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« Au Népal, on pense que la femme qui a ses règles fait mourir des choses vivantes »

Le podcast « 4 filles et 1 culotte tachée » est une série docu-fiction immersive basée sur de vrais récits recueillis par Plan International à travers le monde et romancée par Mymy Haegel. Chaque épisode vous fera vivre le quotidien d’une jeune fille menstruée en fonction des us et coutumes de son pays.

Bienvenue dans 4 filles et 1 culotte tachée, un podcast de Madmoizelle et Plan International France. L’ONG qui agit tout autour du monde pour les droits des enfants, des jeunes et l’égalité entre les filles et les garçons. Quatre filles habitant dans quatre pays différents s’envoient des colis contenant la même chose : les protections hygiéniques qu’elles utilisent au quotidien et une lettre qui raconte ses premières règles.

Ainsi, 4 filles et 1 culotte tachée dessine un panorama des tabous qu’il reste à lever tout autour du monde sur les menstruations. Car si plus de 80 % des filles en France considèrent que les règles restent un tabou majeur dans les pays en développement, elles ne mesurent pas toujours l’impact néfaste de ces idées reçues sur la vie quotidienne des habitantes de ces pays.

Pour plus de huit filles sur dix, prendre conscience de ces discriminations les révolte, 80 % d’entre elles appellent les gouvernements à lutter contre les inégalités provoquées par le manque d’accès à l’hygiène menstruelle dans le monde. Pour que chaque fille et chaque femme soit libre, tous les jours du mois.

Parbati, une adolescente népalaise, qui prend la plume pour écrire à Camille, une jeune Française.

Salut Camille, 

On ne se connaît pas encore, mais j’espère que cette lettre te trouvera en bonne santé, heureuse et libre. C’est bizarre d’envoyer un colis de protections menstruelles en France à l’autre bout du monde. C’est bizarre aussi de te parler de mes règles tu sais… Car là où je suis, c’est un sujet plus que compliqué.

Je m’appelle Parbati. Cette année, j’ai eu 17 ans. Je vis au Népal, un pays d’Asie situé sur les plus hauts sommets des plus hautes montagnes. Autour de moi, il y a des cols, des pics, des falaises, mais aussi des collines, toutes vertes et des vallées avec les chèvres qui broutent toute la journée. Enfin, quand elles ne sont pas occupées à grignoter mes saris ou à mettre le bazar dans le village. Ça ne te dira peut être rien, mais j’ai grandi dans le district de Sindhuli, dans une petite communauté rurale. Nous vivons au rythme des traditions, de l’agriculture et de notre religion, l’hindouisme.

Si je t’envoie ce colis aujourd’hui, c’est pour te parler de mes règles. Pour te faire vivre par mes mots le jour où j’ai saigné pour la première fois et où ma vie a changé à jamais. Je vais te raconter ma réalité pour que tu comprennes autant que possible ce que traverse une fille népalaise à la puberté. Parce que c’est très compliqué les règles pour moi. Rien que d’en parler, rien que d’écrire cette lettre, c’est déjà quelque chose, quoi.

On m’a appris que les règles sont impures. Mais maintenant, je sais que la liberté passe par la fin des tabous entourant les corps des filles et des femmes. Et je veux, comme l’ONG Plan international, la liberté pour toutes. Pour toi comme pour moi, pour les quatre filles de cette aventure et toutes celles autour du monde qui sont encore bridées lorsqu’elles ont leurs règles. Mais avant de te parler de mes règles. Laisse moi te parler un peu de moi.

J’ai grandi dans une famille de trois filles et deux garçons, en plus de mes parents. J’ai un grand frère et un petit frère, mais je suis la plus âgée de mes soeurs. Ce sont ma mère et ma grand-mère qui m’ont élevées. Ici, les femmes, s’éduquent entre elles, elles se transmettent des savoirs, mais aussi des tabous. Par exemple, quand ma plus jeune petite sœur est née, j’avais déjà neuf ans, j’ai vu ma grand mère aider ma mère à l’allaiter correctement, à la nourrir petit à petit de bouillies, puis d’aliments solides.

L’année d’après, quand mes règles sont arrivées, j’ai vu ma grand-mère transmettre un autre genre de savoir de femme à femme. Plus dangereux que les soins aux bébés, même si, malheureusement, elle n’est pas la seule à blâmer. Quand j’ai eu dix ans, j’ai eu mes règles pour la toute première fois et ma vie n’a plus jamais été la même.

« Personne ne m’avait jamais parlé des règles »

À dix ans, j’étais petite, toute petite. Et avant tout, tu dois savoir quelque chose : je ne savais pas ce que c’était qu’avoir ses règles, personne ne m’en avait jamais parlé. Tout comme on ne m’avait jamais dit comment on fait les bébés ou comment prendre soin de mon corps. Je n’avais pas encore rencontré les équipes de Plan International qui ont pris le temps de tout bien m’expliquer.

Quand j’ai senti mon ventre tirer quelques jours avant, je pensais que c’était un souci d’estomac ou un repas qui était mal passé. Je n’en ai pas parlé. Alors quand j’ai vu mon corps saigner, j’ai cru que j’allais mourir. J’ai couru voir ma grand-mère. Mon père était là, mais vu d’où je saignais, je savais déjà qu’il était hors de question que je m’adresse à lui. J’aurais préféré me vider de tout mon sang plutôt que de devoir lui en parler.

Ma grand mère m’a immédiatement sorti de notre maison. Un petit logement aux murs de pierres et au toit de bois. Elle m’a designé une cabane, une hutte plutôt, à quelques dizaines de mètres, m’a fourré dans la main quelques lambeaux d’un vieux sari de ma mère ou de ma tante, peut-être, et m’a poussé dans le dos. C’est dans cette hutte que j’ai dû m’isoler, par la suite, chaque fois que je saignais.

Les femmes, ma mère, ma grand mère m’ont expliqué comment les choses allaient se dérouler chaque mois. Et c’est là que j’ai réellement compris à quel point les menstruations sont vues comme impures. Le fait de forcer les femmes qui ont leurs règles à s’isoler dans des huttes menstruelles s’appelle le chaupadi ; c’est une ancienne coutume, fortement liée à la religion hindouiste qu’on trouve aussi, mais ça, je l’ai appris plus tard, dans d’autres pays voisins des miens comme l’Inde ou le Bangladesh.

Ça ne se limite pas au fait de nous bannir de notre propre maison, ce qui est déjà difficile. Le chaupadi se fonde sur le fait que le sang menstruel est impur, qu’il rend la femme impure et donc tout ce qu’elle touche, impur. Pendant nos règles, on doit vivre et dormir dans ces abris appelés goths. Ils sont toujours inconfortables. Le mien était en boue, avec un toit en bouse séchée. Situé près de l’étable où dormait les animaux, il sentait fort, même si au bout d’un moment, je m’y suis habituée.

Il n’y a pas de lit, pas de couverture, seulement un sol couvert de paille, même s’il fait parfois vraiment froid la nuit. Même si la femme qui a ses règles doit déjà manger moins que d’habitude, elle est faible et elle vit pendant plusieurs jours dans des conditions très dures. On n’a pas le droit aux légumes, aux fruits, encore moins à la viande. Moi, je rêvais de momos, les beignets vapeur que ma mère réussit si bien. Je rêvais de croquer dans les légumes frits, croustillants et fondants que fait ma voisine. Du curry de chèvre bien relevé de ma tante avec son riz fumant, ou de mordre dans une mangue bien mûre. En réalité, je n’avais qu’un peu de riz fade, à peine cuit.

« Je saignais et on me disait que j’étais sale »

T’imagines. À dix ans, j’ai passé sept jours dans le goth pour la première fois. C’est difficile de te décrire ces sensations la faim, la peur, la peine, la fatigue, le froid, le chaud. Je saignais et on me disait que j’étais sale. Moi, je me sentais sale, poisseuse, collante. Parce que la première fois, je ne savais pas quoi faire de ces morceaux de tissu. Je n’ai pas réussi à éviter de me salir car je ne savais pas comment les nouer et les fixer pour absorber le sang. Personne ne m’avait appris.

C’est pour ça que tu trouveras des lambeaux de sari dans ce colis. Parce que c’est ça, dans mon village, les protections hygiéniques. En vrai, je connais les serviettes hygiéniques, mais c’est pas quelque chose auquel on a accès là d’où je viens. Sauf quand des ONG comme Plan International en distribuent.

Quand on en trouve, ce qui est déjà rare dans mes montagnes, elles sont hors de prix. Même le tout petit paquet de six serviettes est inaccessible pour ma famille. Il coûte environ 85 roupies népalaises, l’équivalent d’un dollar américain. C’est peut être rien pour toi en France, mais ici c’est un demi-kilo de riz par exemple. Alors je te laisse imaginer, si on devait dépenser ça plusieurs fois par mois, tous les mois, pour toutes les femmes et les filles qui ont leurs règles…

Pourtant, le gouvernement alloue normalement un budget à chaque école pour fournir des serviettes hygiéniques aux élèves. Mais dans mon village, je n’ai jamais vu de protections à l’école. Non. Pour les filles comme moi, c’est les morceaux de tissu et ça peut causer des soucis, des irritations, des maladies. Surtout que quand on a ses règles, on n’a pas le droit de se laver normalement.

On ne peut pas utiliser le puit du village car on risquerait de l’assécher, alors même qu’on dort et vit dans des conditions très difficiles, on doit utiliser un puit spécial pour nous laver et rincer nos vêtements.

Sauf qu’on saigne pendant plusieurs jours et on reste au gothpendant tout ce temps. C’est impossible d’être vraiment propre. Nous pouvons développer des maladies, des infections qui sentent mauvais, des problèmes de santé qui nous rendent encore plus faibles. Comme je l’ai appris par la suite grâce aux gens de Plan International qui m’ont expliqué comment fonctionne mon corps.

On est bannies et de toute façon, même en sortant du goth, on n’a rien le droit de faire. Selon le chaupadi : la femme qui a ses règles ne peut pas rentrer dans un temple et célébrer les dieux, ne peut pas pénétrer une cuisine et y préparer un repas, ni même franchir la porte d’une simple maison, y compris la sienne. Pas un orteil ne doit passer le seuil, sous peine de cris, de punition et de purification immédiate du lieu.

« La femme qui a ses règles doit rester à l’écart et ne pas se mêler aux autres »

En gros, la femme qui a ses règles ne participe plus à sa vie de famille, peu importe à quel point elle l’aime, ni aux moments importants du village, comme les fêtes religieuses ou les mariages. Elle doit rester à l’écart et ne pas se mêler aux autres, même à son propre époux, même à son propre frère. La femme qui a ses règles ne peut pas non plus profiter des plaisirs simples de la nature. Elle n’a pas le droit de toucher les animaux de la ferme, les arbres fruitiers, les plantations.

On croit qu’elle va faire mourir les choses vivantes. Et même si je râle sur les chèvres lorsqu’elles ne sont pas sages, je t’assure que pendant ces longues et tristes journées, j’aurais aimé pouvoir les caresser, jouer avec elles, leur parler pour tromper la solitude. Mais bon, on me l’avait interdit. Bah ouais, c’est comme l’histoire du puit. Il paraît qu’on tue les cultures, qu’on assassine le bétail, et bien sûr, on touche pas d’autres gens.

Si on n’a pas le droit de gratouiller une chèvre, on n’a pas le droit non plus de faire un câlin au voisin avec lequel on joue depuis qu’on est toute petite, par exemple. On est très seule pendant ce temps-là, tu sais. Il y a plein de personnes auxquelles on n’a plus le droit de parler : mon père, mes frères, mes oncles. Je ne pouvais même plus les approcher, leur adresser la parole et encore moins les toucher. Même si la veille, on riait ensemble en revenant des champs.

Dès que je saignais, je devais les ignorer et ils me le rendaient bien. Si, par erreur, je touchais quelqu’un, la personne devait immédiatement se purifier de cette souillure. Et moi, j’étais punie. C’est dur de sentir dangereuse, empoisonnée, néfaste… Alors que je suis la même Parbati avec ou sans mes règles et ça devrait rien changer. Ça te paraît peut être absurde. À mes yeux, aujourd’hui, ça l’est aussi. Mais c’est ce que m’ont expliqué ma mère, ma grand mère et toutes les femmes, comme une évidence ou une vérité. C’est comme ça. C’est ainsi. 

Il y a un vrai manque d’éducation autour des règles et en même temps, il y a déjà un vrai manque d’éducation tout court. C’est un cercle vicieux. Pendant le chaupadi, les filles ne vont plus à l’école. Rends-toi compte plusieurs jours par mois, chaque mois de l’année. Déjà que c’est difficile pour une fille de faire des études ici. Elle part forcément perdante. Elle n’a même pas le droit de lire des livres pendant son bannissement, sous peine d’offenser Sarasvati, la déesse de l’éducation.

Et tout ça, ce ne sont pas des croyances en l’air. Si on enfreint les règles, on est punies, parfois violemment. Des insultes, des coups, des privations supplémentaires, parfois pire encore. Je n’en ai pas vécu, mais je sais que les violences sexuelles aussi sont une réalité dans mon pays. Pour les femmes et pour les filles aussi, le chaupadi n’est pas à prendre à la légère. Pas du tout.

« Le monde doit savoir que des femmes meurent parce qu’elles ont leurs règles »

Voilà, c’était ça ma vie pendant des années. Et dis-toi que j’ai eu de la chance. Il y a des filles et des femmes qui meurent du chaupadi. Parfois, c’est parce qu’elles font du feu pour se réchauffer et respirent sans s’en rendre compte des fumées mortelles qui les empoisonnent pendant leur sommeil. Parfois, c’est à cause des bêtes sauvages.

Une adolescente dans un village près d’ici a succombé à une morsure de serpent, par exemple. Parfois, elles meurent de froid, tout simplement parce qu’elles n’ont rien pour se protéger. Elles s’endorment seules dans leur triste hutte, tremblantes, à même le sol, et elles ne se réveillent jamais juste parce qu’elles ont leurs règles.

Ça me brise le cœur de t’écrire ça. Mais je crois que c’est important que le monde sache. Et le monde, ça commence aussi par toi. Le chaupadi est illégal depuis des années. Mais bon, je pense que tu le sais. Parfois, la loi dit quelque chose et les gens font l’inverse. C’est difficile de déraciner des traditions bizarrement crées. Alors, même si le gouvernement essaye de condamner ceux qui forcent les femmes à s’isoler, ou même de motiver la fin de la pratique par des primes financières. La tradition reste malheureusement bien enracinée. Surtout qu’il y a eu très peu de condamnations liées au chaupadi.

Les amendes sont légères par rapport à la violence que vivent les filles et les femmes exilées dans leur hutte menstruelle. Et puis, souvent, elles ne veulent pas dénoncer les proches qui les isolent. Elles vont pas faire condamner leur mère, leur époux, leurs frères. Risquer de perdre une partie de leur famille et de l’argent du foyer au nom d’une loi qui ne leur a pas été correctement expliquée.

Si tout le monde considère quelque chose comme allant de soi et comme une obligation religieuse, ce n’est pas un bout de papier qui va convaincre en un claquement de doigts. Ce serait trop simple. C’est pour ça qu’il faut de l’éducation. Encore et toujours. C’est pour ça que des ONG comme Plan International agissent pour apprendre aux gens, partout dans le monde, que les règles ne sont pas sales mais naturelles, et qu’elles ne changent rien à la personne. C’est juste son corps qui fonctionne normalement.

Il faut apprendre aux gens l’importance des protections hygiéniques parce que devoir utiliser les moyens du bord crée de gros problèmes de santé, de propreté aussi. Et puis, côté santé mentale, je te laisse imaginer les dégâts que ça cause d’être une pestiférée toute sa vie, plusieurs jours par mois, sans rien pouvoir y faire. Au point parfois de maudire ce corps et ces manifestations.

Tu te demandes peut être pourquoi je parle de cette période, de ma vie au passé. Eh bien, c’est parce qu’avec un peu d’aide, notamment celle de Plan International, j’ai réussi à me débarrasser de ces tabous sur les règles. J’ai réussi à me libérer de ces contraintes.

« Grâce à Plan International, j’ai appris comment fonctionne mon corps »

Quand Plan International m’a intégré dans son projet Girls Out Loud. J’ai pu discuter avec de nombreuses femmes et filles sur des groupes non-mixtes. J’ai appris et compris comment fonctionne mon corps et ça a totalement changé ma vie. Ce sont des groupes Facebook composés de filles de 13 à 24 ans et modérés par les équipes de Plan International.

On discute de différents sujets liés à la santé, la sexualité, l’éducation, mais aussi à comment être en sécurité sur Internet par rapport aux problèmes de cyber harcèlement par exemple. Pendant les confinement. J’ai aussi pu avoir accès à des formations virtuelles via ces groupes lancés par Plan International. J’ai discuté du genre et du sexisme, de la lutte contre les violences en ligne, j’ai appris comment être jeune reporter. Tout était passionnant.

Je ne peux pas t’expliquer à quel point ça m’a libéré. Parler avec des filles et des femmes dans un environnement sain et sécurisé. De détricoter toutes ces idées fausses qu’on m’avait inculquées. Et tu sais, ce qui est bien, c’est qu’une femme informée ça peut informer d’autres femmes.

Maintenant, je peux moi aussi aider des jeunes filles à ne pas souffrir, à ne pas être bannies à cause de la règle. À faire la paix avec toutes ces merveilleuses choses que leur corps peut faire. Ces groupes de parole m’ont vraiment sauvé. Ils m’ont appris que les femmes peuvent se tirer vers le haut, s’aider à être plus heureuses, plus libres. Ils m’ont appris de quoi j’étais capable.

Maintenant, je sais que je peux me défendre, me battre pour mes droits et communiquer avec plein de filles à travers le monde pour leur permettre de mieux vivre leurs règles, de mieux comprendre leur corps en espérant qu’elles n’aient jamais à vivre ce que moi j’ai vécu. 

« J’espère que tes premières règles étaient moins dures que les miennes Camille »

Je pense souvent à la petite Parbati de dix ans. Celle qui avait peur, qui avait mal, qui a cru que son corps était impur et dangereux, qu’elle risquait de tuer le bétail, les plantes, de souiller les gens qu’elle aime. À côté de ça, les crampes et les douleurs me paraissaient presque légères. Aujourd’hui, ça a bien changé et je dois cette chance aux femmes qui m’ont épaulée, accompagnée, éduquée avec bienveillance. Ces femmes qui m’ont au final libéré.

J’espère que tes premières règles étaient moins dures que les miennes Camille. J’espère que tu as été aimée, entourée, rassurée, au lieu d’être rejetée. J’espère que personne ne t’a dit que tu étais impure, sale ou dangereuse. Mais je sais que partout dans le monde, les tabous sur les règles continuent à exister et à entraver les filles et les femmes dans leur liberté.

Je sais aussi que ça continuera, tant que nous ne pourrons pas parler, communiquer, rassurer, éduquer par courrier comme ici sur Internet, comme je l’ai appris avec Girls Out Loud. Et puis dans la vraie vie aussi.

Alors je suis heureuse de t’envoyer cette lettre Camille. J’ai hâte de recevoir la mienne, car toutes les femmes, toutes les filles sont mes sœurs et toutes méritent de vivre libres. Loin des huttes froides et honteuses ou j’ai dû grandir.

Je t’envoie plein d’amour Parbati.

Crédits

4 filles et 1 culotte tachée est un podcast en quatre épisodes écrit par Mymy Haegel, réalisé et mis en musique par Mathis Grosos, incarné par Aïda Djoupa, Adeline Labbé, Sophie Castelain-Youssouf et Marie Chereau. Il est mis en images par Audrey Godefroy, promu par Coralie Monange et produit par Adeline Labbé, Eva Dillais et Sophie Castelain-Youssouf.

Les Commentaires
11

Avatar de Syloene
31 mai 2022 à 18h33
Syloene
Quelle chance d'avoir eu le SOPK, donc rarement mes règles, puis une ménopause précoce malgré mes 3 enfants et un petit cancer de l'endométre heureusement opéré et guéri, car en fait si j'ai passé 10 boîtes de tpx et 5 de nana en 25 ans c'est beaucoup...
Après c'est une réalité. Ma grand-mère devait dormir par terre quand elle avait ses règles au Maroc. Mon autre grand-mère en Yougoslavie faisait dormir mon grand-père par terre.
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