Cinq leçons que j’ai apprises sur moi en une semaine de Wwoofing

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Elise a fait du Wwoofing pendant ses vacances d'été ! Elle te raconte quelques petites choses qu'elle a apprises sur elle-même grâce à cette expérience inoubliable.

Cinq leçons que j’ai apprises sur moi en une semaine de Wwoofing

Il y a quelques jours je suis partie faire du Wwoofing dans le sud de la France, à côté de Toulouse. J’y suis allée sans trop savoir à quoi m’attendre, les quelques témoignages que j’avais lu dans un coin de ma tête pour seul bagage.

Je vous raconte des bobards, je suis partie avec mon copain et on avait deux gros sacs et une tente, mais bref.

Cette semaine m’a fait tellement de bien qu’en écrivant dans mon petit carnet je me suis dit que j’allais en parler ici aussi, parce que j’ai adoré l’expérience et que si je pouvais, j’y retournerai demain.

Ma première expérience de Wwoofing, plantons le décor

Ce séjour s’est déroulé avec pour hôtes Amélie et Samuel. Je suis Amélie sur son site Bambichoses depuis 5 ans, c’est une femme incroyablement déterminée et inspirante, j’y reviendrai.

Ajoutez César, le fils d’Amélie, Maya le chihuahua et Lennon le chien blanc, 3 autres wwoofeurs, mon copain et moi, et vous avez le topo.

Notre mission était de contribuer à l’avancée des travaux dans leur propriété, une petite cabane au bord d’un lac, un peu perdue dans la campagne. Laissez-moi vous dire que le cadre était plus qu’idyllique.

Le cadeau quand on se lève tôt 🕊

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Tu vois la tente blanche ? C’est la nôtre. Côté vue le matin au réveil, c’était vraiment pas dégueu, donc.

Maintenant que le décor est planté, je vais pouvoir vous donner ces 5 leçons que j’ai apprises sur moi en sept jours de Wwoofing.

1. J’aime travailler dehors

Je suis quelqu’un de manuel, j’aime dessiner, coudre, tricoter, broder, découper, bref, je suis à l’aise avec mes 10 doigts. Mais je sais pas pourquoi, scier du bois je laissais ça aux autres, à mon copain par exemple.

J’ai toujours vu mon père passer la tondeuse, mon oncle conduire son tracteur pour aller aux champs, mais je n’ai jamais été demandeuse ou sensibilisée à ce genre d’activité quand j’étais gamine.

Je m’en suis rendu compte en discutant avec Clara, une wwoofeuse pétillante qui me racontait qu’elle est la seule de ses frères et sœurs à aimer bosser dehors, et que son père l’emmenait sur sa tondeuse déjà petite.

Pendant tout le séjour, j’ai découvert que j’étais capable de faire pareil. Scier des bûches ? Pas de problème, on m’a appris. Maîtriser le feu alors que j’en avais peur, c’est fait. Débroussailler ? C’est Clara qui m’a montré comment faire ET J’AI KIFFÉ ! Désherber, je détestais ça, mais maintenant ça me vide la tête.

Je suis même allée chercher des champignons pour la première fois de ma vie, et je pense que j’ai découvert une nouvelle passion chez mon chéri.

Moi quand je suis pas sûre d’avoir trouvé le bon champignon

Le fait d’être dans une dynamique de groupe d’hyper passionné•es, ça te permet de poser toutes les questions du monde sans jamais être jugé•e. Et ça donne des ailes.

Dès que je ne savais pas faire quelque chose, j’avais envie d’apprendre : un point pour le Wwoofing.

2. J’avais tort, manger végan c’est LE KIF

Passionné•es de cuisine, Amélie et Samuel m’ont prouvé que la nourriture végane, c’était loin d’être la tristesse de l’assiette.

Je ne mange plus de viande depuis quelques années déjà, et même si je suis toujours curieuse de tester des recettes végétariennes ou véganes, je me suis demandé ce qu’on allait bien becter pendant 1 semaine.

Laissez-moi vous dire, j’ai jamais autant kiffé manger que pendant ce séjour !

À chaque repas, on cuisinait ensemble, sous les directives bienveillantes de nos hôtes (Amélie est traiteur), dans une ambiance hyper conviviale.

J’ai redécouvert la betterave crue et les côtes de blettes ! Spéciale dédicace au Super Sensas’, le burger aux cèpes de Samuel qui est le meilleur hamburger que j’ai JAMAIS MANGÉ DE MA VIE.

Ces délices associés à nos longues conversations ouvertes m’ont sérieusement fait réfléchir à mon régime alimentaire et m’ont fait remettre en question tout mon mode de vie. Il faut que je me l’avoue, la proximité avec la nature me manque cruellement.

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3. J’aime être avec des enfants

Je précise tout de suite, je ne déteste pas les enfants. Mais je sais jamais trop comment me comporter avec eux.

« Normalement », me direz-vous. Mais je crois que j’avais du mal à le faire.

César, le fils d’Amélie, est un petit garçon incroyable qui n’est pas scolarisé.

C’est le gamin le plus chouette que je connais. Il pose plein de questions auxquelles tout le monde se fait un plaisir de répondre, il a un raisonnement en béton qui te laisse pantois et une joie de vivre très communicative.

On va essayer le nouveau tricycle de maman et César ❤ #bike #memeveloquemartine

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Meilleure bouille de l’univers

L’apprentissage libre, c’est un débat très tumultueux au sein du système français, et j’ai vu Amélie défendre son point de vue sur l’éducation avec tout son coeur.

Je n’ai jamais rencontré des gens aussi inspirants, qui n’hésitent pas à se remettre en question constamment, qui ont changé de mode de vie à tous les étages et qui avancent en se serrant les coudes.

César et moi on a joué ensemble avec des règles sans aucun sens mais qu’on comprenait tous les deux, et ça m’a rappelé que c’était bien plus marrant comme ça.

À la fin du séjour, il nous a dit qu’on avait le droit de revenir parce qu’il nous aimait bien. Quand un gosse vous dit ça, vous savez que ça vient du plus profond de son coeur. Et ça vaut son pesant d’or et ça m’a vraiment dé-constipé avec les enfants.

4. Finalement, je suis du matin

Depuis que j’ai fini mes études supérieures, le sommeil c’est sacré. J’ai fait tant de nuits blanches que je suis quasi obsédée par l’idée de dormir le nombre d’heures suffisantes. Oui mais finalement, suffisant par rapport à quoi ?

En général, je tourne mille ans dans mon lit en attendant le sommeil, je me réveille régulièrement.

Pendant le séjour, on se couchait vers 23h/minuit (bon sauf le premier soir qui m’a crevée, on dormait à 21h comme des papis) et on se levait à 6h30.

Ça pique la gueule, mais finalement si t’écoutes ton corps, tu sens qu’il est suffisamment reposé même si tu bosses physiquement la journée.

Je dormais moins mais je dormais mieux, et j’avais le temps de faire plein de choses avant de débuter la journée, de méditer, écrire, préparer la table du petit déjeuner et même arroser le jardin.

Tiens tiens, ça sonnerait pas comme le Miracle Morning ça ? Il serait peut-être temps de tester pour moi !

5. J’ai envie d’apprendre à me connaître plus que jamais

Là je rentre vraiment dans le perso (vous pourrez vous dire qu’on se connaît mieux maintenant) mais il y a quelques mois j’ai commencé le yoga et ça m’a ouvert pas mal de portes.

Inutile de préciser que d’avoir Fab Flo et Clem Bodoc ainsi que toutes mes merveilleuses collègues autour de moi m’aide aussi au quotidien à me mettre face à qui je suis.

On va pas se mentir, l’introspection ça fout les jetons. « Ha oui je suis comme ça tiens », mais c’est pas grave, au contraire.

C’est finalement le chemin le plus excitant que j’ai jamais commencé à prendre, même si j’ai l’impression d’avancer à l’aveuglette et que j’ai peur de me prendre des fossés.

Zoéline (une autre wwoofeuse de qualité) et Amélie sont très branchées développement personnel, et on a passé plusieurs après-midi à discuter, à se confier, à se faire rire. J’ai une liste de lectures longue comme ma bite le bras et j’ai déjà commencé à bouquiner.

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On fait le bilan de mon expérience de Wwoofing, calmement

Tu l’auras compris, ce séjour m’a vraiment mis une grosse tarte dans la gueule. Je voulais faire du Wwoofing avant tout pour rencontrer des gens et je suis repartie avec tellement plus que ça ! Je prends le temps de cuisiner autrement et de tenter des trucs. Je lis des livres qui me font me poser plein de questions.

J’écris dans mon journal tous les jours. J’ai à nouveau plein d’idées de créations et de projets personnels et surtout j’ai rencontré des ami•es. On a même déjà prévu de se revoir.

Le retour sonne comme une fin de colonie de vacances. On se laisse des mots, on s’échange les numéros, on se fait des gros câlins un peu humides en se faisant des blagues qu’on sera les seuls à comprendre.

Le retour à la réalité et à la ville m’a fait mal au coeur, mais je suis surtout pleine de gratitude d’avoir vécu ça aussi bien entourée.

Tu as déjà fait du wwoofing ? Quel est ton meilleur souvenir ?

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Elise S.

Grande fan de textiles arrivée en août 2016 dans la team mode-beauté, Elise partage sur madmoiZelle tout ce qui la transcende : la couleur, les motifs, les chaussettes, Wham!, la « petite » création… et parfois tout ça en même temps. Ne t’inquiète pas, cela dit : elle ne te forcera jamais à porter des épaulettes. Ni des faux cils. Pas de menaces.


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