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Parentalité

3 choses que vous devez savoir si votre enfant rentre à la crèche

Votre précieux lardon a décroché le Graal et va faire sa rentrée dans une crèche ? On a deux trois trucs à vous dire, pour que vous sachiez un peu à quoi vous attendre.

Vous avez réussi à avoir une place en crèche pour votre petit Jean-Marcel 1ᵉʳ du nom ? Youpi, sabrez le champagne, vous avez eu de la chance. Bon, maintenant que c’est fait, que vous savez qu’il va pouvoir être gardé à temps plein et que vous allez pouvoir retourner au turbin la tête plus légère, il y a quand même deux trois trucs que vous devriez savoir, avant de vous emballer trop vite.

À lire aussi : Typologie des 4 pires parents croisés à la crèche

La première année, il risque d’être souvent malade

Tous les parents qui ont eu un bébé en crèche vous le diront : la première année, demandez une carte de fidélité à votre pédiatre, car vous risquez de le voir souvent, très souvent. Gastro-entérites, angines, otites, bronchiolites, rhume qui court du mois de septembre au mois de juin, varicelle et pieds-mains-bouche… C’est le lot des bébés qui vivent en collectivité.

À lire aussi : Parents : évitez la galère de la gastro avec ces astuces simples et efficaces

Si certains parents, aussi rares que des licornes, peuvent vous dire « ah non, moi ma petite Marie-Cystite n’a pas été malade pendant sa première année de crèche, il ne faut pas croire tout ce qu’on lit », sachez que soit ils mentent très fort, soit ils ont la mémoire courte, ou bien ils sont les heureux parents d’un enfant bionique aux défenses immunitaires en béton et à l’ADN probablement pas humain. Oui, c’est de la mauvaise foi, mais j’ai claqué l’équivalent d’un SMIC chez le pédiatre l’année dernière, alors permettez-moi d’être un peu ronchon.

Selon la structure, c’est un peu « l’usine à bébé »

Qui dit crèche collective, dit collectivité. Jusque-là, ce n’est pas compliqué à comprendre. Mais ce qu’on imagine mal, tant qu’on ne l’a pas vécu, c’est qu’une crèche remplie de bébés, c’est aussi des couches changées plus vite que son ombre, des repas avalés à la chaine, des siestes à plusieurs, des crises multiples qui s’enchainent, le tout sous la surveillance et la patience d’auxiliaires de crèche qui mériteraient une belle revalorisation salariale au vu de la dureté de leur métier.

À lire aussi : Grève du personnel de crèche : s’occuper d’enfants, ce n’est pas seulement changer des couches !

Clairement, si vous voulez que votre petit Pierre-Henri soit gardé par une seule personne qui peut lui fournir toute l’attention qu’il mérite et l’enrouler de ses bras chaleureux à chaque chagrin, je suis au regret de vous dire que la crèche collective n’est pas l’idéal. Là-bas, quand bien même les auxiliaires font ce qu’elles peuvent avec les moyens qu’elles ont, les bébés ne sont pas « comme à la maison ». Ils expérimentent la dure loi de la jungle, doivent apprendre à attendre leur tour, et ce n’est pas toujours facile.

Vous allez sûrement stresser, bienvenue dans la parentalité

Vous pensiez que placer votre petite Mireille-Louise dans une crèche vous garantirait la tranquillité d’esprit que vous méritez en confiant votre enfant ? Que nenni. Vous allez découvrir la peur, la vraie. La peur lorsque vous voyez le numéro de la crèche s’afficher sur votre écran de téléphone, imaginant immédiatement le pire, à savoir une nouvelle gastro fulgurante alors que la dernière remonte à seulement 3 semaines, ou un pic de fièvre à 40°C impliquant de trouver un pédiatre dans la soirée alors qu’il n’y a pas de créneaux disponibles sur Doctolib ou pire : un transfert à l’hôpital parce qu’un autre gamin a poussé le vôtre depuis le haut du toboggan.

À tous les coups, c’était la petite Marie-Cystite, celle qui n’a jamais été malade de sa vie d’après ses parents. Bref. Tâchons de ne pas paniquer trop vite : généralement, quand la crèche vous appelle en plein milieu de la journée, il est vrai que c’est souvent pour vous signaler un début de maladie de votre enfant. Mais ça peut être aussi juste pour vous dire que vous avez oublié de signer un document, ou pour vous informer que la crèche organise un goûter des parents le vendredi suivant et qu’on aimerait bien que vous rameniez une bouteille de jus d’orange. Bio, le jus d’orange, s’il vous plait.

Ou alors, autre option, c’est un coup de fil pour vous prévenir que votre enfant ne pourra pas être gardé dans deux semaines pour cause de journée pédagogique, vous laissant vous démerder comme vous le pouvez pour trouver un autre mode de garde ce jour-là. De toute façon, entre les jours où il ne peut pas aller à la crèche parce qu’il est malade, les jours où il ne peut pas y aller parce qu’il y a grève, et les journées pédagogiques 3-4 fois dans l’année, prévoyez large et chopez en avance le numéro d’une baby-sitter qui pourra vous dépanner en rab. C’est soit ça, soit vous posez tous vos jours de congés au boulot, pour faire tout sauf vous reposer, et garder le précieux lardon. Cool, non ? Non.

À lire aussi : C’est quoi, une crèche parentale ?

Malgré tout, vous voilà dans un Nouveau Monde, celui du stress permanent, parce que vous avez confié votre enfant à une autre personne que vous. C’est normal, ça va se calmer avec le temps, mais il est vrai que dès aujourd’hui, vous risquez de flipper au moindre pic de fièvre, de début de diarrhée, ou d’appels inopinés. C’est normal, bienvenue en Daronnerie, ce doux monde qu’on n’avait pas forcément imaginé avant d’avoir les pieds dedans.


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Les Commentaires

13
Avatar de no49
1 septembre 2023 à 19h09
no49
Certains enfants vivront mieux leur journée dans une collectivité restreinte ( 2, 3,4 enfants)
Nous sommes formés régulièrement et ouverts à pleins de démarches parentales ( la dme, le Portage....) .
C'est normal de sentir un pincement au cœur de confier son petit bout à un étranger... Qui deviendra un repère
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Voir les 13 commentaires

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