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Source :  Boyloso / Getty Images
Sexo

« Quand je m’aperçois qu’il ne porte plus de préservatif, je me glace » : j’ai été victime de stealthing

Cet été, alors qu’elle était en vacances à Berlin, Juliette* a fait la rencontre d’un homme qui, pendant leur premier rapport, a retiré le préservatif sans son consentement. Appelée stealthing, cette pratique est considérée en Allemagne comme une agression sexuelle. Juliette a décidé de porter plainte et nous raconte la procédure.

J’ai rencontré Dan lors d’une de mes nombreuses escapades entre ami·es à Berlin. 

Le jour s’est déjà levé quand il arrive en after dans le club où nous faisions la fête. Brun, mignon, plutôt à mon goût. Je devine que l’attirance est partagée dans les regards qu’il me retourne. Je l’aborde. C’est un Américain en vacances dans le coin. Une bière et quelques échanges plus tard, nous nous embrassons et décidons de rentrer dans son hôtel.

Dans le taxi, il me pose plein de questions, de mon travail à mes plans de voyage. Je trouve l’intérêt qu’il me porte agréable. Arrivéᐧes à son hôtel, il passe à la salle de bain et en ressort avec une tablette sur laquelle il met de la musique. Lorsqu’il m’embrasse à nouveau, je sens qu’il a dû faire un bain de bouche. Cet ensemble un peu théâtralisé m’amuse. Après quelques préliminaires, je lui demande s’il a des préservatifs. Il va en chercher un et le met. Je suis soulagée qu’il n’ait pas essayé d’argumenter pour ne pas en utiliser, comme certains hommes le font. Nous commençons à faire l’amour.

Un retrait du préservatif par surprise

Mais après cette nuit festive, son érection se ramollit à deux reprises. La première fois, des préliminaires sans enlever le préservatif le remettent d’aplomb. La seconde, s’embrasser allongés l’un contre l’autre suffit. À chaque fois, nous reprenons en levrette. Parfois, dans l’action, il sort légèrement de moi, et la remet. Plus tard, je découvrirai que c’est souvent comme ça, dans cette position, que les auteurs de stealthing en profitent pour retirer la protection. Dans cette posture, en me tordant un peu, je peux juste apercevoir son regard concentré sur la pénétration. Je le sens plus excité. Au bout d’un moment, il s’allonge sur le dos afin que je grimpe sur lui. Et c’est là, en me redressant, que je découvre que son pénis, bien érigé et en pleine vue, ne porte plus le préservatif. Je me glace.

Je lui fais remarquer tout en cherchant la protection à l’intérieur de moi, par réflexe. Je ne la trouve pas, et voyant ma panique, il se lève silencieusement pour me laisser chercher dans les draps. Je ne l’y vois pas non plus, alors j’essaye une seconde fois à l’intérieur de moi, mais toujours sans succès. Le préservatif n’a pas pu disparaître. Je finis par regarder au sol, du côté droit du lit où s’était allongé Dan à deux reprises. C’est là que je vois le préservatif, sous la table de chevet. Je suis perplexe. Comment a-t-il pu se retrouver là ? Dan, qui s’est contenté de me regarder chercher tout du long, n’a pas l’air plus embêté que ça par la situation. Il dit qu’il ne sait pas ce qu’il s’est passé et se rallonge.

À partir de ce moment, je suis habitée par deux mouvements contradictoires, et ce pendant les jours qui suivent. D’un côté, je sens la méfiance monter en moi. Des accidents de préservatif, j’en ai déjà eu. Mais cette fois-ci, la disposition du préservatif ne colle pas avec un glissement accidentel. J’ai la sensation d’avoir été trahie, pas respectée. De l’autre côté, je n’ai pas envie de croire qu’il ait retiré volontairement le préservatif, sans mon consentement, ni que notre aventure se termine si brutalement. J’aimerais rester dans sa chambre, m’endormir contre lui, oublier.

Un peu choquée, je pose ma tête contre son torse le temps de réfléchir. Quelques larmes coulent que j’essuie discrètement. Mon intuition me dicte de ne faire confiance qu’aux faits. Je décide de partir. Une tristesse profonde s’empare de moi. Je me relève et lui dis en pleurant que les violences sexuelles et sexistes empoisonnent les relations hétéros, la nôtre y compris, aussi courte fût-elle. Que la logique m’empêche de le croire, quand bien même le cœur aimerait.

Avant de partir, je lui demande son numéro, son prénom et son nom, en lui expliquant que ça nous permettra de nous informer mutuellement des résultats de dépistage, et d’une potentielle grossesse non désirée, comme je ne prends pas la pilule. Une fois que j’ai vérifié en ligne qu’il m’a donné sa véritable identité, je monte dans un taxi et rentre dans l’appartement que je partage avec mes ami·es.

Qu’est-ce que le stealthing ?

En anglais, le terme stealthing signifie « furtivement, discrètement ». Cette pratique, qui est une forme d’agression sexuelle, consiste à un retrait par surprise, et donc non consenti, du préservatif pendant l’acte sexuel. 

Si le stealthing est considéré comme un viol dans certains pays comme la Suisse, le Canada, le Royaume-Uni ou les États-Unis, il est plus difficile en France de faire pénaliser sa pratique. 

En effet, comme l’explique l’avocat pénaliste Avi Bitton dans un article de Ça m’intéresse, l’article 222-23 du Code pénal français définit le viol comme un « acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol ». Or, même si le retrait du préservatif intervient par surprise, le viol tel qu’il est défini dans la loi française implique une absence de consentement au rapport sexuel. Ce qui exclut, de facto, le stealthing. 

Dans les faits, cette pratique bénéficie donc encore aujourd’hui d’un vide juridique, puisqu’aucune jurisprudence sur ce type de viol n’a encore eu lieu. Avi Bitton précise cependant que si après le retrait du préservatif, le ou la partenaire exige une interruption de l’acte sexuel, elle devra être respectée, sous peine d’être considéré comme un viol selon l’article 222-23 du Code pénal.

La décision de porter plainte

Pendant la journée qui suit, je cogite. Quelle est la probabilité que ce soit un accident de préservatif, comme Dan le suggérait ? S’il ment, n’est-ce pas une agression sexuelle ? Je fais des recherches en ligne et découvre que selon les sondages, entre 10 et 20 % de femmes ont été victimes de « stealthing ». Seulement 1 % le rapportent à la police. Pourtant, dans des pays de plus en plus nombreux, grâce à la jurisprudence, enlever le préservatif sans le consentement de son/sa partenaire représente un délit, voire un crime. C’est le cas en Allemagne.

J’envisage pour la première fois de déposer plainte pour une des nombreuses agressions subies. Quand des camarades de classe au collège me touchaient les fesses ou la poitrine sans mon consentement, par surprise, ma seule réaction était de rire, rire par peur de ne pas m’intégrer si je me plaignais. Puis un jour de pleurer. Quand j’étais harcelée ou insultée dans la rue, surtout ado, au maximum de ma vulnérabilité, j’avais trop peur de représailles physiques si je réagissais. Quand des hommes se frottaient dans les transports en commun, ou en boîte de nuit, le temps que je me rende compte de la situation et sorte de ma sidération, ils étaient déjà partis. Tant de fois, et pas une seule où j’avais ressenti la sécurité tant intérieure qu’extérieure de dire non, de me défendre. Seuls le doute, la honte et la culpabilité m’envahissaient. Tant de fois où les agresseurs s’en sortaient indemnes, pour juste recommencer avec d’autres.

Pourquoi déposer plainte aujourd’hui ? Trois raisons m’y poussent. La première, c’est un ras-le-bol de ces violences sexuelles et sexistes. La société doit évoluer, et la justice se positionne en première ligne du combat contre ces rapports de domination toxiques. La seconde, c’est d’entrevoir un possible débouché de la procédure car je sais qu’il y a eu des précédents de condamnation pour « stealthing » en Allemagne.

La reconnaissance de cet acte par la justice me permet de me sentir plus légitime dans cette démarche ici, qu’en France. Si je me sens du bon côté de la frontière, au final ce n’est pas du jugement d’inconnus dont j’ai le plus peur, mais de celui de mes proches. Et s’ils minimisaient, en me disant que j’exagère de porter plainte pour ça ? Que je me victimise et empire la situation alors que tant d’autres passent juste au-dessus ? Au contraire, j’ai la chance de recevoir une écoute et une aide que je n’oublierai jamais. Ce soutien de mes proches est la troisième raison, et probablement la plus importante à mes yeux.

Une longue procédure

Une fois ma décision prise, je me mets en quête de preuves, sinon ce sera sa parole contre la mienne. 

Je n’ai pas fait de photo du préservatif où je l’ai retrouvé, pas plus que je ne l’ai gardé. La première chose que j’ai faite en rentrant a été de me laver, aussi bien pour l’aspect hygiénique que psychologique. Bien entendu, je n’envisageais pas un prélèvement vaginal à ce moment-là, mais il faut savoir qu’une douche diminue les chances de retrouver des traces. Les SMS pouvant servir de preuves, je tente de pousser Dan à valider ma version des faits par message. Comme j’avais encore des doutes au moment de le quitter, il ne sait pas ce que j’ai en tête. Je n’aime pas l’idée de le « manipuler », mais je ne dois pas inverser les rôles. Je lui dis que je me sens confuse par message, en décrivant de la manière la plus exhaustive possible les événements, et en lui demandant comment le préservatif aurait pu atterrir sous la table de chevet. Je ne sais pas s’il va me répondre. 

Un couple d’ami·es m’accompagne au commissariat le plus proche. L’un deux se charge de l’ensemble de la traduction en allemand, car l’anglais du policier qui nous prend en charge reste limité pour la prise des informations. Dan et moi-même partons respectivement le mardi, trois jours plus tard. Le policier m’explique qu’il faut que j’appelle le numéro de la police criminelle qu’il a noté sur un document au plus tôt lundi matin, afin qu’ils puissent mener les interrogatoires à temps.

Il faut aussi que je retrouve l’endroit où c’est arrivé : un peu perdue en partant, je n’ai pas retenu le nom de l’hôtel, et j’ai supprimé l’historisation de la géolocalisation de toutes mes applications. Je me rappelle juste que Dan m’avait dit que c’était à Kreuzberg. Je n’ai pas le choix : je passe en revue tous les hôtels un peu chics du quartier sur Booking et Google Maps, et scanne chaque photo. Par chance, certains détails restent incrustés dans ma mémoire, et après une demi-heure de recherche, je retrouve l’hôtel.

Pour moi, c’était important de retrouver le nom de cet hôtel. Dans mon esprit, apporter ce détail rendait mon témoignage plus convaincant. Je voulais montrer que même si je n’étais pas totalement sobre, je n’avais pas déformé les faits et je me souvenais de détails cruciaux. Je sais pourtant que l’état d’ébriété d’une victime ne minimise en rien ce que l’auteur a commis. 

J’ai aussi décidé, le soir de la journée où j’ai déposé plainte, d’aller à l’hôpital pour faire un prélèvement. J’ai loupé ma dernière soirée à Berlin, alors que tous mes amis allaient en club, mais je suis contente d’avoir fait les démarches jusqu’au bout. Sauf que sur place, ça a été beaucoup plus long que prévu : c’était à la police de faire la demande de prélèvement. Or, comme le policier ne l’avait pas écrit sur le dépôt de plainte, l’hôpital a dû appeler la police, ils ont demandé à un expert si c’était nécessaire ou non… Le personnel était heureusement bienveillant et j’étais à ce moment-là dans de bonnes dispositions psychologiques. Mais c’est vrai que les questions très intrusives qu’on m’a posées peuvent mettre très mal à l’aise. J’ai aussi dû dire avec qui j’avais eu mes derniers rapports avant Dan et quand ils avaient eu lieu. Ce n’était donc pas un super bon moment à passer. 

On m’a proposé un traitement contre le VIH, mais je l’ai refusé, car la probabilité que j’ai été contaminée de cette manière était extrêmement faible et les effets secondaires sont trop importants. J’ai aussi refusé la pilule du lendemain pour des raisons similaires. Mais je me rends compte, après coup, que penser à une éventuelle grossesse m’a pas mal pris la tête dans les semaines suivantes.

Le lendemain, dimanche, j’ai vécu de gros moments de doute. Je me demandais si Dan était innocent, si je ne l’accusais pas à tort. Mais, comme me l’a dit une amie, j’ai donné mon témoignage et c’est désormais à la justice de trancher sur cette question. Il y a quand même très peu de chances qu’il se passe quelque chose au niveau judiciaire. Et que même s’il était innocent, il est très peu probable qu’il soit condamné.

À lire aussi : Mon partenaire a retiré son préservatif sans mon consentement

Porter plainte, une démarche avant tout personnelle

C’est lorsque j’étais à l’hôpital pour le prélèvement que Dan a finalement répondu au message que je lui avais envoyé pour essayer d’obtenir une preuve écrite de sa part. Dans sa réponse, il ne contredit pas ma version des faits et donne une explication peu plausible sur la raison pour laquelle le préservatif s’est retrouvé sous la table de chevet : il aurait juste glissé. Lors de la prise de plainte, même le policier avait hoché la tête quand je lui avais expliqué comment la disposition du préservatif ne collait pas avec ce type d’accident. 

Après ça, j’ai essayé de poursuivre la discussion en étant hyper descriptive avec l’espoir de lui tirer les vers du nez, ou au contraire qu’il trouve une explication logique à cette situation en apportant une information qui m’aurait échappée. J’aimerais sincèrement m’être trompée dans mon analyse. Mais il a fini par couper court à la discussion en disant qu’on ne pourrait jamais savoir ce qui s’était passé et qu’il avait « peu de probabilité qu’il ait le VIH ». J’ai fini par l’informer une semaine plus tard que j’avais porté plainte, et il ne m’a plus jamais répondu.

Le lundi a eu lieu l’interrogatoire avec la police criminelle. Ça a duré longtemps – 4 ou 5 heures – car pour des raisons légales, il fallait qu’un interprète me traduise toutes les questions et la procédure. Là encore, les questions étaient un peu limite. On m’a demandé la quantité d’alcool que j’avais bu, si j’avais pris des drogues, les positions que l’on a faites au lit… L’officier m’a aussi demandé si je ne pouvais pas sentir que la capote n’était plus là. Il a fini par s’excuser de me poser des questions sexistes, mais qu’il fallait qu’il les pose en vue d’un éventuel procès. 

Depuis, je suis rentrée en France et je n’ai plus aucune nouvelle de la procédure. Sur place, je me fais aider par un avocat, mais lui non plus n’a pas d’informations supplémentaires. Cette situation me stresse un peu car j’ai l’impression que tant que je n’ai pas de nouvelles, rien ne se passe. Mais en même temps, j’ai encore l’espoir que ma plainte ne soit pas classée sans suite et aboutisse à un procès

Aujourd’hui, j’attends que la justice reconnaisse que ce que j’ai vécu est bien une agression sexuelle. J’aimerais que mon cas fasse jurisprudence dans les affaires de stealthing et qu’il fasse évoluer les choses. Mais je suis aussi lucide, je sais que j’ai peu d’espoir car Dan n’avouera certainement jamais avoir retiré délibérément le préservatif. 

Je mesure déjà la chance que j’ai de ne pas avoir contracté d’IST et de ne pas être tombée enceinte. Bref, de n’avoir aucune séquelle physique. Je regrette simplement que ce comportement soit encore trop banalisé. 

C’est aussi pour ça que je tenais à témoigner de ce qui m’est arrivé. Il faut faire connaître la pratique du stealthing et comprendre qu’elle n’est pas ok. J’aimerais aussi encourager à porter plainte et que mon récit puisse aider d’autres personnes.

Idéalement, il faudrait savoir quoi faire dans cette situation avant même qu’elle arrive. Si on veut porter plainte, il faut avoir des preuves et donc réagir rapidement. Je ne sais toujours pas aujourd’hui quels seraient les éléments prouvant que la personne a retiré le préservatif. Garder la capote pour prouver que l’acte sexuel a eu lieu ? Faire des tests pour montrer qu’il y a eu une pénétration sans préservatif ? La preuve irréfutable reste cependant les aveux de la personne, mais ça reste très compliqué à obtenir. Je conseille aussi, au cas où on souhaite porter plainte, de ne pas se doucher avant d’être allé faire un prélèvement à l’hôpital, pour conserver un maximum de traces. 

Si vous sentez que ce qui s’est passé n’est pas ok, que vous êtes mal à l’aise ou que vous avez des doutes, c’est très certainement parce que vous avez raison.

* Le prénom a été modifié.

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Les Commentaires

1
Avatar de Iridis
11 décembre 2023 à 12h12
Iridis
Toute mon admiration à la madz pour avoir porté plainte. J'espère sincèrement qu'il y aura des suites.
Mais, je ne suis pas sûre d'avoir bien compris, il n'y a qu'elle qui a été interrogé? Lui non?
De plus, je pense que cela aurait été vraiment bien un encadré de réponses à sa dernières questions : quelles sont les preuves recevables dans ce genre d'agression? J'aurais vraiment aimé le point de vue d'un professionnel du droit. Genre un juge ça aurait été top.
2
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