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Le bain à testicules Coso, nouvelle contraception masculine
Santé sexuelle

« Testicuzzi » ou « ja-couille-zzi », le bain pour testicules est-il l’avenir de la contraception masculine ?

Dans le futur, les personnes à pénis pourront peut-être tremper leurs boules dans un bain bouillonnant en guise de contraception. What a time to be alive.

Il ressemble à un mini jacuzzi de luxe ou à une petite baignoire élégante, mais ce qu’on y plonge est un poil moins raffiné que des pétales de roses. Le bain pour testicules, comme son nom le laisse deviner, sert de réceptacle aux bourses des personnes qui souhaitent opter pour une alternative à la contraception dite masculine.

Outre le slip chauffant ou la vasectomie (qui dans certains cas peut être réversible), il existe peu d’options autres que le préservatif, ou elles sont si peu connues qu’elles passent rarement le cap de l’anecdotique…

Qu’à cela ne tienne, l’ingénieure allemande Rebecca Weiss a imaginé un petit bain pour roubignoles censé être capable de ralentir les spermatozoïdes en quelques minutes !

Tout le barda est censé altérer la mobilité des spermatozoïdes qui se retrouvent incapables de féconder un potentiel ovocyte.

Le bain pour couilles, comment ça marche ?

Si le Testicuzzi de base — contraction de testicules et de jacuzzi — a été conçu dans le seul but de se détendre le slip et d’offrir à ses couilles une baignade relaxante digne d’un spa haut de gamme, l’objet de Rebecca Weiss, lui, a été créé à des fins moins récréatives.

Le bain conçu par l’ingénieure, baptisé COSO, a remporté le premier prix du James Dyson Awards et promet aux bourses la protection qu’elles méritent. Derrière les courbes séduisantes du bitonio, qui se décline sous trois coloris, se cache une méthode réversible et sans hormones qui promet une efficacité contraceptive pendant plusieurs mois.

Le bain pour testicules sert de réceptacle aux bourses des personnes qui souhaitent opter pour une alternative à la contraception dite masculine.
Le bain pour testicules sert de réceptacle aux bourses des personnes qui souhaitent opter pour une alternative à la contraception dite masculine.

Qu’on s’entende, faire mariner ses testicules dans de l’eau chaude comme des petits sachets de thé trop infusés ne suffit pas à réduire les risques de grossesse lors de rapports sexuels. Tout le secret de ce bain à scrotum réside dans la technologie qui y est implantée : l’émission d’ultrasons. Tout le barda est censé altérer la mobilité des spermatozoïdes qui se retrouvent incapables de féconder un potentiel ovocyte.

Pour ce faire, la personne qui souhaite se protéger des risques de grossesse devra :

  • Verser de l’eau dans l’appareil jusqu’au repère indiqué, qui doit être déterminé avec un médecin en fonction de la taille des testicules.
  • Chauffer l’eau à la bonne température de fonctionnement.
  • Écarter les jambes et placer ses testicules dans la mini baignoire et laisser le processus d’ultrasons faire le reste du boulot pendant quelques minutes, sûrement très cocasses.

On en voit déjà râler certains…. Le cheminement peut avoir l’air fastidieux, mais en réalité, il offre en quelques instants la possibilité d’entraver une éventuelle grossesse — et ce, de manière clairement moins contraignante que toutes les méthodes contraceptives auxquelles les personnes à vulves doivent déjà se plier !

Une méthode si pratique que ça ?

Comment a-t-on l’idée d’un tel objet ? La créatrice du COSO confiait au Daily Telegraph avoir imaginé la baignoire à bourses à la suite d’un diagnostic du cancer du col de l’utérus après plusieurs années de prise de la pilule contraceptive orale, qui, selon plusieurs études, peut en augmenter les risques :

« Lorsque mon partenaire et moi avons cherché une méthode alternative, nous avons pris conscience du manque de contraceptifs masculins. »

Avec cette invention, quelques minutes de trempette suffiraient à obtenir un effet visible au bout de seulement deux semaines à renouveler environ tous les deux mois pour une efficacité optimale. Ensuite, le COSO serait efficace pendant six mois grand max après la dernière utilisation.

La solution a beau être pratique, elle est probablement plus adaptée à des relations suivies ou de long terme qu’aux coups d’un soir (logique : elle ne protège pas des IST ni des MST).

On se voit mal interrompre une sauterie d’un soir pour sortir la mini baignoire à couilles de son sac et y plonger ses testicules en regardant son ou sa partenaire dans le blanc des yeux pendant que le tout est porté à ébullition !

Et puis, la question ne se pose pas vraiment, puisque l’objet n’est pas immédiatement opérationnel et doit être utilisé bien en amont.

Si la technologie du COSO s’appuie sur une étude de la Fondation Parsemus de 2012 prouvant l’efficacité de la contraception par ultrasons, l’entreprise est encore en attente de financements pour pouvoir poursuivre des essais cliniques plus probants.

On devra encore mariner un peu avant de pouvoir tester le bain pour roubignoles !

À lire aussi : Les contraceptions « masculines » ont maintenant leur commission parlementaire dédiée (en Belgique)

Crédits photos : captures d’écran de @coso.contraception sur Instagram

Les Commentaires
7

Avatar de PetitePaille
24 octobre 2021 à 09h10
PetitePaille
Euh... moi il y a un truc que je comprends pas trop bien.. Ça se dit se baser sur une étude en particulier basée sur des ultrasons comme méthode de contraception.
Mais quand on va sur le site de l’étude, il y a écrit ça :

Project Summary​

Please note: This is an archived project that is not currently being updated.
Ultrasound has been proposed as a noninvasive contraceptive for men when applied to the testicles, but the effect varies greatly depending on the species and the methods applied. While ultrasound was an effective contraceptive in rats and a permanent sterilant in dogs, study results in monkeys and self-reported outcomes in humans were disappointing. We are no longer involved in research on ultrasound as a contraceptive.
Pour ceux qui parlent pas anglais, ça dit que ça fonctionne chez les rats et chiens mais que les recherches sur les hommes et singes ont été décevantes et pas conséquent qu’ils arrêtent la recherche à ce niveau là.
Du coup moi je veux bien hein mais je trouve ça un peu bizarre d’utiliser comme base une recherche qui est au final pas concluante
Édit :
d’ailleurs en lisant l’étude, on remarque que ça diminue la quantité de sperme mais qu’il y en a toujours + qu’à long terme ça peut donner des problèmes d’infertilité. Donc sachant que les hommes ont déjà une fertilité en déclin, je parierai pas la dessus perso. Ils ont intérêt à faire une grosse recherche la dessus supplémentaire si ils veulent vendre un produit pareil
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