« The Girlfriend Experience » lève le voile sur le monde des call-girls

The Girlfriend Experience, fraîchement débarquée de Starz, arrive ce soir sur le bouquet OCS et ne vous laissera pas de marbre avec son thème intrigant et son scénario osé.

« The Girlfriend Experience » lève le voile sur le monde des call-girls

The Girlfriend Experience va vous faire plonger dans la vie d’une call-girl chicagolaise de luxe…

Le premier épisode vient d’être diffusé outre-Atlantique et sera disponible dès ce soir à 20h40 sur OCS Max en France : n’hésitez pas, cette nouvelle série s’avère passionnante et va plus loin qu’une simple surexposition de sex, drugs & rock’n roll.

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Le titre vous rappelle quelque chose ? Peut-être le long-métrage au résultat mitigé de Steven Soderbergh datant de 2009 qui avait embauché Sasha Grey, une ancienne actrice pornographique, pour jouer le rôle principal de sa call-girl.

Le réalisateur de Magic Mike remet le couvert en reprenant le titre de son film et en l’offrant en série télévisée pour la chaîne Starz (Outlander). Toutefois, il ne s’agit pas exactement d’une adaptation, mais plutôt d’une réappropriation des termes.

Oui, car Soderbergh n’avait pas assez de boulot en produisant et en réalisant The Knick, il fallait qu’il s’ajoute une charge supplémentaire avec The Girlfriend Experience ! Enfin, il se contente de produire la série cette fois-ci.

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Adieu New York, bonjour Chicago, ses grands avocats (comme dans The Good Wife) et ses escorts nocturnes ! Je vous donne un avant-goût de ce qui vous attend avec cette série sulfureuse — enfin, de ce que j’ai retiré des quatre premiers épisodes sur les treize de la première saison.

Un monde merveilleux à portée de main

Aguicheur ? Certainement. Sexy ? Sans aucun doute. Superficiel ? Eh bien, non.

Dans The Girlfriend Experience, tout est fait pour faire miroiter une vie dorée au spectateur, de l’esthétique des gens aux endroits qu’ils visitent. Aguicheur ? Certainement. Sexy ? Sans aucun doute. Superficiel ? Eh bien, non.

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Même si, après tout, on se retrouve dans un monde où l’argent est roi et où les femmes monnaient leur corps pour de l’adrénaline (et des billets verts), le luxe ambiant donne un aperçu de l’attrait de ce mode de vie qui semble si addictif pour tous les personnages.

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Ce qui m’a un peu gênée quand même, c’est l’image un peu trop bon marché : elle paraît un peu racoleuse, tant dans les jeux de lumière que dans les gros plans sexuels, mais je suppose que ça fait partie du contrat quand on passe sur une chaîne câblée largement ciblée sur la nudité.

Une héroïne en charge

Riley Keough campe avec brio le personnage de Christine Reade alias Chelsea, une jeune étudiante en droit qui entame un stage dans un grand cabinet, option escort-girl la nuit. Vous avez peut-être aperçu l’actrice (la petite-fille d’Elvis Presley !) dans Mad Max: Fury Road où elle se prenait d’affection pour Nux, alias Nicholas Hoult.

Christine va se laisser tenter par la GFE (girlfriend experience) que lui présente sa camarade Avery : elle monnaye une relation fictive à des clients qui payent sa présence et plus si affinités. Comme son amie le dit si bien, elle ne compte pas en faire une carrière, mais si ça permet de mettre un peu d’économies de côté…

Du coup, je me sentais parfois mal à l’aise alors qu’elle prend le parti d’avoir un comportement détaché, et face à elle les autres personnages sont encore plus froids, ce qui fait que j’ai eu du mal à m’attacher à qui que ce soit, mais l’intrigue est tellement passionnante que j’ai envie quand même de continuer.

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Un jeu de séduction et de pouvoirs

Là où « Journal intime d’une call-girl » ajoutait un style anglais avec son humour, « The Girlfriend Experience » opte pour une position un peu plus sérieuse et manipulatrice.

Un petit air de Journal intime d’une call-girl apparaît quand même, forcément, quand on traite d’un sujet aussi similaire. Sauf que les moyens sont drastiquement différents, et ça se ressent. En plus, là où Journal intime d’une call-girl ajoutait un style anglais avec son humour, The Girlfriend Experience opte pour une position un peu plus sérieuse et manipulatrice.

Christine détient le savoir, et tout savoir est pouvoir comme tout le monde le sait. Le problème, c’est que la série ne valorise vraiment pas son utilisation de ce savoir.

Peut-être que c’est de sa propre volonté qu’elle se prête aux relations sexuelles et au jeu de l’oreille compatissante, mais en échange, il ne semble pas qu’elle sache utiliser ce qu’elle gagne, à savoir des connaissances qui pourraient faire trembler la ville.

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C’est tellement ironique que son boulot de jour soit dans un grand cabinet légal renommé qui jongle avec des grosses pointures, tandis que son boulot de nuit baigne dans l’illégalité et que les mêmes gens s’y retrouvent impliqués…

Les médias américains encensent la série qui est déjà considérée comme l’une des meilleures de l’année.

J’ai quand même une grande déception concernant Mary Lynn Rajskub : elle pourrait ne pas être là que ça reviendrait au même, et pourtant, l’actrice (24 heures chrono) a du potentiel. Après, n’ayant vu que les quatre premiers épisodes (et je binge-watcherai la suite très prochainement), j’ignore si son personnage occupe plus de temps à l’écran par la suite.

Les médias américains l’encensent déjà, Vulture la positionne comme l’une des meilleures séries de l’année, et ce n’est pas le seul.

En tout cas, branchez-vous ce soir dès 20h40 sur OCS Max pour attraper The Girlfriend Experience qui vous fascinera.

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