Adrienne Pauly

Entre Adrienne et moi, ça a été un coup de foudre. Pas seulement parce qu’elle est belle comme le jour, ce qui ne gâche rien mais ne s’entend pas vraiment sur son premier disque éponyme. Mais aussi (et surtout) parce que dès que j’ai entendu les premières notes du single J’veux un mec à la […]

Entre Adrienne et moi, ça a été un coup de foudre. Pas seulement parce qu’elle est belle comme le jour, ce qui ne gâche rien mais ne s’entend pas vraiment sur son premier disque éponyme. Mais aussi (et surtout) parce que dès que j’ai entendu les premières notes du single J’veux un mec à la radio, j’ai pensé très fort « J’veux l’cédé ». Je l’ai eu, et je ne suis pas déçue.

Adrienne chante les filles (un peu) et les garçons (beaucoup) avec un grain de voix drôlement impressionnant, une belle voix pleine de caractère, un peu grave, avec un soupçon de rauque qui lui donne de la profondeur. Un mélange musical entre Dani, Brigitte Fontaine et les grandes chanteuses parisiennes d’un autre temps, gouailleuses à souhait. Derrière elle, une ambiance un peu rock avec de la guitare électrique, du piano, de la batterie brillamment dosée.

La demoiselle de 26 ans se pose des questions que toute fille normale s’est un jour posées. L’album s’ouvre sur un titre interrogatif : comment se fait-il qu’elle ne soit pas Reine d’Angleterre, rien que pour le plaisir de boire son thé avec des petites cuillères dorées (Pourquoi) ? Après avoir « fait l’amour avec un con… un con d’homme », elle se demande pourquoi « elle n’a pas dit non, pourquoi elle a dit oui, pourquoi elle n’a pas discuté, pourquoi elle a bu tous ces verres ». Et la question qui tue : « Comment tu t’appelles déjà ? » des lendemains de l’amour à contre-coeur…

Elle crie son besoin de chaleur masculine dans le très efficace J’veux un mec, à chanter à tue-tête dans son salon les jours de déprime de célibattante. Ca ne fait pas avancer ta vie sentimentale, mais ça défoule. Juste avant, elle avait préparé le terrain avec un titre poétique, C’est quand (qui rappelle le C’est quand le bonheur ? de Cali en plus calme) : « c’est quand… c’est quand qu’on sera heureux ? / c’est quand… c’est quand que je serai deux ? ». Qu’on se le dise, celui qui voudra « aller dans ses bras » sera le bienvenu.

Mais il n’y a pas que l’amour dans la vie ! Adrienne n’oublie pas de regarder autour d’elle pour voir dans cette « fille du Prisunic » une caissière « qui encaisse tout » et qui rêve de changer de vie en regardant défiler nos caddies toute la journée.

En somme, le monde d’Adrienne Pauly est celui des relations humaines, parfois désastreuses, parfois épanouissantes, parfois inexistantes. Musicalement, c’est comme je l’imagine elle : plein de caractère, plein de feu, plein de vie, mais aussi réfléchi et classe. TRES classe. Une grande dame qui ne se laisse pas faire mais ouvre les bras grand comme ça, quand ça vaut le coup.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Cucu la praline
    Cucu la praline, Le 24 juillet 2008 à 21h09

    C'est clair le style rockeuse blazée est géant, c'est ce que j'aime =)
    En fait je n'avais pas trop aimé "J'veux un mec" mais je me suis dit "Waaw elle a des c******* cette fille" XD
    Et donc me voilà avec son album ^^

    Mes chouchoutes :
    - Pourquoi *Ma préférée c'est tout =) dans l'esprit "J'veux un mec" mais en mieux*
    - La fille au prisunic *vé j'aime aussi*
    - Méchant Cafard *donne envie de secouer ses cheveux en cadence et d'enfiler sa veste en cuir*

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