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Cette nouvelle ressource vole au secours des étudiants ayant des problèmes de santé mentale

Le moral des étudiants et étudiants est en déclin depuis la pandémie. Il faut dire qu’ils et elles ne sont pas épargnées, et que le gouvernement, lui, fait la sourde oreille… Une association a donc décidé de lancer une plateforme pour leur tendre la main.

Depuis le début de la crise sanitaire, la santé mentale des étudiants et étudiantes est en déclin. Il faut dire que la précarité dans laquelle la pandémie les a plongées et l’isolement lié aux distanciations sociales a aggravé leur situation…

D’après une étude menée par Ipsos, commandée par la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), 76% des étudiants sondés affirment avoir été psychologiquement et physiquement affectés par le Covid, et 27% avouent avoir eu des pensées suicidaires pendant cette période.

« Une augmentation de 10 points en 9 mois », souligne le magazine L’Étudiant qui relaye la parole de Marielle Wathelet, médecin et autrice de l‘étude du Centre national de ressources et de résilience :

« 43% des étudiants suivis présentaient des symptômes sévères de troubles de la santé mentale »

Et puisqu’il n’est pas toujours évident, et souvent onéreux, de demander de l’aide, Nightline France, une association menant des actions visant à améliorer la santé mentale étudiante, a lancé un site et une série immersive pour aider les jeunes !

Avec son site Je peux en parler, son hashtag #JPP et son personnage fictif sur Instagram, l’asso a pour objectif de transmettre des messages de prévention de manière plus accessible, et surtout, plus ludique.

Une plateforme pour demander de l’aide

Si rien ne remplace totalement l’avis personnalisé d’un ou d’une professionnelle, l’initiative de Nightline France permet de sortir les personnes hésitantes de leur mutisme, et de les encourager à faire un premier pas vers une source d’aide.

Et puis ce projet a été réalisé main dans la main avec des organismes informés, comme le 3114 — le numéro national de prévention au suicide — ou encore le Psycom et Dites Je Suis Là.

Au menu : des exercices, fiches tests et entraînements pour mettre des mots sur ses émotions, s’entraîner à soutenir une ou une amie qui va mal ou encore pour apprendre à poser ses limites.

Le site flambant neuf de l’asso propose des clés et des astuces pour faciliter le dialogue, aider les étudiants et étudiantes à « mettre des mots sur ce qu[‘ils ressentent] » et éventuellement en discuter avec des personnes aptes à les aider.

La plateforme ne se contente pas d’énumérer des conseils glanés sur Internet, mais tente d’aiguiller les internautes selon le point de vue d’une personne en détresse, mais aussi selon celui d’une personne qui souhaiterait soutenir un ou une proche.

Au menu : des exercices, fiches tests et entraînements pour mettre des mots sur ses émotionss’entraîner à soutenir une ou une amie qui va mal ou encore pour apprendre à poser ses limites.

Capture d'écran du site Jepeuxenparler.fr
La plateforme propose des exercices en tous genres pour les étudiants et étudiantes.

Une série immersive sur la santé mentale des étudiants et étudiantes

L’association va plus loin. Sous le pseudo nassera_cest_toi, une jeune femme créée de toute pièce commence à remarquer le comportement changeant et irritable de son meilleur pote. Le site de l’asso explique la suite du scénario :

« Avec l’aide de sa communauté, elle va découvrir qu’il rencontre des problèmes de santé mentale et va chercher à le soutenir par différents moyens, parfois au prix de sa propre santé mentale. […]

Les actions et comportements de Nassera sont influencés par les votes de la communauté en story et le scénario de la série Instagram évolue en fonction. »

L’opération a commencé le 15 novembre dernier et sera diffusée jusqu’au 18 décembre à travers 200 stories et une cinquantaine de posts. Le but ? Débloquer le dialogue autour de la santé mentale et guider les plus jeunes qui souhaiteraient aider leurs proches.

Une initiative participative saluée, mais qui soulève tout de même quelques réticences de la part des premiers utilisateurs qui regrettent que les personnages de la série Instagram ne soient pas eux-mêmes concernés par les problèmes soulevés — « Donner de la visibilité aux concernés devrait être la priorité, non ? », se demande une jeune femme sur les réseaux.

L’initiative mérite néanmoins d’être saluée. Si vous avez besoin d’aide, rendez-vous sur Je peux en parler !

À lire aussi : C’est mon premier rendez-vous chez une psy, je lui raconte quoi ?

Crédits photos : Capture d’écran du site Jepeuxenparler.fr


Et si le film que vous alliez voir ce soir était une bouse ? Chaque semaine, Kalindi Ramphul vous offre son avis sur LE film à voir (ou pas) dans l’émission Le seul avis qui compte.

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