J’ai testé pour vous… les acouphènes permanents

Pondu par Fab le 18 juillet 2011     

Les acouphènes permanents, vous connaissez ? Voici le témoignage d’une madmoiZelle qui a décidé de rester anonyme. Elle veut se faire appeler Marie-Antoinette.

Vous connaissez cette sensation de sifflement dans les oreilles, après avoir écouté de la musique trop fort ou juste en période de stress ? On appelle ça des acouphènes. Souvent, ça part au bout de quelques secondes ou de quelques minutes. Mais si vous manquez de chance, ça ne part pas. Jamais. Les acouphènes, je vis avec depuis plus de quatre ans. Je suis bien partie pour me les trimballer toute ma vie. Je vous souhaite de ne jamais connaître ça !

Une boîte de nuit au son vraiment trop fort et…

Tout a commencé par une nuit de marathon-boîte. Avec mon copain, on enchaîne les soirées, on danse, on boit, et sur les coups de quatre heures du matin, on s’en fait juste une petite dernière… Dès que j’ai passé la porte, je me dis que le son est vraiment trop fort. J’attends cinq minutes histoire de dire, puis je repars et je m’écroule dans mon lit, morte de fatigue. Le lendemain, je remarque un sifflement, je me dis que ça passera – comme d’habitude. Erreur.

Le surlendemain, je commence à m’inquiéter. Je tape « acouphènes » sur Google et je prends en pleine tête les histoires horribles de milliers de gens qui ont vécu la même chose et qui écrivent leur colère, leur angoisse, leur déprime. Parce qu’évidemment c’est l’essentiel de ce qu’on trouve sur Internet, comme quand on cherche « rhume » et qu’on tombe sur « mort instantanée dans d’atroces souffrances ». C’est d’ailleurs pour offrir un témoignage un peu plus raisonnable que j’écris ce texte.

Je comprends vite le problème : plus les acouphènes durent, plus ils ont de chances de s’incruster ; après 48 heures il est souvent déjà trop tard, et il n’existe aucun remède. Je me roule en boule et j’attends. Je suis incapable de bosser, incapable de regarder un film, je décroche des conversations, je ne peux plus parler. Je cours consulter des ORL qui confirment un choc auditif, je m’entends répéter que je ne peux rien faire. Je repars avec des gouttes pour dormir, ou plutôt pour assommer. Un médicament qui depuis a été interdit parce que trop dangereux, mais que j’ai pris pendant un an, parce que c’est toujours pire le soir.

Ce sifflement qui ne s’arrête jamais

Au lit, difficile de ne pas se concentrer sur ce maudit sifflement qui ne s’arrête jamais. Des acouphènes, c’est comme une trace noire dans son champ de vision – sauf qu’on n’a pas la solution de fermer les yeux. Impossible d’échapper à ce bruit. Je mettrai trois mois à sortir de ce qu’il faut bien appeler une dépression. Six mois au total, avant de me remettre à peu près sur pied. Mais le bruit, lui, est toujours là.

Quatre ans ont passé. Je pensais avoir dompté le problème. Je me disais que mes acouphènes étaient bien présents mais que j’avais la chance d’entendre un unique son régulier, et pas des bourdonnements ou bruits de cloche comme certaines personnes. Des patients perdent de l’audition. D’autres entendent des bruits tellement forts que ça les perturbe en continu. J’avais même appris à me focaliser sur mon sifflement quand je voulais éviter d’entendre les conversations inintéressantes – pour transformer le handicap en bouclier.

[rightquote]Pour moi, l’idée d’être « abîmée » était insupportable. Je pensais que les gens m’aimeraient moins.[/rightquote]Ce n’était pas parfait : par exemple, assumer n’a pas du tout été évident. La plupart de mes amis ignoraient jusqu’à récemment mon problème, je n’ai pas pu leur avouer de quoi je souffrais parce que dire les choses les rendait réelles. Mes deux derniers petits amis n’ont jamais su, l’actuel a la moitié de l’information. Pour moi, l’idée d’être « abîmée » était insupportable. Je pensais que les gens m’aimeraient moins. Ce qui est sûr, c’est que moi-même, je m’aimais moins. En ayant des acouphènes, j’ai compris que le corps pouvait se blesser et pour moi qui avais toujours compté sur une constitution en acier, c’était comme d’apprendre qu’en fait j’allais vraiment vieillir et mourir un jour.

Mais j’ai recommencé à sortir. Avec des boules Quiès, toujours, que je cachais sous mes cheveux parce que j’avais peur que des gens les aperçoivent (et quand on préfère les énormes toutes jaunes, c’est très difficile à cacher) (il m’arrivait de les couper en deux pour mieux paraître « normale »). La situation paraissait sous contrôle. Donc bourrée, en janvier, je me suis dit que je pouvais bien passer une heure sans protection, dans une boîte au niveau sonore vraiment très raisonnable.

Rechute

J’ai joué, j’ai perdu. Une faute en quatre ans et j’ai aggravé le problème, ajoutant à mon sifflement régulier un bruit de vieux modem du côté droit. Essayez de dormir avec ça pour rigoler… Re-panique. Re-déprime. Re-mur dans la tête, en se demandant si je vais vivre avec, si je peux vivre avec. Cette fois je ne consulte personne, je ne prends aucun médicament, je sais que ça ne sert à rien (à part se rendre accro aux calmants). J’ai essayé l’acupuncture, les micro-ondes, l’ostéophathe, le gingko… tout ce qui est recommandé. Mais de vrais acouphènes, ça ne se soigne pas, et pour l’instant la science n’a aucune piste. Le seul truc qui me soulage est d’écouter de la musique « naturelle » pour m’endormir, comme le remous de l’océan ou la pluie qui tombe.

Je viens de m’en remettre à peu près. Il m’a re-fallu six mois. Par contre je suis totalement parano, je ne vais plus jamais à un concert, plus jamais en boîte, je mets des boules Quiès à mes cours de fitness, je quitte systématiquement les endroits bruyants, souvent sans oser donner d’explication.

J’ai toujours aimé danser, je suis frustrée de ne plus faire la fête. C’est chiant, la vie sans fête. C’est super bizarre, de devoir éviter le bal du 14 juillet, les musiciens et les soirées de ses amis. Mais si je me reprends ce mur une troisième fois, je ne vois pas comment je remonterai la pente (je l’ai fait deux fois, je répète que c’est faisable, mais je ne souhaite l’expérience à personne). Donc je ne prends pas le risque. En ce moment, je cherche des solutions pour apporter un peu de fun dans mon existence et c’est tendu. J’ai même peur des gens qui parlent fort !

Quelques conseils pour finir

Donc voilà. Les acouphènes, c’est surmontable avec beaucoup de patience mais il ne faut pas rêver, ça restera compliqué, a priori pour le restant de mes jours. Parfois, ça tombe sans prévenir, mais souvent, les acouphènes sont dus à un excès de décibels dans nos fragiles oreilles (qui, traumatisées, « impriment » le bruit). C’est pourquoi, SERIEUSEMENT :

- n’écoutez pas votre iPod trop fort (quand j’entends les basses s’échapper des écouteurs de quelqu’un, j’ai envie de faire une bonne action et d’arracher les écouteurs de ses oreilles),
- en concert et en boîte, mettez des boules Quiès,
- faites des pauses (cinq minutes de silence toutes les heures de bruit),
- écoutez votre corps : si vous trouvez que le son est trop fort, fuyez (aucune soirée n’est assez cool pour légitimer de vous flinguer les oreilles à vie) (rappelez-vous également que les dommages internes peuvent commencer même avant que la sensation de douleur existe),
- si des acouphènes commencent, éloignez-vous immédiatement.

Deux millions de personnes souffriraient d’acouphènes en France. C’est beaucoup trop, surtout si on peut l’éviter. Alors je vous en supplie, faites attention. Les gens qui aiment la musique sont les premiers touchés, on trouve notamment de nombreux musiciens (Ozzy Ozborne, Sting, Thom Yorke, la liste est longue) mais peu en parlent. Et c’est bien le problème : les acouphènes sont considérés comme honteux (et par moi aussi) donc personne ne vient hurler qu’il faut d’urgence baisser le volume.

Donc voilà, ceci est mon signal d’alarme, parce que j’aurais aimé être prévenue : n’ayez pas peur de penser et de dire que le son est trop fort, et agissez en conséquence. C’est dur parce que ça va à l’encontre d’une certaine idée de la fête. Mais ça vaut mieux que ne plus jamais faire la fête.

enfance

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Fab est le papa de madmoiZelle.com, lancé le 1er octobre 2005, ce jour saint où il a également conçu ce qui sera sa première fille (coïncidence ? Sans doute pas). Notez également qu'il est un mec. Qui a créé un magazine pour les jeunes femmes. Tout à fait.

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. LadyNightstalkerLadyNightstalker

    Le 12 avril 2013 à 23:36

    Merci pour cet article, c'est important d'aborder ce sujet là!
    Je suis impressionnée qu'une seule nuit ait été la cause de ce phénomène… Moi ça a commencé par un concert, mon premier concert, où je n'avais pas de boules quies, et les accouphènes ne sont pas passés après… Mais c'était à une période où j'étais très stressée, et avec le temps, ça a fini par passer. J'ai essayé d'aller en boîte plus longtemps après sans mettre de boule quies, mais pareil c'est revenu, pourtant je tolérais bien le son… Ca a fini par repasser, mais depuis je mets toujours des boules quies en boîte ou en concert. J'assume moyennement le fait d'en mettre, je préfère quand mes cheveux les cachent… Mais je sais qu'elles sont essentielles, donc c'est hors de question que je ne les mette pas. Et franchement, quand je ressors du concert avec la tête et les oreilles reposées, je suis vraiment très heureuse de les avoir mis, et ceux qui n'en mettent pas passent vraiment à côté d'une tranquillité et d'un confort très appréciable…

    Mais maintenant, je suis tranquille avec les acouphènes, mais j'ai l'impression que quand je suis fatiguée, ils sont toujours là, ça reste très fragile et sensible tout de même…

    Donc oui, protégez vos oreilles!!
  2. Irma VepIrma Vep

    Le 13 avril 2013 à 20:40

    J'en ai depuis 10ans, c'est apparu d'un coup, un soir.
    Et c'est juste "la faute à pas de chance" (pas de baladeur à l'époque, pas de concert, rien), apparemment ça peut arriver sans raison.
    Mon audition avait baissé et j'ai pris un traitement pendant plusieurs années (pas très efficace et qui n'est normalement plus en vente).
    Avec le temps, comme me l'avait dit l'ORL je me suis "habituée" et j'ai une audition casi normale. Par contre j'évite les endroits où il y a du bruit sinon ça me les accentue bien pendant plusieurs heures.
  3. Lyn(oléum)Lyn(oléum)

    Le 13 avril 2013 à 22:19

    Je souffre d'acouphènes depuis environ 6 mois, dues à une soirée en boîte sans pause et avec un niveau sonore trop fort. Jusqu'alors, je ne m'étais jamais inquiété de tout ça, je mettais mes écouteurs d'iPod à fond, je ne savais même pas que les acouphènes existaient. J'ai lu ce témoignage le lendemain de cette fameuse soirée et j'me suis rendue compte que j'avais fait une connerie. J'ai pleuré, consulté un ORL en urgence qui m'a plus ou moins dit que c'était trop tard, que je ne pourrais plus rien faire (plus d'Ipod, même à niveau raisonnable, pas de boîte ou de concerts) alors que je n'ai que 17 ans : bref, déprime.
    J'dormais mal, je stressais dès le moindre bruit… Etant donné que j'étais déjà dans une mauvaise passe, ça a été très très difficile.
    Grâce à ma psy, j'ai consulté une autre ORL, qui a été beaucoup plus rassurante. Elle m'a donné un traitement (qui n'a pas marché, mais j'étais contente de voir que je pouvais essayer quelque chose, me battre), m'a assuré que des bouchons d'oreilles perfectionnés (mais chers) m'aideraient à pouvoir vivre pleinement et à m'amuser sans véritable contrainte, mais seulement en faisant un peu attention. Et, alléluia, j'ai pu recommencer à écouter de la musique avec des écouteurs en mettant le son maximum à 25/30% (on s'y habitue).

    Aujourd'hui, je le vis mieux, mais il reste des séquelles. J'ai toujours un traitement pour dormir (léger, mais tout de même), je me bouche les oreilles dès qu'un son me semble trop fort au cinéma et hors de question de retourner en boîte pour l'instant, mais bon, je ne m'en plains pas pour le moment. J'ai aussi très peur que mon acouphène s'aggrave et que je fasse de l'hyperacousie. Je ne sais pas si c'est possible, mais ça m'effraie vraiment.
    Enfin bref : c'est contraignant, mais on s'y fait. Y a des hauts et des bas disons.

    Ce qui m'a énervé dans cette histoire, c'est que je n'ai jamais été informé sur ce sujet, même à l'école ! Au pire, je pensais que l'on pouvait perdre de l'ouïe (ce qui n'a pas été mon cas, heureusement !) mais je n'avais aucune idée de ce qu'était un acouphène. Alors, parlez-en autour de vous, c'est important.

    Alors vraiment, comme le dit si bien la mad' de l'article : protégez vos jolies oreilles :) ! Il suffit d'une fois ! Ecouter de la musique à niveau très raisonnable, portez de bouchons et faites des pauses régulièrement lors de concerts ou de virées en boîte et soyez conscientes de vos limites. Vous n'en serez que plus fortes !
  4. Agathe~Agathe~

    Le 14 avril 2013 à 00:07

    Acouphénique depuis un peu moins de trois ans ! :mur:
    Pour ma part, c'est une otite mal diagnostiquée et donc mal soignée qui a tout déclenché, mais je pense que mes nombreux concerts de Metal ont très probablement "préparé le terrain".
    Pour rebondir sur ce que disait Lyn, effectivement, les gens ne connaissent pas cette maladie ! On n'en parle jamais, pas de prévention, pas de campagnes de sensibilisation ou d'information… Nada. Alors que nous sommes plus de 2 millions en France à souffrir de cette saleté.
    Pour ma part, je me considère comme extrêmement chanceuse; car ils ont beaucoup baissé en intensité depuis leur apparition en décembre 2010.
    Quelques mois après l'apparition des sifflements, j'ai cassé ma tirelire et me suis faite faire chez un ORL des protections auditives sur-mesure, moulées sur mon appareil auditif; et je me suis astreinte à les porter quasiment en permanence pendant plusieurs mois (je ne les enlevais que pour dormir et prendre ma douche). Aujourd'hui, je pense très sincèrement que cette cure "forcée" d'isolation des bruits extérieurs a considérablement aidé à l'amélioration de mes acouphènes. Alors bien sûr au début c'était l'enfer, car porter ces bouchons signifiait entendre dix fois plus mes acouphènes, mais je pense que avec le temps, mon cerveau s'est adapté à ce bruit… puis est venue l'amélioration.
    Il va sans dire que j'ai stoppé concerts/boîtes de nuit/bars où la musique est trop forte/mp3. Je me protège systématiquement dans les transports en commun (train, RER, métro) et même lors de long trajets en voiture, car le bruit du moteur peut vite me fatiguer.
    J'essaie de me renseigner sur l'avancée de la recherche scientifique, et pour le moment, il n'y a rien de bien concluant… Il semble que la médecine se soit cependant totalement détournée de la piste purement auditive comme cause des acouphènes, et privilégie aujourd'hui les recherches au niveau de l'encéphale, qui semble être la véritable source du problème.
    Il ne faut pas perdre espoir, les Madz' :coeur: Même si pour le moment il n'existe aucun traitement contre notre mal,  on peut lutter au quotidien contre lui, en se protégeant, en adoptant un mode de vie plus sain. J'ai discuté autour de moi avec d'autres acouphéniques, qui m'ont rapporté que mettre la pédale douce sur les mauvaises nuits de sommeil, la cigarette et même les alcools forts pouvait également grandement aider…
    Après, il y a autant d'acouphènes que d'acouphéniques, et c'est à chacun d'apprendre à connaître son/ses sifflement(s) pour mieux les combattre…
  5. ScendeScende

    Le 11 août 2013 à 14:47

    Voila un témoignage qui m'intéresse fortement.

    Suite à un syndrome au niveau de la mâchoire, j'ai moi aussi des acouphènes en permanence. Je les gère sans problème car cela fait quelques années maintenant qu'ils sont présents. Ils font partie de moi et je n'en ai pas honte.

    Par contre, je suis souvent à l'ouest à cause d'eux. Ils captent ma concentration et je n'entends plus ce que des gens qui sont a deux deux mètres de moi me disent. C'est handicapant dans la vie de tous les jours, au boulot comme à la maison, mais je me suis habituée. Je fais toujours répéter mes interlocuteurs. Souvent, on me dit : "t'es sourde ou quoi ?", ils ne savent pas, ne se rendent pas compte de la fatigue que cela implique.

    Pour minimiser leur importance, au boulot comme à la maison, j'écoute de la musique, de tout, mais en fond sonore, pour ne pas agresser les oreilles. (les bruits les plus difficiles sont l'aspirateur, le frigo, l'ordinateur ou encore le bus…) Quand on me parle d'une pièce à l'autre, je me déplace, je coupe tout bruit extérieur et je me concentre.

    C'est sur que le soir, je ne peux pas faire ça. Et pour m'endormir c'est moins facile. Je me concentre dessus et au bout d'un moment, je m'énerve et alors là, plus question de dormir.

    Mais dans l'ensemble, je m'y suis habituée. Du moment qu'il y a un fond sonore assez doux sur lequel me concentrer, alors tout va bien. Je gère.

    Merci pour ce témoignage !
  6. AlaskhayAlaskhay

    Le 07 juin 2014 à 21:16

    Je n'ai pas tout lue mais juste comme ça en passant, mon oncle à eu des acouphènes pendant 4 ans et c'est partit avec une cure de vitamine C et D…
    peut être qu'il à eu de la chance, mais sait on jamais, peut être que ça pourra aider certain(e)s !
  7. SoDarknessSoDarkness

    Le 07 juin 2014 à 21:31

    Ma mère a des acouphènes depuis pas mal de temps, elle ne peut pas s'endormir sans la radio en léger fond sonore car sinon le son de son oreille la "gene"!

    J'ai commencé à aller en concert à 16 ans et j'en ai 33 .. j'ai jamais eu de soucis avec les concerts malgré que je n'y sois jamais allée avec des boules quiès.. ou meme en boite dans ma prime jeunesse.
    Il m'a juste fallu avoir des névralgies d'arnold le 15 Aout dernier pour avoir des grésillements d'abord.. et suivi par une sorte de caisse de résonnance (vous voyez les chanteurs corses avec la main sur l'oreille qui font ca surement pour bien s'entendre? bah ca me fait le meme effet).
    J'ai été voir 2 ORL en moins de 15 jrs qui m'ont fait les tests qu'il faut, et rien pas de problème, pas de perte d'audition mais ces acouphènes qui sont là, à l'oreille droite, là ou tout à commencer, quand y'a trop de bruit en soirée, ou la tv trop forte ou les gens qui crient. J'ai l'oreille comme une pastèque ou une bonne grosse caisse de batterie où tout les sons résonnent, sont amplifiés.
    Le pire c'est qu'au boulot je porte mon casque du coté de mon oreille qui a des acouphènes et, j'ai pas de problème majeur, peut etre une légère lourdeur entre "" le soir mais sinon rien!
    Un des ORL m'ayant dit que je n'avais pas été trop attaqué, donc petit à petit si j'ai de la chance, ca passera. Mais quand je vois ma mère qui en a, je sais pas si c'est génétique mais je le sens pas bien du coup.
  8. FreygaFreyga

    Le 07 juin 2014 à 22:37

    Merci pour cet article, je n'ai pas d'acouphène permanent mais c'est quelque chose qui me fait peur étant adepte de la musique assez agressive (et donc potentiellement dangereuse pour mes pauvres petites oreilles).

    Mon compagnon qui est guitariste en a un lui aussi (généralement il est adepte des boules quies, un soir ou il devait jouer et ou il était pressé parce que en retard il les a oublié et voila le résultat). Et donc je n'ai pu que constater son mal être et sa déprime pendant un certain temps. Aujourd'hui (il les a depuis 3 ans) il affirme que ça ne le dérange plus (même pas pour dormir) et qu'il s'y est habitué … mais en tout cas, il n'oublie plus ses protections.
  9. YsiadYsiad

    Le 08 juin 2014 à 03:58

    Ça fait peur en tout cas… Je ne sais pas comment je réagirais si j'avais des acouphènes h24, j'en ai de temps en temps mais ils ne durent jamais très longtemps. Même si j'adore avoir de la musique dans les oreilles quand je suis dans les transports en commun, j'essaie de ne pas systématiquement en écouter, et quand je l'écoute, je ne dépasse pas les 30% (voire maxi 50%) de puissance, quitte à ne pas tout entendre. Je compte investir dans un casque à réduction de bruit, pour éviter justement l'effet pervers de vouloir augmenter le volume de sa musique pour pallier au volume sonore ambiant, en plus ça fonctionne même sans musique donc juste pour pouvoir profiter d'un silence assez relatif dans des endroits très bruyants.

    Enfin d'abord je ne vais pas tarder à prendre rendez-vous chez l'ORL, mes oreilles sont mon outil de travail et je devrais vraiment faire attention tant que je le peux. Merci pour ton témoignage qui remet les pendules à l'heure, un peu, et qui sensibilise les lecteurs qui n'étaient pas au courant.
  10. TilCinTilCin

    Le 08 juin 2014 à 18:01

    Des années que je lis Madmoizelle et cet article m'avait échappé…des années que je n'ose pas poster sur le forum, ma foi voici l'occasion :)
    Pour la faire courte, je souffre d'acouphènes dans l'oreille droite depuis un an : vrombissements permanents dans les graves, acouphènes aigus qui changent de fréquences régulièrement, parfois tellement fort que j'ai l'impression que mon tympan va sauter, diplacousie (sons déformés et dédoublés sur plusieurs fréquences), très haute sensibilité et perte auditive assez importante sur pas mal de fréquences.
    Ce problème est dû à une maladie rare (pas de bol), absolument pas à cause d'un choc auditif car je prends un soin infini de mes oreilles, et pour cause : je suis musicienne professionnelle…(adieu l'oreille absolue, adieu le repiquage de n'importe quelle musique d'oreille, adieu accorder mon instrument sans accordeur, et j'en passe).
    Je voudrai donc réagir dans un premier lieu au désespoir profond qu'entraine un problème d'acouphènes : c'est un problème très méconnu, tant par le commun des mortels que par les spécialistes (du moins ils ne sauront pas vous soigner la plupart du temps), et comme expliqué dans le témoignage, il n'existe aucune solution miracle à ce jour…cette situation peut être extrêmement mal vécue, souvent on vous prescrira des calmants et c'est tout (big up à une soi-disant grande spécialiste ORL Parisienne qui a voulu me faire prendre des antidépresseurs, sûrement pour que j'arrête de me plaindre et de lui rappeler malgré moi qu'elle ne savait pas me soigner).
    Il existe une méthode formidable pour apprendre à bien vivre avec ses acouphènes : la sophrologie (une madz en a parlé dans les premiers commentaires). Il vous faut un(e) sophrologue spécialisé(e) dans la prise en charge des patients acouphéniques.
    Le but n'est pas de vous soigner (ça peut arriver parfois, si les acouphènes sont liés au stress par exemple), mais de vous faire rentrer dans un processus "d'habituation", qui vous permettra de faire abstraction.
    J'ai fait une dizaine de séances, au moment où j'étais vraiment au plus bas, et même si bien sûr vu mon métier c'est toujours extrêmement handicapant, je n'ai plus envie de me défenestrer, ce qui est déjà pas mal…si vos acouphènes vous rendent dingues, essayez de trouver un(e) sophrologue compétent(e), ça vous permettra de reprendre le dessus et de redevenir "maitre" de votre corps, de la situation.
    Pour vous protéger efficacement, sans perdre (trop) de sensations, acouphènes ou pas (encore), je vous conseille d'investir dans des protections sur-mesure, type pianissimo. Le son est tellement bien restitué et c'est tellement confortable que l'on ne rechigne pas à les enfiler  :) ça a un coût (dans les 150€), mais les dégâts auditifs sont quasi toujours irréversibles, le choix est vite vu…et envoyez balader les grincheux qui ne veulent pas baisser le son. ;)

    Dans un second temps, je voulais suggérer à MadMoizelle un article sur la prévention auditive ? Rien que dans les commentaires de cet article, beaucoup de Madz avouent ne s'être jamais rendues compte des risques qu'elles encouraient…il y a beaucoup de gens qui font de la prévention, qui seraient sûrement enchantés d'écrire quelque chose à ce sujet pour votre merveilleux magasine :) ?

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