Les 5 coups de cœur Netflix du moment de la rédac de madmoiZelle


Parmi l'infinité de contenus que propose Netflix sur sa plateforme, qu'est-ce qui vaut vraiment le coup ? La rédac vous partage ses coups de cœurs ciné/séries du moment.

Les 5 coups de cœur Netflix du moment de la rédac de madmoiZelle

On sait, ne plus pouvoir se cuiter la tronche au PMU d’à côté est quasiment insoutenable. Au même titre que l’interdiction de dîner entre potes, pile poil pendant la saison des fondues, est dure à avaler.

Mais que voulez-vous, ainsi va notre actuelle réalité.

Toutefois, dites vous que ça pourrait être bien pire. 

On pourrait par exemple NE PAS AVOIR NETFLIX. Et ainsi se priver des tonnes de contenus dont nous abreuve la plateforme au sigle rouge chaque mois.

D’ailleurs, qu’est ce qui vaut vraiment le coup en ce moment ?

Petit tour d’horizon des contenus qui nous ont tapé en plein cœur, à part Le Jeu de la reine  et The Crown, que vous avez sans doute déjà poncés.

Mank, de David Fincher

S’il a un certain penchant pour les thrillers qui foutent les poils, Fincher sait également très bien réaliser de grands écarts filmiques.

Après les classiques qui ont fait de lui le cinéaste émérite qu’on connait, dont Fight Club, Seven, The Social Network et autres Zodiac, l’artiste aux mille casquettes revient aujourd’hui avec un film moins abordable que d’ordinaire, qui atterri directement sur Netflix.

Il ne sortira que le 4 décembre mais on a pu le voir un peu avant cette date, et bien qu’il ne soit pas facile de se mettre dedans, on vous le recommande.

Mank, c’est la lettre d’amour de Fincher à un cinéma éternel, un cinéma d’hier qui pourtant nous parle encore aujourd’hui. 

Mank, c’est un film caustique sur le Hollywood des années 1930, dans lequel le scénariste Herman J. Mankiewicz, un alcoolique patenté, essaie de boucler à temps le script de Citizen Kane d’Orson Welles.

Mank c’est donc une merveille qui parle d’une autre merveille, avec à son affiche certains des plus grands noms du cinéma actuel : Gary Oldman, Amanda Seyfried, Lily Collins.

On vous prévient, ça dure 2h15 et c’est en noir et blanc, mais vraiment, Mank vaut bien ces deux heures de votre temps.

L’Autre côté, de Daniel Écija

En 2045, dans un monde ravagé par une troisième guerre mondiale, Hugo, sa fille Marta et son frère Alex débarquent à Madrid après le décès la femme d’Hugo, lié à un virus d’ampleur mondiale.

Madrid est séparée en deux secteurs par un mur. D’un côté, il y a les privilégiés. De l’autre, il y a tous les autres, qu’on malmène ou qu’on laisse mourir dans des conditions infernales. 

Dans un monde aux natures ravagées, les démocraties sont devenues des dictatures régies par des chefs d’États abusifs qui font contrôler les moindres faits et gestes des populations par l’armée. Ainsi, celle-ci se croit tout permis et abuse de ses droits pour faire régner la violence.

Les thèmes de L’Autre côté ont cela d’impressionnant qu’ils résonnent très fort avec les sujets qui agitent notre monde aujourd’hui, comme l’oppression des forces armées, le coronavirus et les disparités sociales.

L’Autre côté c’est assez passionnant, et ça permet à la machine à penser de s’enclencher un peu.

Dash & Lily, de Joe Tracz

Dire que je suis absolument fan des films et séries de Noël serait un mensonge.

Mais je ne suis pas bornée non plus ! Quand un contenu est rafraîchissant et file un coup de boost au moral, il serait bien malvenu de ne pas l’avouer.

Et Dash & Lily figure parmi ces séries-là.

On ne s’en souviendra pas dans trois ans, c’est certain, mais j’ai pris un malin plaisir à la déguster comme une sucette au pain d’épices.

Bien sûr, cette fiction en huit épisodes de Joe Tracz se déroule à la période de Noël, lors de laquelle Dash et Lilly, deux personnes sans aucun point commun, échangent messages et défis dans un carnet rouge aux quatre coins de New York. 

Une fresque de la Grosse Pomme qui fait neiger les flocons sur notre moral affaibli.

Love & Anarchy, de Lisa Langseth

Restons dans les bons sentiments et dans les esperluettes avec cette fiction tout droit venue de Suède.

Un petit bonbon doux-amer qu’il fait bon déguster entre potes devant un gros bucket de poulet frit (ou de concombres à l’huile d’olive hein, chacun ses goûts).

Love & Anarchy, c’est l’histoire de Sofie, la quarantaine, qui habite dans une maison très design à Stockholm, a deux enfants plutôt brillants, et un mari ultra beau gosse.

Pourtant, elle se fait chier comme un rat mort et s’avère plutôt frustrée.

Son unique plaisir personnel ? Se masturber devant des pornos aux toilettes de sa baraque ou… au travail.

Le seul qui la comprenne semble être son père, un original, un marginal qui ne fait pas l’unanimité et qu’on enferme donc dans un hôpital psychiatrique contre son gré.

Alors qu’elle a décroché un job stratégique et haut placé dans une maison d’édition, elle y fait la rencontre de Max, un vingtenaire fringant qui s’occupe de l’informatique et avec qui elle commence par entretenir des échanges houleux.

Alors qu’il l’a prise en flagrant délit de masturbation, Sofie et lui entament un jeu de séduction qui passe notamment par des gages…

Love & Anarchy, en plus d’être franchement distrayant, déconstruit totalement le mythe — misogyne — de la cougar.

Trop rare pour ne pas être souligné.

La Vie devant soi, de Edoardo Ponti

Le gros point fort de Netflix, c’est sans doute d’allier grosses comédies romantiques réconfortantes et films d’auteur plus pointus.

Ainsi, il y en a pour tous les goûts.

Ce mois-ci, le film qui a su toucher notre cœur, c’est bien sûr La vie devant soi. Pour son histoire, pour l’histoire qui se cache derrière et surtout, SURTOUT pour son actrice principale.

Car c’est bien l’iconique Sophia Loren qui, des années après avoir raccroché du cinéma, s’illustre dans ce drame Netflix adapté de l’incontournable roman de Romain Gary. 

Réalisé par le fils de l’actrice, La Vie devant soi demeure une histoire de famille, comme c’était déjà le cas dans le livre de l’auteur.

La Vie devant soi se déroule dans une ville côtière de la Botte, où une vieille femme juive recueille un jeune musulman et tente de l’aider à trouver son chemin vers sa famille et la foi.

On ne vous en dit pas plus, on vous laisse savourer cette heure trente de délice italien.

Avec ces cinq contenus, vous avez de quoi passer encore quelques délicieux jours d’un hiver confiné !

À lire aussi : Alix sauvera t-elle le féminisme dans « Les Princes et les Princesses de l’amour ? »

Kalindi Ramphul

Kalindi Ramphul


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