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8 ans après le Rana Plaza, la fast fashion promet à nouveau de protéger les travailleuses du Bangladesh

Des géants de la fast-fashion fabriquant les vêtements à petit prix qu’on ne connaît que trop bien se ré-engagent pour améliorer les conditions de travail et de vie des travailleuses textile, au Bangladesh et au-delà.

Près de huit ans après l’effondrement dévastateur des ateliers de misère du Rana Plaza qui avait tué 1134 personnes à Dhaka (Bangladesh) en 2013, on aurait presque pu oublier ce scandale.

Mais les promesses de faire plus attention à la façon dont on produit et consomme les vêtements aux prix si petits qu’ils coûtent des vies, confectionnés au bout du monde par des travailleuses textile sous-payées dans des conditions honteuses, n’ont pas toutes été oubliées.

Le précédent accord venait de se terminer, en pleine pandémie

Dans le cadre de l’Accord international pour la santé et la sécurité dans l’industrie du textile et de l’habillement, plusieurs marques s’engagent, dont H&M, Zara, ou encore Uniqlo, à continuer de protéger les travailleurs et travailleuses textile, dont écrasante majorité sont des femmes : elles représentent environ 80% de cette masse salariale sous-considérée.

« Maintenant qu’un nouvel accord international a été annoncé, il est essentiel que toutes les marques — à la fois celles qui ont signé l’accord précédent et celles qui ont toujours refusé de le signer — rejoignent ce programme pour que son travail soit aussi étendu que possible. #ProtectProgress », a tweeté le 25 août 2021 l’association Clean Clothes qui oeuvre pour améliorer les conditions de travail et de vie des ouvriers textile dans le monde.

« Continuer », oui, car ce nouvel accord s’inscrit dans la lignée d’un précédent, signé suite au scandale du Rana Plaza. Sauf que ce premier contrat devait expirer officiellement en mai 2021, alors que la pandémie n’est pas terminée et a déjà fortement fragilisé les maillons les plus faibles de l’industrie de la mode, à savoir les travailleuses textile du Sud global.

D’après le Vogue britannique, ce sont près de 16,2 milliards de dollars de commande qui ont été annulés ou impayés rien qu’entre avril et juin 2020. 

Un nouvel accord renforcé, pour mieux protéger les travailleuses textile

Grâce à la pression de plusieurs syndicats, ce nouvel accord va bien pouvoir entrer en vigueur dès ce 1er septembre, afin de renforcer les droits des travailleurs et travailleuses textile pour que les progrès réalisés ne s’effondrent pas à leur tour.

Kalpona Akter, directrice exécutive du Bangladesh Cenfer for Workers Solidarity, vient d’expliquer au Vogue Britannique l’importance du renouvellement et même renforcement de ces mesures : 

« Ce nouvel accord ne concerne pas que les problèmes structurels, de sécurité incendie et électrique. Cette nouvelle initiative examinera la santé et la sécurité comme un ensemble. Cela s’appliquera également dans d’autres pays de production, pour apporter des améliorations similaires à celles qui ont été apportées au Bangladesh. Cet accord sauve des vies. »

Il s’agit d’un accord juridiquement contraignant — si les marques ne respectent pas leurs engagements, elles devront en répondre devant les syndicats et les tribunaux.

Si la liste complète des marques signataires devrait être révélée le 1er septembre 2021, on connaît déjà la présence de Zara, H&M et Uniqlo, soit trois géants de la fast-fashion extrêmement influents. Ce qui est un bon signe pour la santé des travailleuses textile, à condition que le grand public aussi continue de rester vigilant et de maintenir la pression sur les marques pour qu’elles continuent à œuvrer vers plus de transparence et traçabilité dans la mode

À lire aussi : 28 personnes sont mortes au Maroc en fabriquant nos vêtements : nous devons changer les choses

Crédit photo : remy-gieling-KP6XQIEjjPA-unsplash


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