4 films qu’il ne faut absolument pas revoir


Si certains films cultissimes apparaissent universels et intemporels, d'autres présentent au deuxième visionnage un sale goût de rance. En voici 4 qui piquent les yeux.

4 films qu’il ne faut absolument pas revoir

Revoir des films peur ruiner les bons souvenirs qu’on en avait.

Le curry de légumes réchauffé au deuxième soir, c’est peut-être la chose la plus réconfortante au monde. Mais impossible d’en dire de même pour les frites de McDo refroidies qu’on passe vite fait au micro-ondes quand il n’en reste qu’une demie-barquette dans le frigo en lendemain de soirée.

Il en va de même pour les longs-métrages. Certains se regarderont sans modération, une fois, deux fois, même 15 fois et n’en seront que meilleurs, tandis que d’autres s’apparentent dès le second visionnage à la frite molle, farineuse et tiède, en un mot : dégueulasse.

Voici donc sans plus tarder une sélection de films qui n’avaient pas bon goût de réchauffé.

Jeux d’enfants de Yann Samuell

Un deuxième visionnage de Jeux d’enfants, et le film passe de romance à thriller.

En 2003, Sophie et Julien incarnent, à travers le couple iconique Marion Cotillard et Guillaume Canet formé sur le tournage, l’idée même de l’amour.

Un jeu de fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis grandeur nature qui dure tout le temps d’une vie, avec une fin de partie shakespearienne à souhait.

On voudrait crever pour connaître cet amour fusionnel et indestructible !

Mais en 2020, Sophie et Julien entretiennent plutôt une relation toxique dangereusement glamourisée qui penche vers le thriller psychologique.

Leurs fiertés et ego surdimensionnés font entrave à leur histoire, qui finalement n’existe jamais que dans leur imagination. Une désillusion telle qu’elle les empêche de continuer de vivre, encore une fois par fierté au lieu de simplement constater qu’entre eux, ça ne fonctionnera jamais.

Ça manque gravement de communication, tout ça.

La Tour Montparnasse infernale de Charles Nemes

Quoi qu’on puisse en dire, « Mmmh, le caca c’est délicieux » reste une réplique culte pour tous ceux qui ont vu La Tour Montparnasse infernale la première fois entre leur 5 et 10 ans.

Aussi friande qu’on puisse être des films à citations, ici, il est clair que la réplique prévaut sur le long-métrage.

En revoyant ce chef-d’œuvre humoristique de mon enfance, j’ai compris les roulements d’yeux que ma mère nous adressait, à moi et on frère, quand on déroulait tous les dialogues d’Eric et Ramzy en postillonnant sur nos cordons bleus. C’est dé-bile de A à Z.

La Tour Montparnasse infernale s’illustre comme une relique d’un humour perdu à tout jamais, avec en prime un scénario saupoudré de racisme long comme mon intestin grêle.

Micro-ondes déconseillé.

Sutter Island de Martin Scorsese

Revoir Shutter Island, c’est comme s’organiser soi-même un anniversaire surprise.

Comme dirait OSS 117 (qui fait d’ailleurs partie de la catégorie de films dits « curry aux légumes »), un deuxième visionnage de ce Scorsese, « ça ne sert à rien… ».

Le film ne présente que peu d’intérêt une fois le twist final découvert, si ce n’est de se régaler du jeu de DiCaprio avec une pointe de pitié pour le pauvre Teddy. Passons aussi sur toutes les incohérences, et notamment celle qui voudrait qu’une mise en scène de cette ampleur soit orchestrée pour un seul patient.

Tant qu’à revoir un Scorsese, autant se refaire Les Affranchis !

Grease de Randal Kleiser

Il y a de ces secondes lectures qui font mal aux souvenirs d’enfance.

Dans mon souvenir, Grease, c’était le coup de peigne de Travolta, la répartie de Rizzo, les tenues de Sandy Olsen portées par Olivia Newton, c’était You’re The One That I Want, ouh ouh ouh !

Une comédie musicale au succès planétaire, une histoire d’amour adolescente universelle, des chansons fun et énergiques.

Mais avec les lunettes 2020, Grease est à deux doigts de faire intervenir Élise Lucet sur le territoire américain pour une enquête sur le harcèlement dans les lycées.

Aussi stylés soient les pas de danse de Danny Zuko, il apparaît comme le plus grand fuckboy de l’histoire en cumulant toutes sortes de conneries :

  • Il ment sur la nature de sa relation avec Sandy pour se faire mousser
  • Il n’assume pas devant ses potes
  • Il ne veut récupérer Sandy que lorsqu’elle est passée à autre chose
  • Il drague ouvertement Cha-Cha devant elle
  • Il essaie de la forcer à avoir des relations sexuelles avec lui dans sa voiture
  • Sandy a dû changer de look et de personnalité pour qu’ils se mettent officiellement ensemble

Une vraie frite molle, ce Danny Zuko.

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Alix Martineau

Alix Martineau

Alix Martineau, à dire sur l'air de Paris Latino, est chargée des podcasts chez madmoiZelle. Elle aime principalement le cinéma et rigole très, très fort.

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Commentaires

vercoquin

haha, j'avoue ne pas trop comprendre pour le travail d'Eric et Ramzy (le dernier volet de la Tour était cependant franchement pas top): j'ai l'impression (et le ressenti, totalement personnel), que c'est justement avec le temps que ce film se bonifie ! Alors oui, quelque chose lié à """l'enfance""", mais pas que.
 

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