Live now
Live now
Masquer
Image d'erreur
Revues de films

Orgueil et Préjugés

11 nov 2005 8

Orgueil et PréjugésIls sont amoureux mais pas du même monde, ils se détestent mais  vont finir par s’aimer. C’est une histoire d’amour dont on connaît  l’issue, et pourtant, loin de tomber dans les clichés du romantisme,  Orgueil et Préjugés (adaptation du roman du même nom de Jane  Austen) nous offre 2h de plaisir…

Il n’est pas tâche aisée d’adapter à l’écran des personnages de papier,  surtout quand le livre a eu son importance. L’atmosphère est-elle  la même ? Les personnages sont-ils bien choisis ? Et si on perdait ce  quelque chose qui a fait le charme du roman ?
Jeffrey Wright a amené avec lui, entre autres, Keira KnightleyRosamund Pike, Simon Woods et Matthew MacFayde pour relever le  défi. Et il a réussi. Il nous plonge dans l’Angleterre du 18ème, dans le  Hertfordshire plus précisément, à travers des paysages grandioses parce qu’épurés. Pas d’excès, juste ce qu’il faut au moment où il le faut, les bonnes couleurs, les bonnes notes de piano et ce qu’il faut  de flou. On prend part à la vie de la famille Bennett,  un père, cinq filles et une mère, véritable crise de nerfs en jupon dont le seul but est de trouver un mari (riche) pour sa progéniture.

Les personnages sont aussi attachants que d’autres sont  horripilants, mais toujours brossés avec un grand souci du détail,  afin de leur donner à chacun leurs vies et leurs caractères. Aucun  rôle n’est laissé au hasard, aussi second soit-il. Des cadettes Bennett hystériques sautant partout autant que le leur permettent leurs  jupons, Keira (Lizzie dans le film) rayonnante en jeune femme pleine  d’esprit avec juste ce qu’il faut d’impertinence et de réparties bien  placées, et Matthew MacFayde (Darcy) aussi froid et orgueilleux  qu’il est riche.
Et le jeu commence, celui du chat et de la souris : qui piquera l’autre en dernier ? Les répliques s’enchaînent et se savourent.  Aimera ? N’aimera pas ?

 Orgueil et Préjugés

Orgueil et Préjugés, c’est aussi la critique sociale d’un monde où tout  se joue sur les apparences et le rang. Et si en mettant nos idées  reçues de côté et en allant gratter un peu on se rendait compte que l’on s’était trompé ? Et si la personne en question n’était pas  celle que l’on croyait ?

Les Commentaires
8

Avatar de lacaps69
13 décembre 2009 à 20h01
lacaps69
J'ai adoré ce film le fait que Mr Darcy et Elisabeth soit tous les deux orgueilleux rend leur relation tellement inenvisageable
0
Voir les 8 commentaires

Plus de contenus Revues de films

Revues de films
everything leonine

Une mère chinoise met Marvel KO : foncez voir Everything Everywhere All at Once au cinéma

Maya Boukella

31 août 2022

1
SEXO
Sponsorisé

Oubliez tout ce que vous savez sur les sextoys, LELO présente sa dernière création

Humanoid Native
Cinéma
I’m your man film

L’homme idéal est-il un robot ? On décrypte le film I’m your man

Maya Boukella

21 juin 2022

Revues de films
Sweat 3

SWEAT : une occasion manquée de parler de l’envers du décor de l’influence

Maya Boukella

15 juin 2022

1
Cinéma
MEN ALEX GARLAND

La masculinité toxique fait toute la terreur de MEN, nouveau film d’horreur d’Alex Garland

Maya Boukella

08 juin 2022

Cinéma
Affiche du documentaire Nous d'Alice Diop

Pourquoi Nous, le documentaire d’Alice Diop s’avère essentiel avant la présidentielle ?

Anthony Vincent

19 fév 2022

Revues de films
critique-licorice-pizza

Évadez-vous de cet hiver glacial avec Licorice Pizza, son acné, ses crop tops et sa romance adolescente

Kalindi Ramphul

06 jan 2022

Revues de films
matrix-4-critique

Matrix Resurrections : branlette intellectuelle ou génie méta ?

Kalindi Ramphul

22 déc 2021

4
Revues de films
une-femme-du-monde-critique-film

Naturaliste, nuancé, puissant : Une femme du monde parle de prostitution sans glamour ni misérabilisme

Kalindi Ramphul

10 déc 2021

Revues de films
dernier-duel-jodie-comer

Le Dernier duel, la fresque médiévalo-féministe de Ridley Scott, mérite-t-elle tout ce foin ?

Kalindi Ramphul

15 oct 2021

28
Interviews cinéma
ozon-verticale

« C’était beau, mais j’ai eu peur » : François Ozon aborde la fin de vie digne dans Tout s’est bien passé

Kalindi Ramphul

21 sep 2021

La pop culture s'écrit au féminin