Si tu hésites sur ton choix d’orientation… lis cet article !


Les inscriptions sur Parcoursup se clôturent le 12 mars, et à cette occasion, Faustine te livre son expérience pour t’inciter à suivre ton intuition sur tes choix de spécialités au lycée ou d’études.

Si tu hésites sur ton choix d’orientation… lis cet article !

Pas facile facile de faire ses choix de spécialités au lycée et d’orientation post-bac sur Parcoursup !

Si tu arrives à ce moment de ta vie, tu te demandes probablement qui écouter entre tes profs, tes parents et tes potes. Je t’explique comment ça s’est passé pour moi, en espérant que ça pourra t’inspirer.

Un lycée dans l’insouciance sans me préoccuper de mon orientation

En seconde, je ne me sentais pas ultra concernée par mon orientation, mes études ou ma voie professionnelle. Il faut dire que mes professeurs et ma famille ne me facilitaient pas non plus la tâche. 

J’ai le souvenir d’injonctions contradictoires, avec la demande récurrente des profs de savoir ce que je voulais faire après le lycée, mais sans qu’ils me donnent d’infos sur la réalité des études.

Ces derniers m’enjoignaient en même temps à suivre la voie scientifique, parce que j’avais des bonnes notes.

Moi faisant des choix au lycée

J’avoue, je n’ai pas non plus cherché à en savoir beaucoup plus et j’ai suivi le conseil de mes parents et de mes profs en choisissant la filière scientifique, appelée S à l’époque.

Ça tombait bien, j’allais être dans la même classe que mes copines ! (c’est te dire le degré de maturité que j’avais à l’époque)

Choisir la filière S et vivre une première et une terminale DE L’ENFER

Me voilà fraîchement débarquée en première S. Dès le premier cours de maths, je sens bien que quelque chose ne va pas, avec le discours super démoralisant du prof qui nous met direct la pression.

Mon intuition se vérifiera par la suite : je ne parviens qu’une seule fois à avoir la moyenne de l’année, alors que je n’ai jamais eu de note en dessous de 10 de toute ma scolarité. (oups)

Je décroche totalement des cours et développe une excellente technique de « mode veille ». 

L’année de terminale est LA PIRE. À cause d’une réforme, j’ai passé mon bac d’histoire-géo en première. En terminale, mes journées étaient donc remplies de matières scientifiques avec une forte prédominance de maths et de physique, et un seul cours qui me plaisait : la philo.

J’en ai des frissons rien que d’y repenser. 

Tout ça pour dire que mon choix d’orientation au lycée était nul et qu’en plus il ne m’a jamais resservi : je n’ai JAMAIS refait de maths après le lycée. 

À part pour faire des règles de trois et calculer le prix des fringues à -30% pendant les soldes. Mais ça, je savais déjà faire au collège…

Bref, je n’aurais pas dû écouter les avis des autres et, si c’était à refaire, j’irais en L (le nom de la filière littéraire à l’époque). C’est en effet ce vers quoi mes centres d’intérêt pour la lecture, l’écriture et le débat d’idées me poussaient.

Pourquoi suivre mon intuition aurait été le meilleur choix pour la suite de études ?

J’ai vécu deux ans d’inintérêt et de glandage total à cause d’une erreur d’orientation, et cela m’a servi de leçon pour rectifier le tir pour la suite.

J’ai ainsi choisi de faire un an de prépa en ayant pour but de rentrer à Sciences Po, et mes efforts ont payé avec mon admission dans l’établissement d’Aix-en-Provence.

Cependant, j’aurais pu gagner du temps et des efforts en évitant un an de prépa, ainsi que deux ans nuls au lycée en choisissant la filière littéraire dès la première !

Eh oui, pour être préparée aux matières du concours d’entrée à Sciences Po, ce sont clairement les enseignements de la filière L qui sont les plus utiles.

C’est la filière dans laquelle les élèves engrangent le plus de culture générale en littérature, philo et histoire, et apprennent à écrire des dissertations. 

Or, les concours d’entrée à Sciences Po se composent de… dissertations d’histoire, de culture générale et de langue. 

Avec mon choix d’aller en S et sans investissement en dehors des cours, je n’avais donc aucune chance de me pointer au concours et de l’avoir ! (Attention, je ne dis pas qu’une prépa est indispensable pour réussir Sciences Po ! Si tu es en S et que tu bosses les matières du concours pendant ta terminale, c’est faisable, et FORCE ET HONNEUR A TOI !)

Choisis dès le lycée l’orientation qui te plaît !

Je t’invite donc, chère lectrice, à te faire confiance dès le lycée pour ton orientation.

Avec la réforme du bac, les anciennes filières disparaissent aujourd’hui au profit de « spécialités », mais je t’invite vivement à choisir celles qui te plaisent, et pas forcément celles que te conseilleront tes profs et tes parents ! 

Même si tu ne sais pas vers quelle voie tu te destines après le lycée, il y a de grandes chances que, comme moi, ton intuition soit la bonne et t’amène dans la bonne direction !

Et ça n’a rien de magique : matières et études qui te plaisent = plus d’intérêt et de motivation = de meilleurs résultats = une orientation vers des métiers qui te plairont et pour lesquels tu seras douée.

Ça a marché pour moi, qui me retrouve aujourd’hui en stage chez madmoiZelle à la rubrique actu société !

Fais-toi confiance si tu vises une filière sélective

Hop hop hop, ne pars pas, j’ai encore quelques conseils pour toi !

Fais-toi confiance si tu souhaites faire une filière dite sélective. Je te parle ici des classes prépa, des grandes écoles et autres Graals réputés inaccessibles !

Au lycée, « Sciences Po » résonnait en moi comme un mot mystique et m’évoquait de lointaines contrées inaccessibles au commun des mortels…

Au final, j’ai eu bien raison de croire que je pourrais y arriver, car avec du travail et si les matières du concours te plaisent, cela n’a rien d’impossible.

J’ai la chance d’avoir été poussée par mes parents qui ont cru en moi et m’ont encadrée dans ma scolarité depuis petite.

Ça n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. C’est pour ça que, si ta famille ou tes amis et amies ne croient pas en toi, fais-le à leur place et tente le coup !

Assume-toi si tu veux te lancer dans une voie réputée « bouchée »

Au contraire, si tu n’es pas intéressée par les filières sélectives et, il faut bien le dire, prestigieuses, je t’invite à dire FUCK. Et ce, même si tes enseignants et parents te mettent la pression.

J’ai ainsi rencontré plusieurs internes en médecine qui m’ont confié que, si leurs études étaient à refaire, elles ne le referaient pas.

Faire une grande école ou médecine pour satisfaire tes parents ne va pas t’épanouir, et c’est tout de même mieux si tu oses faire ce qui te plaît vraiment le plus tôt possible.

Même si, et heureusement, tu peux toujours recommencer autre chose plus tard. Je connais ainsi la mère d’une amie qui a tout plaqué pour reprendre des études et devenir avocate à 40 ans !

Mais bon, si tu peux t’épargner des années à étudier et travailler dans un domaine qui te saoule, autant le faire !

Moi-même, je me suis appliquée mes propres conseils. J’ai ÉNORMÉMENT hésité à choisir le Master journalisme de Sciences Po tellement j’avais peur devant la difficulté de ce métier et les nombreuses mises en garde que j’avais reçues.

On m’a dit que le secteur du journalisme était bouché, que je ne trouverais jamais de travail, que je ne gagnerais jamais ma vie… 

J’ai quand même écouté mon instinct, et pour l’instant tout roule, puisque j’ai trouvé mes deux stages de fin d’étude très facilement. On verra pour la suite, mais je préfère rester optimiste ! 

Je pense que si ton projet pro est cohérent et que tu choisis un domaine qui te plaît, le reste suivra !

Appel à dédramatiser : si tu te rates, tu peux toujours bifurquer, ou recommencer !

Les inscriptions sur Parcoursup ne sont pas encore closes, alors je te conseille de suivre ton intuition pour tes choix ! Pour rappel, tu as jusqu’au 12 mars.

Et pour te rassurer : quand je constate autour de moi le nombre de potes qui ont raté leur première année ou se sont trompés de voie, tu peux vraiment faire le pari de choisir ce qui te branche le plus, quitte à changer ou recommencer l’année d’après si tu t’es trompée !

Surtout que le système universitaire français est assez flexible et te laisse la possibilité de bénéficier de passerelles.

La preuve en est : ma petite sœur a commencé par une première année de droit qu’elle a détesté mais validé, a embrayé sur deux années de sociologie, et a décroché un Master en gouvernance de l’environnement, le secteur dans lequel elle veut travailler.

Moi-même, entre une année de prépa avant de rentrer en première année de Sciences Po et une année de césure l’année dernière, j’ai au final pris deux ans de « retard ». 

Qui ont, au final, été on-ne-peut-plus bénéfiques, car je n’aurais pas été prête à intégrer le marché du travail à l’issue d’un parcours universitaire linéaire et sans pause !

Et si tu n’es pas prise dans la « voie royale » pour accéder au métier de tes rêves, il y a souvent d’autres voies pour y arriver.

J’ai moi-même raté les concours d’entrée en école de journalisme, j’ai tout remis en question, j’ai songé à abandonner…

Mais j’ai persisté, et je suis aujourd’hui bien partie pour réussir dans cette voie !

J’espère que mon témoignage t’aura aidée à te faire confiance, à déstresser et à y voir plus clair dans tes choix d’orientation ! Viens me parler de tes interrogations et de ton expérience dans les commentaires !

À lire aussi : Les premiers résultats de Parcoursup sont là, voici la marche à suivre !

Faustine M

Faustine M


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Commentaires

zofa

Bonjour !
Petite réaction par rapport à une info, quand tu parles des internes en médecine qui ne referai pas ces études si c'était à refaire, et tu mets ça dans le contexte d'entourage qui met la pression
Je suis actuellement en 5ème année de médecine (après avoir fait 3 fois la première année, j'étais ultra motivée et je ne me voyais pas faire autre chose)
Et je pense que je dirais la même chose que ces internes : c'est beaucoup trop de sacrifices pour le résultat. La plupart des médecins et internes que je connait me disent la même chose, c'est sûrement la métier dans lequel ils sont le plus épanoui (quoique en ce moment avec le bordle à l'hôpital y'a pas mal de bien out) mais c'est tellement de sacrifices.
Enfin bref, tout ça pour dire que la plupart du temps, quand des internes disent ca, c'est pas par rapport a une pression de l'entourage pour faire un métier prestigieux, ces gens là ils passent rarement la première année ou abandonnent en avant l'internat
 

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