Daronne

100 aliments sains à prix coûtant : la pétition qui veut alléger le ticket de caisse des familles

On connaît toutes le refrain : « 5 fruits et légumes par jour », « évitez le trop gras, trop sucré ». Sauf qu’entre l’inflation et le prix du kilo de tomates qui frôle celui d’un billet de train, nourrir sa famille de façon équilibrée ressemble de plus en plus à un sport de combat. Une pétition veut forcer les supermarchés à vendre 100 produits essentiels à prix coûtant.

Le « fait maison », un luxe de moins en moins accessible

Pour tous, les courses, c’est souvent une partie de Tetris mental : comment remplir le frigo sans finir dans le rouge le 15 du mois ? Selon la pétition lancée par l’UFC-Que Choisir, Familles Rurales, foodwatch et le Secours Catholique, près d’un Français sur trois saute des repas par manque d’argent.

Le problème ? Les produits les plus sains (poisson, légumes frais, céréales complètes) sont devenus les plus chers. In fine, on se rabat par nécessité sur l’ultra-transformé, plus abordable, mais désastreux pour la santé à long terme. Pour une daronne qui veut le meilleur pour ses enfants, c’est la double peine : la culpabilité de mal nourrir sa famille et l’angoisse du ticket de caisse.

100 basiques à prix coûtant : le plan d’attaque

Les associations veulent imposer à la grande distribution de vendre une liste de 100 produits recommandés par le Programme National Nutrition Santé (PNNS) sans faire de marge. On parle de « prix coûtant ».

Dans ce panier de survie nutritionnelle, on trouverait :

  • Des fruits et légumes : frais, surgelés ou en conserve (parce que oui, les haricots verts en boîte, c’est très bien aussi).
  • Des féculents : pâtes complètes, riz, farine, pain.
  • Des protéines de base : œufs, poisson, produits laitiers.
  • Les indispensables pour cuisiner : huile, beurre, sucre, épices.

L’idée, c’est qu’on puisse préparer une ratatouille ou un gâteau maison ne soit plus un arbitrage budgétaire stressant, mais une option normale pour tout le monde. Cerise sur le gâteau : une partie de ces produits serait issue du bio et de l’agriculture française.

On ne touche pas au revenu des agriculteurs !

Une question nous taraude pourtant : « si les prix baissent, ce sont les producteurs qui vont trinquer » ? Justement, non. La pétition est très claire : la suppression de la marge doit être supportée uniquement par les distributeurs.

Aujourd’hui, cinq enseignes (Leclerc, Carrefour, Intermarché, Auchan et Coopérative U) se partagent 80 % du marché alimentaire. Les associations dénoncent des marges excessives sur les produits les plus sains. L’idée est donc de légiférer pour que ces géants lâchent du lest sur les produits de première nécessité.

Pourquoi on a besoin de cette loi ?

Parce que le libre-arbitre a ses limites quand on a trois enfants qui réclament un goûter et que les biscuits industriels coûtent 2 fois moins cher que des pommes bio (mais 2 fois plus sucrés). Faciliter l’accès aux produits bruts, c’est aussi un investissement pour l’avenir : moins de diabète, moins d’obésité et moins de maladies cardiovasculaires.

Signer une pétition ne va pas remplir votre frigo demain matin, mais c’est un premier pas pour rappeler au gouvernement que bien manger est un droit, pas un privilège de classe.


Écoutez Laisse-moi kiffer, le podcast de recommandations culturelles de Madmoizelle.

Les Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire sur cet article.

Réagir sur le forum

Plus de contenus Daronne

Image by freepik
Daronne

Deuxième grossesse : ce que les chercheurs viennent de découvrir sur le cerveau des mères

Image by pressfoto on Freepik
Daronne

Bac 2026 : pourquoi les filles restent à la traîne en spécialités scientifiques ?

Image by freepik
Daronne

Césarienne : cette première en France qui change tout pour mieux accompagner les mères à l’hôpital

Image by pressfoto on Freepik
Daronne

Bien manger dès 3 ans : ce que prévoit une loi pour des cours d’éducation alimentaire à l’école

Image by user18526052 on Freepik
Daronne

Stress parental : ce que le cerveau de votre enfant retient vraiment

Image by freepik
Daronne

Bébés et produits ultra-transformés : pourquoi 71% des petits pots inquiètent les experts ?

Image by Drazen Zigic on Freepik
Daronne

Télétravail et fertilité : pourquoi la fin des trajets quotidiens donne envie de faire des bébés

Image by freepik
Daronne

Dénatalité : la « révolution familiale » qui promet 250 € par enfant va‑t‑elle tout changer ?

Image by pvproductions on Freepik
Daronne

50% des ados en 6e n’arrivent pas à courir 5 minutes : et ce sont encore les filles qui trinquent

Image by freepik
Daronne

Ados, réseaux sociaux et santé mentale : ce que l’Anses a vraiment trouvé… et que les discours alarmistes oublient

Pour les meufs qui gèrent