L’étude EAT3 montre que la sécurité alimentaire s’améliore enfin
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a passé au crible l’assiette des enfants pour mesurer leur exposition chronique aux contaminants. Cette troisième Étude de l’Alimentation Totale montre que pour la majorité des substances, les concentrations ont diminué depuis quinze ans.
C’est une excellente nouvelle qui prouve que les réglementations portent leurs fruits. Toutefois, les enfants restent une population particulièrement sensible. En raison de leur petit poids, ils absorbent proportionnellement plus de substances que les adultes pour une même portion. L’étude pointe notamment du doigt l’acrylamide, le plomb, l’aluminium, le cadmium et le mercure comme points de vigilance.
La cuisson dorée est la règle d’or pour éviter l’acrylamide
L’acrylamide est une substance qui se forme naturellement quand on fait griller ou frire des aliments riches en amidon, comme les pommes de terre, le pain ou les biscuits. Pour limiter les risques, inutile de bannir les frites ou les tartines du goûter.
Le secret réside simplement dans la surveillance du minuteur : on vise une couleur dorée et on évite absolument le brunissement ou les zones carbonisées. En privilégiant les cuissons à la vapeur ou à l’eau pour les féculents au quotidien, on réduit naturellement l’apport de cette substance. C’est un réflexe facile à adopter qui ne change rien au plaisir des petits gourmands.
Varier les plaisirs est la meilleure stratégie contre les contaminants
Les métaux lourds comme le cadmium ou le plomb arrivent dans nos assiettes via le sol ou l’eau. La solution pour ne pas les accumuler ne se trouve pas dans l’éviction d’un aliment précis, mais dans la diversité.
En changeant régulièrement de marque de céréales, en alternant les types de féculents et en variant les sources d’approvisionnement, on évite d’exposer l’enfant à la même source de contamination chaque jour. Pour le poisson, le conseil est le même : on varie les espèces et les lieux de pêche pour limiter l’exposition au mercure, tout en profitant de ses bienfaits nutritionnels indispensables.
Quelques gestes en cuisine suffisent pour assainir les repas
Au-delà du contenu de l’assiette, la préparation joue un rôle clé. Laver soigneusement les fruits et légumes, voire les peler, permet d’éliminer une partie des résidus de surface.
On peut aussi porter une attention particulière à l’eau du robinet : si vous habitez un logement ancien, laissez couler l’eau quelques secondes avant de remplir la casserole pour évacuer d’éventuels résidus de plomb liés aux vieilles tuyauteries. Ces petits rituels, combinés à une alimentation équilibrée, sont nos meilleurs alliés pour offrir un environnement sain à nos enfants, tout en gardant la table comme un lieu de convivialité et de sérénité.
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