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Société

Le projet de « Dessins sans papiers » pour donner la parole aux réfugiés, raconté par Audrey, sa fondatrice

Comment échanger avec ceux qui ne parlent pas notre langue ? Audrey a eu l’idée d’utiliser le dessin pour venir en aide aux réfugiés sur les camps parisiens, et elle nous raconte son projet !

J’ai rencontré Audrey un dimanche après-midi où je m’étais rendue à un rassemblement d’associations qui présentaient leurs initiatives par rapport à la situation des réfugiés en France.

Elle n’est pas particulièrement spécialiste de la question : journaliste, elle a travaillé dans l’édition, et en ce moment, en parallèle, elle part à la rencontre des personnes qui affirment avoir rencontré des formes de vies extraterrestres, en utilisant comme medium le dessin pour en faire un projet iconographique.

Mais cet après-midi là, devant la salle, elle a parlé de ces personnes qui arrivent du Soudan, d’Érythrée, du Tchad, d’Éthiopie ou d’Afghanistan où ils n’étaient plus en sécurité. De ceux qui n’ont pas choisi de partir, mais qui sont là quand même, et qui souvent ne parlent pas notre langue.

Redonner la parole

Très souvent à l’arrivée ils sont démunis, et c’est en partant de là qu’elle a eu l’idée de se rendre sur les camps à Paris, avec des feuilles et des crayons. Pour leur redonner une parole, pour passer un peu de bon temps avec eux.

« C’est très compliqué de communiquer avec eux puisqu’ils ne parlent souvent ni anglais, ni français. C’est d’ailleurs de là qu’est partie l’idée du dessin. »

#bridgesnotwalls #dessinssanspapiers

A photo posted by DESSINS SANS PAPIERS (@dessinssanspapiers) on

Ces dessins, aujourd’hui, le but est de les regrouper et de les publier.

« Il faut les publier, parce que c’est en quelques sortes leur redonner une parole, qui soit universelle. Et on va les accompagner de textes qui racontent leurs histoires. »

Évidemment, il n’est pas toujours possible de faire témoigner tous les réfugiés outre leurs dessins, « parce que parfois ils viennent, dessinent, et repartent sans nous laisser leurs noms – d’ailleurs parfois ils ne veulent pas donner leur nom pour protéger des proches encore dans leur pays d’origine. »

big-wintegreat-association-refugies

Mais alors comment sont récoltés tous ces témoignages qui vont de pair avec les dessins ?

« Ce sont des personnes qu’on suit mieux, parce qu’on les a aidées à un moment dans leurs démarches. »

Un petit coup de main sur Ulule ?

Mais pour publier ce livre, Dessins sans Papiers a besoin d’aide : leur budget s’élève à 3800€, une somme en train d’être récoltée grâce à leur crowdfunding. 1000 exemplaires doivent être imprimés, puis distribués, et les bénéfices des ventes du livre — 4€ par copie — seront reversés à des associations qui organisent des cours de français pour les réfugiés. Le reste leur permettra aussi d’organiser des workshop et autres réunions autour de l’ouvrage.

Vous pouvez en attendant les retrouver sur Facebook et sur Instagram (et pssst : l’exemplaire présenté sur leur projet est une version « test ». Le vrai sera enrichi !)


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