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Céline, assistante qualité dans l’alimentaire, un métier « passionnant et stable »

20 sep 2017
Céline a choisi un métier qui lui permettrait de se sentir utile, tout en pouvant bénéficier d’une certaine stabilité. Elle vous l’explique ici !

Céline vient du Val-d’Oise. Elle a répondu à mon appel à témoin, quand j’ai demandé aux madmoiZelles qui aimaient leur métier d’amour si elles étaient prêtes à venir m’en parler !

Cette lectrice adore son boulot donc, mais pour autant, elle se définit elle-même « de la team je travaille pour vivre, et non de la team je vis pour travailler ».

Allez, je mets fin à ce suspense insoutenable (oui bon ça va, la réponse était dans le titre, d’accord) : Céline est assistante qualité hygiène. Ça vous fait une belle jambe hein ?

À titre perso, je suis vraiment ravie qu’elle vienne nous parler de son métier parce que j’ai dans mon entourage (très) proche des gens qui sont dans le même domaine et que je galère toujours à expliquer en quoi ça consiste. D’ailleurs j’ai mis longtemps à comprendre moi-même de quoi il retournait.

Assistante qualité hygiène, en quoi ça consiste ?

Venons-en au fait : assistante qualité hygiène, c’est quoi ?

D’abord, il y a plusieurs types d’assistante qualité/hygiène. Céline, elle, est spécialisée en alimentaire, tout ce qui relève de l’industrie et de la restauration collective.

« Mon travail c’est de faire en sorte que les aliments soient sans danger. Je vérifie que l’usine est propre, que les règles sont respectées, qu’il n’y a pas de cheval dans des lasagnes. »

En gros, elle s’assure que les produits qui sortent de l’usine où elle travaille ne vous empoisonnent pas. Et ça passe par toutes sortes de tâches :

« On commence la journée par le contrôle des matières premières (la farine, les œufs) et des produits (la brioche) : état, test organoleptique (odeur, goût), test physico-chimique, prise d’échantillon.

Ensuite on vérifie la zone et l’équipe de production (propreté, respect de l’hygiène, bonne température, bonne cuisson, etc.).

Il y a bien sûr des tâches administratives comme répondre aux mails qui sont par exemple des questions de clients, des réclamations.

Lorsque l’activité est plus soft, on en profite pour faire des recherches (nouvelle méthode, nouvelle loi), former des équipes, revoir les procédures, bosser sur la visite des services officiels ou pour une certification. »

Mais assistante qualité hygiène, ça peut s’appliquer à des tas d’autres domaines… Il s’agit en principe de vérifier que le produit ou le service rendu est fonctionnel et respecte les normes, de chercher à l’améliorer en permanence.

« Par exemple, au lieu de s’assurer de la qualité d’une brioche, c’est celle d’une pièce automobile, d’un jouet, etc. »

Pour être assistante qualité hygiène, la rigueur est de mise

Cette caractéristique de recherche du mieux est d’ailleurs l’une de celles que Céline valorise :

« J’adore ce travail parce qu’il est basé sur l’amélioration. On doit toujours chercher à être le plus performant possible, c’est donc continuellement un défi, même si tout roule.

C’est aussi parce que c’est un travail en équipe et un métier très polyvalent, dans lequel on ne s’ennuie pas.

Je m’y sens utile, et c’était important pour moi d’avoir une notion de passion et d’épanouissement au travail. Sans quoi je me sens submergée par le métro, boulot, dodo. »

Au-delà des missions qui lui sont attribuées pour l’heure, elle espère se faire de l’expérience pour évoluer dans sa carrière et devenir responsable qualité, hygiène, sécurité, environnement.

Le but sera alors de viser l’amélioration continuelle du fonctionnement de son entreprise/usine dans la totalité de ces domaines : c’est un peu le poil à gratter qui vient vérifier que tout va bien et pointer ce qui peut être perfectionné et les méthodes pour y parvenir.

Comment faire en sorte qu’il n’y ait pas d’accidents du travail, que l’entreprise pollue de moins en moins, que les produits respectent les normes, etc.

Un métier découvert par hasard

Si Céline aime son métier, ce n’est pas pour autant une vocation de longue date. En fait, elle est un peu tombée dessus par hasard.

« J’ai toujours adoré les sciences de la vie et de la Terre. Je voulais exercer un métier en rapport avec ce domaine mais pas aller en médecine.

Alors j’ai commencé une licence en biologie, c’était passionnant mais il y a peu de débouchés.

Je suis partie en diététique, et là encore c’était cool mais je sentais que j’en ferais difficilement mon métier. Puis en deuxième année, j’ai eu un cours de quelques heures sur les fondamentaux de la qualité.

J’adore, ça me parle. Je fais alors un de mes stages sur le thème de la qualité pour être sûre, et ça me plaît vraiment ! »

Comment devenir assistante qualité hygiène ?

Céline a dû patienter une année avant de démarrer une licence en qualité. Plus précisément :

« Une licence professionnelle en alternance sécurité alimentaire — assurance qualité. C’est une troisième année donc il faut un bac+2 en biologie ou dans un domaine proche. »

Elle a effectué ce parcours en alternance, ce qu’elle ne regrette pas du tout parce que pour elle, ça a été « tout bénef » :

« Tu apprends un métier, mais dans le petit bain avec des brassards et c’est un énorme plus pour décrocher ton premier job. »

Mais bien sûr, comme c’est le cas pour énormément de métiers, il existe une diversité de parcours assez impressionnante. Tu peux passer par une école d’ingénieur, puis basculer dans un master en qualité par exemple.

Assistante qualité hygiène, un métier stable et passionnant ?

Céline n’a pas eu à arbitrer entre une vision sûre d’un travail stable et une vision plus saltimbanque de la vie, puisque son travail réunit stabilité et passion :

« J’ai une part de « job de mes rêves », mais c’est aussi un boulot assez stable : si on veut on peut gravir les échelons et ainsi augmenter le salaire.

C’est également pour cela que j’ai choisi ce métier, car il est intéressant pour moi et il a un potentiel d’évolution si je me sens d’avoir plus de responsabilités afin de gagner plus. »

D’ailleurs, en parlant de salaire, Céline gagne en début de carrière entre 22 000 et 24 000 euros brut par an.

Et s’il vous manquait un argument pour vous intéresser à ce job, voici ce qui fait le sel du métier de Céline selon elle :

« Obtenir de bons résultats, tester de nouvelles méthodes pour améliorer les choses, ou participer aux créations de nouveaux produits !

Et dans une équipe, si tu t’entends bien, ça t’aide les mauvais jours et ça embellit le quotidien. »

Évidemment ce dernier conseil est valable dans tous les jobs, mais ça vaut le coup de rappeler que de bons rapports avec ses collègues, c’est aussi ce qui fait qu’on se sent bien dans sa profession… et un point de plus pour la bienveillance au travail !

À lire aussi : Josic, Justine et Justine, coordinatrices de développement social aux petits frères des Pauvres

Et toi, tu fais quoi maintenant que tu es grande ?

Toi aussi tu veux me raconter ton métier ? Je me suis longtemps interrogée sur ce que je voulais faire plus tard (et je me questionne toujours). Alors, je pars à la rencontre des madmoiZelles qui kiffent leur vie, pour savoir ce qu’elles font et comment elles en sont arrivées là.

Raconte-moi !

1. Qui es-tu et d’où viens-tu ?

2. Avant d’attaquer sur ton travail, est-ce que tu as une passion ou un kif dans la vie (parce que c’est important de faire aussi autre chose) ?

3. Et ton job alors, c’est quoi ?

4. Comment tu l’expliquerais à ta petite sœur hypothétique en quelques mots ?

5. Pourquoi tu aimes ce que tu fais ? / Pourquoi tu as choisi de faire ce travail ?

6. Est-ce que c’est le domaine que tu avais choisi dès le départ ou tu t’es retrouvée ici après une ou des réorientations ?

7. Est-ce que tu as dû arbitrer entre deux visions du travail, « liberté, je fais ce qu’il me plaît et tant pis pour la précarité » VS « sécurité, je préfère m’assurer un salaire stable même si ce n’est pas le job de mes rêves » ?

8. C’est le fruit d’un parcours longuement réfléchi ou du hasard ?

9. Qu’est-ce que tu as eu comme formation ?

10. Est-ce que tu as une journée type ?

11. Ton petit bonheur qui fait que tu kiffes ton boulot ?

12. La qualité indispensable pour s’épanouir dans ce job ?

13. Et pour finir, en commençant, tu gagnais combien ? (Parce que c’est important de savoir à quoi s’attendre !)

Envoie-moi un mail à jaifaitca[at]madmoizelle.com avec en objet « Maintenant que je suis grande, je suis… ».

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