Le Coronavirus, l’occasion parfaite de virer la bise de nos vies


Faustine a la phobie de la bise. Elle se demande si l’épidémie de Coronavirus pourrait mettre fin à cette coutume angoissante...

Le Coronavirus, l’occasion parfaite de virer la bise de nos vies

Sur tes réseaux sociaux, à la télé, à la radio, avec tes potes, IMPOSSIBLE d’échapper au sujet du Coronavirus (Covid-19).

Dans cette atmosphère virant parfois à la psychose, il est parfois difficile de ne pas être inquiète. Mais, face à l’affolement, je me suis posée une vraie question d’intérêt général, qui m’a remonté le moral :

Le Coronavirus pourrait-il bien nous débarrasser de la bise ?

La bise, pas la MEILLEURE idée face au Coronavirus

C’est vrai, quoi, je ne suis pas médecin, mais rentrer en contact rapproché avec le visage de tous les gens que tu connais ne me paraît pas être LA meilleure habitude pour endiguer l’épidémie d’un virus qui se transmet par :

« contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. »

(source : site d’information du gouvernement)

Et puis surtout, cette coutume qu’ont les peuples latins de se saluer en claquant la bise — entre un et quatre accolements de joues, parce qu’en plus, on n’est pas capable de se mettre d’accord entre nous selon la zone géographique — me hérisse le poil.

Coronavirus ou pas, pourquoi la bise me GÊNE

À cause de cette tradition française, je suis contrainte à vivre au quotidien de nombreuses situations malaisantes. 

Faire la bise quand j’arrive en dernier à une soirée

La situation gênante la plus classique, c’est l’arrivée en dernier à une soirée. N’étant pas une reine de la ponctualité, c’est le cas assez régulièrement.

Tu sais, ce moment où tu te tiens dans l’embrasure de la porte et que tu te retrouves devant une masse de 30 personnes à laquelle il va falloir, une à une, claquer une bise.

Bon, maintenant, j’assume mon asociabilité et je me soustrais à la tâche en lâchant un petit coucou de la main et une salutation générale un peu gênante :

« Euh trop la flemme de faire la bise bonjour à tout le monde haha. »

Mais j’ai déjà fait l’erreur d’entreprendre le de faire la bise au groupe… Et quand tu as commencé, difficile de t’arrêter à mi-chemin sous peine de vexer celles et ceux à qui tu ne feras pas l’honneur de tendre la joue.

Faire la bise dans mon établissement scolaire, l’ANGOISSE

Au collège, au lycée et à l’université, je ne savais JAMAIS à quelles personnes faire la bise et à quelles personnes ne pas la faire.

Bien sûr, les codes sont établis entre amis proches, que l’on choisisse de se la faire ou pas…

Mais comment suis-je supposée savoir si je suis dois faire la bise à cet individu que je croise dans un couloir, connu vaguement en soirée et dont je ne suis plus certaine de me rappeler le nom, mais au demeurant sympathique ?

(Et à qui, sous l’effet de l’alcool, j’ai accessoirement raconté toutes les étapes de ma rupture avec Jean-Mi en pleurant sur ses genoux pendant deux heures ?)

Savoir si je dois faire la bise ou pas me plonge dans des affres de stress

Je n’ai alors que quelques secondes, le temps de traverser les 3 mètres qui me séparent de cette personne, pour analyser la situation, peser le pour et le contre, faire un tableur Excel mental pour calculer la balance bénéfice-risque.

Mon cerveau quand je me pose la question de faire la bise or not to faire la bise

Si je m’avance pour lui claquer la bise alors que la personne ne comptait pas me la faire, la situation va-t-elle être gênante ?

Et si, PIRE, je tends ma joue mais qu’elle ne remarque même pas mon geste, m’ignore, et continue sa route ? (C’est vrai après tout, peut-être qu’elle ne se souvient pas de qui je suis ?) (peut-être serait-ce mieux pour tout le monde)

Sommes-nous assez seules pour que personne ne remarque je me prends un vent ? Rien que d’imaginer cette éventualité me plonge dans un malaise abyssal.

Les stratégies d’évitement face à la bise

L’option numéro 2, c’est de tracer ma route en faisant semblant de ne pas voir la personne et de feindre la surprise si cette dernière m’arrête avec la volonté de me claquer cette fameuse bise. 

Problème : si je l’ignore, elle peut prendre ça pour de l’hostilité, sans imaginer une seconde que c’est cette histoire de bise qui me plonge dans un état proche de la crise d’angoisse.

QUE FAIRE ?

Le temps que j’arrive au niveau de ladite personne, j’ai en général le cerveau trop cramé pour prendre une quelconque décision et, soit dit en passant, je commence à dégager une forte odeur de sueur.

J’implore le Coronavirus de me débarrasser de la bise

Alors si ce FUCKING Coronavirus pouvait AU MOINS servir à quelque chose en me débarrassant de cette coutume prise de tête et pas des plus hygiéniques…

Me poser un milliard de questions à la seconde pour décider si, oui ou non, je vais coller ma joue à celle d’un ou d’une semi-inconnue me fait en effet dépenser une énergie folle, que je pourrais employer de façon plus utile.

Je me suis rendue sur le site gouvernement.fr/info-coronavirus avec l’espoir de voir dans les consignes sanitaires, régulièrement mises à jour, des recommandations anti-bise.

Recommandations officielles sur le Coronavirus et la bise

Décortiquons les recommandations du gouvernement ensemble.

« Surveillez votre température 2 fois par jour si vous avez été dans une zone à risque. »

Hmmm… Je vois mal comment cela va me préserver de la bisette.

« Évitez toute sortie non-indispensable. »

Ah ! Voilà qui va dans le bon sens. Moins de sorties, moins de personnes à qui faire la bise.

« Travailleurs/étudiants : vous pouvez retourner travailler en l’absence de symptômes. »

Merde alors, il va falloir retourner croiser des gens à qui potentiellement faire la bise dans les couloirs de l’université…

Bon, pour l’instant, toujours pas de recommandation précise sur la bise…

« Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades. »

On y est !!! Je pense qu’on peut prendre ça pour une indication qu’il faut ÉVITER de se faire la bise.

J’espère que ce conseil se transformera en interdiction FORMELLE et officielle de bise en France.

Trêve de plaisanteries, pour finir. Si limiter les bises peut effectivement constituer un geste barrière face au Coronavirus, voici un petit rappel des recommandations du Ministère de la Santé !

À lire aussi : Je suis une jeune femme « à risque » pour le Coronavirus (Covid-19)

Faustine M

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Commentaires

pi.cassoux

J’ai la bise en horreur depuis toujours... avec mes amis vraiment proches, quand on se dit bonjour on se serre dans les bras. C’est quelque chose qui a toujours été naturel pour nous. Maintenant qu’on habite tous loin les uns des autres çà sonne encore plus juste que de se faire la bise.
Au delà de ça je n’ai jamais été à l’aise avec la proximité physique quand je ne suis pas très proche d’une personne, donc à part ceux que je serre dans mes bras, je n’aime pas pas ça. Je suis vendeuse et je garde toujours mes distances avec les clients, je me tiens naturellement à environs un mètre d’eux. Et quand certains veulent me poser la main sur le bras pour me accompagner le geste au remerciement ça me gêne.
Cet hiver j’ai eu droit à la grippe (2fois), la gastro (2 fois) et a l’angine (1fois seulement Dieu merci), et étant donné que je par temps froid je ne sors que pour aller travailler, je sais que c’est à force d’avoir côtoyé autant de clients (merci les achats de noël) qui ne peuvent pas s'empêcher de se coller à 30cm de nous pour nous parler que j’ai été autant de fois malade.
Depuis novembre on a déjà pris la précaution de ne pas se faire la bise entre collègue (chose qui m'énervait vu que quand tout le monde le fait tu te sens UN PEU forcé...) pour ne pas que les maladies tournent dans l’equipe, donc on est rodés.
J'espère sincèrement que les gens vont prendre et garder la bonne habitude d’être chaleureux uniquement avec leurs mots, pas besoin de contacts physiques pour se montrer qu’on s’apprécie... au delà du coronavirus, il y aurait sûrement beaucoup moins d’épidémies hivernales sans ça.
Et puis ça éviterait pas mal de moments gênants quand on change de région, chez moi c’est 3 bises dans ma famille c’est 2 donc avec les allers retours où que je sois, soit je me prends des vents soit j’en mets. La bise c’est juste un truc ultra gênant que tout le monde fait parce que « les coutumes », bah moi j’en pense que les coutumes c’est souvent archaïque et très souvent degueulasse.
 

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