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Société

« C’est la seule fois où je vais le faire » : Bilal Hassani parle pour la première fois du viol qu’il a subi

En entretien dans l’émission 7 à 8, Bilal Hassani s’est confié sur son enfance, mais a aussi parlé pour la première fois d’un viol qu’il aurait subi en 2019, après avoir été drogué à son insu.

« Mon art m’aide à guérir mes blessures ». C’est lors d’un entretien particulièrement fort avec la journaliste Audrey Crespo-Mara que le chanteur Bilal Hassani s’est livré ce dimanche, dans l’émission 7 à 8 sur TF1.

Son enfance et la protection et le soutien sans failles de sa mère, le harcèlement dont il a été victime à l’école, mais celui aussi des années plus tard sur Youtube, ou bien lorsqu’il a représenté la France au concours de l’Eurovision en 2019.

« C’est quelque chose qui me hante » : Bilal Hassani raconte avoir été drogué à son insu

Cette interview était aussi une occasion d’évoquer un événement qui s’est déroulé cette même année, que le jeune artiste n’avait jusqu’ici jamais raconté ouvertement :

« C’est quelque chose qui me hante depuis l’année où ça s’est passé, c’était en 2019. Une personne de mon cercle, quelqu’un à qui je faisais confiance. On est parti en soirée, je suis rentré avec lui. J’avais bu, 2-3 verres., mais je ne ressentais pas ce qu’on ressent quand on boit 2-3 verres, j’étais clairement sous l’influence d’une substance que je n’avais pas voulu prendre. »

Après plusieurs « black-outs » qui pourraient avoir été provoqués par la soumission chimique, Bilal Hassani affirme qu’il a eu plusieurs brefs moments de conscience et qu’il a subi un viol.

« Je m’étais réveillé le lendemain matin et il était dans mon lit, je ne comprenais pas pourquoi. Je me suis dit “ne pose pas de questions, ne dis rien, avance, passe à autre chose”. »

Vraisemblablement drogué à son insu, Bilal Hassani a été profondément marqué par cette expérience. Il a expliqué sa volonté de ne pas porter plainte, à l’instar d’autres victimes de violences sexuelles. Dans son cas, c’est la crainte de voir à nouveau émerger une vague de haine à son encontre qui a motivé cette décision.

« Je pouvais pas. Je pouvais pas en parler en public et là, c’est la seule fois où je vais le faire. J’avais pas envie de donner une nouvelle corde pour nourrir la haine que je reçois. En fait, ce qui se serait passé si j’avais porté plainte, ça se serait su assez vite et ça serait devenu le sujet. »

bilal hassani twitter 7a8

Un titre de son prochain album, Théorème, devrait évoquer cette agression sexuelle. Il sortira le 7 octobre prochain.

À lire aussi : « Porte plainte » : OK, et après ? La solitude des victimes de viol une fois sorties du commissariat

Crédit photo : 7 à 8 (capture)


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