« J’ai menti à mes parents pour qu’ils soient fiers de moi », cette fausse bonne idée

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Parfois, on a tellement envie de rendre nos parents fiers qu'on leur ment pour ne pas les mettre face à une vérité difficile. Des madmoiZelles racontent ces mensonges et leurs conséquences.

« J’ai menti à mes parents pour qu’ils soient fiers de moi », cette fausse bonne idée

Cet article a été écrit dans le cadre d’un partenariat avec Metropolitan.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

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madmoiZelle est fière d’être partenaire de Loue-moi !, la comédie de l’été 2017 avec notre chère Alison Wheeler et la talentueuse Déborah François.

Dans ce film, deux amies montent une entreprise permettant de les « louer » pour une mission dédiée.

Léa (Déborah François) est embauchée pour incarner la fausse petite amie d’un homme n’osant pas avouer son homosexualité à ses parents.

Homme qui se trouve être le frère de son ex… lequel est bien surpris de voir son ancienne petite amie débarquer à son bras au dîner de famille !

Loue-moi ! sera en salle ce 5 juillet 2017, et histoire de préparer le terrain, on a décidé d’interroger des madmoiZelles sur ces fois où elles ont menti à leurs parents… et les conséquences de leurs mensonges.

Tous les prénoms ont été modifiés.

Mentir à ses parents de peur d’assumer un échec

Cette histoire, c’est celle de Meryl. Elle n’a pas osé avouer à ses parents son échec scolaire.

Après le bac, Meryl est partie faire ses études dans une autre ville. Ses parents, dans la classe moyenne, avaient économisé et payaient à la fois le loyer de son studio et ses dépenses courantes.

Sauf que la formation qu’a rejointe Meryl, trop scolaire, rigide et avec une ambiance toxique dans la promo, ne lui a pas du tout convenu.

Oppressée, épuisée, elle a petit à petit décroché.

« J’ai sauté de plus en plus de cours, parfois des demi-journées, puis des journées entières. Je n’osais pas dire à mes parents que j’avais fait le mauvais choix.

Je n’arrivais pas à admettre mon échec, et je ne voulais pas revenir dans la petite ville où j’avais grandi. »

À lire aussi : J’ai essayé plusieurs cursus avant de trouver ma voie — Témoignages

Meryl a été mise au pied du mur quand ses parents ont reçu son dernier bulletin et appris qu’elle n’était pas reçue en deuxième année. Son père et sa mère étaient blessés par son mensonge, et cette trahison de leur confiance.

Des années plus tard, Meryl assume son tort.

« Je voulais que mes parents soient fiers de moi, mais je pense avec le recul qu’ils auraient été plus fiers que j’assume mon erreur comme l’adulte que je faisais mine d’être.

J’aurais dû rentrer faire un petit boulot jusqu’à la rentrée suivante. »

Être adulte, ce n’est pas être infaillible : c’est apprendre de ses erreurs, assumer ses conneries et grandir avec les obstacles.

Ce n’est pas grave de se tromper, tant qu’on peut garder la tête haute et admettre son échec. Une leçon apprise à la dure pour Meryl, mais jamais oubliée !

Mentir à ses parents pour qu’ils ne s’inquiètent pas

Britta raconte un souvenir cuisant de son adolescence : elle a choisi de mentir à ses parents pour leur éviter des tracas.

Collégienne, Britta n’était pas vraiment fan du monde scolaire. Par contre, elle adorait ses séjours en colonie de vacances, pendant lesquels elle arrivait à s’épanouir.

Du coup, ses parents l’ont envoyée trois semaines en Italie, l’été de ses 14 ans.

Très vite, l’adolescente a senti que ça n’irait pas. Elle ne s’intégrait pas, le groupe la rejetait, personne ne s’asseyait à côté d’elle dans le bus…

« Au bout d’une semaine, j’ai appris qu’un animateur avait dit à tout le monde que j’étais probablement la personne qui au début de la colo avait fait caca sur les murs des toilettes communes. »

Cet odieux mensonge l’a suivie. Son anniversaire tombait pendant son séjour, et l’animateur a continué à se moquer d’elle au moment de déguster le gâteau au chocolat.

« Tu fais gaffe en mangeant, c’est de la même couleur alors fais pas comme aux toilettes, n’en mets pas partout ! »

Tout le monde a ri. La jeune fille était mortifiée.

Britta n’a jamais confié à ses parents ce séjour difficile. Elle ne voulait pas les inquiéter.

« Je ne voulais pas les décevoir. Ils voulaient me voir heureuse…  Alors en rentrant je leur ai dit que tout s’était bien passé. 

Aujourd’hui encore, ils ne sont pas au courant. »

Peut-être que si Britta s’était confiée, ses parents auraient pu alerter la colonie de vacances sur le comportement inacceptable de ce moniteur.

Il est cependant courant pour les victimes de harcèlement de garder le silence. Petit à petit, en brisant l’omerta, ces attitudes seront sanctionnées et j’espère se feront de plus en plus rares !

Mentir à ses parents pour cacher son homosexualité

Hannah est lesbienne, et comme l’homme qui embauche Léa dans Loue-moi !, elle a longtemps caché son orientation sexuelle.

Pourtant, elle savait n’être pas attirée par les garçons, mais la société lui disait que ce n’était qu’une « phase ».

Mais oui bien sûr…

Au lycée, Hannah a fait son coming-out à deux amies pour pouvoir vivre en paix son amour avec une autre fille. Cependant, elle n’osait toujours pas le faire à ses parents.

« J’avais peur qu’ils ne m’aiment plus. Qu’ils ne me trouvent pas assez bien pour eux. »

Hannah a demandé à Tom, un ami, de se faire passer pour son petit copain. Elle l’a présenté à ses parents, avec câlins à l’appui.

Mais cette situation ne lui convenait pas. Elle se sentait invisible, mal dans sa peau et pas du tout soulagée.

« Je me suis rendue compte que ce mensonge rendrait mon coming-out encore plus difficile car à présent, mes parents étaient persuadés que j’étais hétérosexuelle. »

Hannah a décidé de mettre fin à la supercherie et de jouer cartes sur table, malgré sa peur.

« Ce mensonge m’a permis de comprendre que ce dont j’avais le plus besoin, c’était d’être moi, pleinement. Ce qui comptait, c’est que moi, je sois fière !

Depuis, je n’ai plus jamais caché à personne mon orientation sexuelle. »

L’histoire d’Hannah fait écho au pitch de Loue-moi !, et rappelle l’importance de l’éducation aux différentes orientations sexuelles.

On ne dit jamais aux hétéros qu’ils et elles traversent une « phase » temporaire, alors laissons les personnes bisexuelles ou homosexuelles s’identifier comme telles sans prétendre qu’elles « changeront d’avis » !

À lire aussi : Ces questions qu’on n’ose pas trop poser aux hétéros

Mentir à ses parents, une fausse bonne idée

Ce qui ressort de ces trois témoignages, c’est que mentir à ses parents, même pour une « bonne » raison, n’est pas toujours la meilleure idée.

Tout dépend des situations, mais dans ces cas-là, les parents auraient pu agir, débloquer la situation, éviter des situations inconfortables…

Face à des personnes de confiance (ce que tous les parents ne sont pas, bien malheureusement), il vaut toujours mieux dire la vérité.

Même si vous êtes en tort, comme on dit : faute avouée, à demi pardonnée !

Pour voir Alison Wheeler et Déborah François se sortir de mensonges plus gros que mes cuisses quand je m’assois, je te donne rendez-vous au cinéma le 5 juillet devant Loue-moi !

À lire aussi : Mensonges, amour et humour sont à découvrir dans « Loue-moi ! » (avec Alison Wheeler)

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Commentaires
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  • Gabelote
    Gabelote, Le 13 juillet 2017 à 11h54

    Je suis d'accord, notamment avec les exemples donnés dans l'article. Ce n'est pas qu'on doit la vérité à nos parents, mais on mérite, et elleux aussi, une relation sous le signe de la vérité.
    Là où j'ai plus de réserves, c'est qu'on n'a pas à tout leur dire. Je pense notamment à la situation amoureuse / sentimentale, qui relève de l'intimité : on ne doit à personne de précisions sur sa vie sentimentale. Je pense aussi à l'état de santé, qui est une chose privée, intime, qu'on n'a d'obligation à partager avec personne.
    Bien entendu, chaque situation va être traitée différemment selon la relation qu'on a avec sa famille, et selon le degré de dépendance et d'itimité qu'on a avec ses parents.

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