Les garçons aussi peuvent être « princesse d’un jour » à Disneyland, maintenant !

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Un petit garçon fan de La Reine des Neiges voulait vivre une « journée de princesse » à Disneyland Paris... mais c'était réservé aux filles. Jusqu'à ce que...

Les garçons aussi peuvent être « princesse d’un jour » à Disneyland, maintenant !

Laissez-moi vous parler de Noah.

Noah McLean-Glass a 3 ans et 2 frères. Il vit en Angleterre avec sa famille. Et c’est probablement le plus grand fan d’Elsa (La Reine des Neiges) de tout le Royaume-Uni.

Noah mange Elsa, dort Elsa, vit Elsa. Il connaît Let It Go par cœur, mais aussi les autres chansons du film. Il a déjà été deux fois à Disneyland Paris avec sa mère, émerveillée tout comme lui par l’aspect magique du parc.

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Bref, Noah est un chouette bambin passionné par La Reine des Neiges, et sa mère a décidé de lui organiser une surprise : lui faire vivre la « journée de princesse » que propose Disneyland Paris.

Sauf que les garçons, ça ne peut pas être des princesses, pas vrai ? Eh bien figurez-vous que si, en insistant un peu !

À Disneyland Paris, seules les filles peuvent être « princesse d’un jour »

L’histoire de Noah nous est rapportée par Mashable.

Lorsque sa mère a contacté Disneyland Paris pour inscrire son fils à la « journée de princesse », la réponse a été catégorique : cette activité n’est pas ouverte aux garçons.

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Hayley McLean-Glass a publié un long post à ce sujet sur son blog, Sparkles & Stretchmarks. Elle y déplore, avec virulence, le caractère réac de cette décision venue d’un autre temps.

« [Noah] est tout petit, il ne connaît pas le jugement ni les opinions obsolètes qui peuplent le monde. Rien ne le mène à penser que ça pourrait être mal vu pour un garçon de se déguiser.

Et je refuse de l’exposer à ce ridicule double standard avant d’être vraiment obligée de le faire. »

Reflecting on a hectic and stressful few days, but it was worth every uneducated neanderthal troll encounter in the end because Noah (and every other little boy who wants to…) SHALL go to the ball! (or ..you know…the Princess For A Day experience!) Disneyland Paris emailed me last night to confirm that Noah and all other little boys and girls are welcome to all experiences at the park, their staff will all be briefed so that this kind of thing will not happen again, and they have also acted upon my suggestion to change the wording on their website advertising this experience from "Grant every little girls wishes with a Princess experience…" to "Grant every childs wishes…" ❤️❤️ I feel like I've taken more abuse in the last two days than ever before in my whole life added together, but if it changes the experience of one other little boy it was worth it… I usually shy away from confrontation of any kind so I'm a bit proud of myself for taking this on…. "Be the change you wish to see in the world". As for Noah…this photo was taken a few weeks ago, its him looking at himself in the mirror. Considering all the homophobes of the world like to think I "pushed this on him"….it looks like he's pretty happy with what he sees in that mirror to me, don't you agree?

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L’article de Hayley a été très relayé sur les réseaux sociaux, ce qui a poussé la direction de Disneyland Paris à réagir !

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Tous les enfants deviennent « princesse d’un jour » chez Disneyland Paris !

La mère de Noah a reçu un nouveau mail de responsables du parc qui estimaient que la décision préalable était une erreur et confirmaient que l’enfant pouvait tout à fait avoir sa « journée de princesse ».

Mieux encore, le site du parc a été modifié : « princesse d’un jour » n’est plus « le rêve de toute petite fille », mais celui de « tout enfant » !

Ouvrons l’horizon des garçons, loin des barrières de genre

Comme Hayley le note dans son post de blog :

« Si une petite fille veut devenir un super-héros ou un Jedi, elle peut. Walt Disney disait : « Si tu peux le rêver, alors tu peux le faire »… sauf si tu es un garçon qui veut devenir une princesse à Disneyland, visiblement. »

Même Channing Tatum fait bien Elsa, pourtant !

En effet, depuis des années (et c’est très bien !), de nombreuses voix s’élèvent pour rappeler que les filles peuvent être ce qu’elles veulent, au-delà des barrières de genre établies par la société.

Le sujet est moins en vogue quand il s’agit des garçons. On voit beaucoup de filles ou de femmes en pantalon, avec des cheveux courts et sans maquillage, mais moins d’hommes en jupes, maquillés…

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C’est en faisant tomber les barrières de genre dans les deux sens qu’on mettra fin à l’idée reçue disant que les goûts, accessoires et parcours « féminins » sont moins valorisants que ceux considérés comme « masculins ».

Alors big up à Noah, big up à sa mère, big up à Disneyland Paris pour ce rapide changement de politique et big up à tou•tes les prince•sses d’un jour !

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Voici le dernier commentaire
  • Gendervariant
    Gendervariant, Le 3 septembre 2017 à 5h43

    Il y a une cinquantaine d'années, vivre une journée de princesse aurait été un des grands moments de mon enfance. Je rêvais aussi de porter des robes et des jupes comme les petites filles de mon âge. Mais à cette époque tout le monde, mes parents en premier, m'aurait considéré comme un malade mental. Maintenant que j'ai dépassé la soixantaine - et que j'ai en outre la chance d'être "bien conservé" - je m'habille souvent en femme. J'assume mon vrai genre, pas celui que la société a choisi pour moi. Néanmoins je le fais par intermittence parce que j'ai peur de tout chambouler autour de moi. Je suis donc ce qu'on appelle un travesti. À la maison, mon épouse s'est habituée à me voir porter des vêtements féminins. J'ai trouvé une certaine forme de compromis entre les contraintes sociales et mes aspirations profondes. Ce n'est pas l'idéal mais c'est déjà ça... J'espère que Noah pourra choisir le genre qui lui convient sans en souffrir ni en faire souffrir son entourage. Très rares sont encore les petits garçons qui ont le droit d'être des "filles manquées" au même titre que l'on laisse des petites filles être des "garçons manqués".

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