Le ski, ce « sport de riches » pas si inaccessible, vous tend les bras !

Le ski a la réputation d'être un sport de riches, qu'on apprécie que si on a commencé très jeune... Tu es fauché•e et tu te dis que c'est pas pour toi ? Détrompe-toi !

Le ski, ce « sport de riches » pas si inaccessible, vous tend les bras !

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat commercial avec l’UCPA.
Conformément à notre Manifeste, on y a mis ce qu’on voulait.

Les sports d’hiver sont perclus d’idées reçues : réputés hors de prix, on ne s’imagine pas « partir au ski » quand on n’a pas un compte en banque bien rempli. En plus d’être un gouffre financier, on fait pas plus accidentogène, sérieux ! C’est la fête aux fractures, surtout quand on est un•e débutant•e… Non ?

Cet article est garanti 100% sincère, c’est pourquoi je vais commencer par une confession absolument véridique : j’ai appris à skier à 8 ans. C’était les pires vacances de ma vie. Pire que la semaine où je me suis pété les deux poignets en chutant à snowboard, oui oui oui.

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Voilà voilà.

Alors je t’arrête tout de suite : avant de fermer l’onglet en soupirant « CQFD », laisse-moi te conter l’histoire de mon rapport à la neige et aux planches qui glissent dessus !

Premiers pas dans les chaussures de ski

J’avais 8 ans, et mon père m’a dit : « il faut que t’apprennes à skier, sinon tu vas le regretter ». C’est-à-dire que lui, il avait appris « à la dure » comme on dit, après 20 ans, quand ça fait mal de tomber. Alors que dans l’enfance, c’est nickel ! On est tout mou tout souple, y a rien qui casse, tout qui plie, rien qui lâche, et on aime tomber dans la neige, en plus ! Il ne voulait pas que « je rate le coche », la bonne fenêtre pour acquérir le sacro-saint plaisir de la glisse, avant qu’il ne se paie. (Au sens propre, comme au figuré !)

Et me voilà embarquée dans la 2ème colo de ma vie, et la pire aussi : on ne nous laisse rien faire, tout est chronométré, on passe beaucoup plus de temps à se préparer, à attendre, à avoir chaud, envie de pisser, chaud, attendre, écouter le moniteur, regarder les autres, avoir froid, attendre, avoir envie de pisser, avoir froid, attendre, QU’À ENFIN SKIER NOM DE DIEU.

À lire aussi : Test – Es-tu patiente ?

« J’ai eu mon premier orgasme à huit ans »

J’ai passé les 3 premiers jours de cette colo à alterner entre tomber en avant et tomber en arrière, et j’ai chuté si fort que mes bras s’en souviennent (y a une ref) (non pas celle-là). Mais au dernier jour de cette semaine d’enfer (littéralement, L’ENFER), je ne le croyais pas moi-même : c’était l’extase. Oui, j’ai eu mon premier orgasme à huit ans, écoutez, c’était sur une piste bleue.

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Pas ce bleu-là. Aucun rapport. Circulez.

Leçon numéro 1 : le ski, c’est pour les gens qui en ont envie

Je regrette sincèrement avoir eu la main forcée, et surtout de m’être laissée dire que j’allais « en chier au début », et qu’ensuite ça irait. Même à cet âge, j’ai écouté les adultes me dire « c’est un mauvais moment à passer, mais après, promis, tu vas adorer ! ». En vrai, j’aurais adoré tout de suite… si j’avais pu apprendre selon mes conditions.

Les injonctions à vénérer le ski ont le don de m’agacer à l’infini

Avoir envie, c’est essentiel, on ne le dira jamais assez. Je suis convaincue que c’est pareil pour le ski. Les « ah mais tu sais pas ce que tu rates » et autres « c’est juste la meilleure sensation au monde, je plains ceux qui ne pratiquent pas » ont le don de m’agacer à l’infini. Non, c’est pas pour tout le monde, alors plutôt que de prendre de haut les gens que la perspective d’une pente abrupte paralyse, je préfère leur dire la vérité : c’est l’une de mes sensations préférées de l’univers, et je voudrais que tout le monde puisse y avoir accès, ne serait-ce que pour s’y essayer, si envie il y a…

J’ai de la chance : j’ai pu tester les Deux. Apprendre jeune, et apprendre « vieille » mais avec l’envie de le faire. Comment c’est possible, me diras-tu ? Aie confiance jeune padawan des neiges, et suis le guide.

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Oui bon. Ne me suis pas aveuglément non plus. C’est fatigant ce running gag…

La glisse, ça s’apprend vite et bien

J’ai acquis le super-pouvoir de l’équilibre à ski. Dix ans plus tard, c’était le snowboard.

Donc, à 8 ans, j’ai passé six jours à tomber en groupe. Point positif : je suis ressortie de cette semaine de torture avec le super-pouvoir de l’équilibre à ski. À 18 ans, j’étais au Canada, et quand on m’a emmenée skier, j’ai vite déchanté. Habituée aux sommets des Alpes, les quelques pôv’ pistes du domaines des « Trois Rivières » m’ont lassée au bout d’une demi-journée. Tourner en boucle sur deux versants et demi, non merci.

Dès le lendemain, je troquais des skis contre une planche de snowboard, avec la ferme intention d’apprendre à tenir dessus avant la fin de la semaine. Tenir dessus debout, cela s’entend.

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J’AI DIT « DEBOUT ». ARRÊTEZ MAINTENANT.

OK, j’ai passé beaucoup de temps à tomber. J’étais sur la « Bunny Hill », littéralement « la piste des lapins » (on ne se moque pas) (j’ai dit : on ne se moque pas) (ARRÊTEZ DE RIRE SVP).

« Le chutomètre », unité de mesure de l’apprentissage sauvage

Je tombais beaucoup, mais je n’étais pas la seule. Telle une Sioux, j’écoutais d’une oreille les conseils des moniteurs à leurs client•es, et je tentais de les reproduire. De temps à autres, mes ami•es passaient constater mes progrès, et y allaient de leur contribution : « plie les genoux », « tourne les épaules », « redresse-toi », « penche-toi vers l’avant »

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Photo authentique, janvier 2004. Notez l’effort mental produit pour ne pas chuter durant la remontée mécanique. Mes sourcils (inexistants à cette époque) s’en souviennent.

Oui, l’inconvénient de cette méthode d’apprentissage « à l’arrache », c’est l’absence totale de rigueur. J’ai dû tester par moi-même ce qui était plus efficace entre « se redresser » ou « se pencher en avant ». Au chutomètre (unité de mesure de l’apprentissage sauvage de la glisse), c’était plutôt « se pencher en avant » (parce qu’on tombe de moins haut) (c’est un peu logique, au fond).

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Non, c’était pas à cette occasion. JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRÊTER.
GISCARD, REVIENS, ILS SONT DEVENUS RELOUS
.

Après le bad, le kif

Alors oui je parle franglais, mais nous autres les « riders » de « snow », ce dialecte chelou à mi-chemin entre Shakespeare et Molière, c’est notre « flow », la bonne « vibe », tu peux pas test. Nous parlons « la glisse », le « freestyle », le kif, si tu préfères. C’est-à-dire qu’à force de galérer, j’ai fini par apprendre à descendre une piste sans tomber. Par moi-même. Et OH BOY. Deuxième orgasme, vraiment.

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©Clément Allaire

Je sais que c’est cliché, mais je sais désormais défier la gravité

J’sais même pas comment le décrire. J’avais appris, par moi-même, à défier la gravité. Je sais que c’est cliché de le dire, mais c’est vraiment ce que je ressens, en haut d’une montagne, quand je regarde le vide et que je me lance dedans, les pieds fixés sur une planche qui crisse en écrasant les flocons. Ça va vite mais pas tant, et puis j’ai un casque, des gants, si je tombe ça fait un bruit de matelas, en vrai je tombe pas, je fends la glace et le vent dans un sifflement flatteur, libérateur et grisant.

C’est pas tant moi qui vais vite, c’est le vent qui hurle, parce qu’il souffle plus fort et plus vite à cette altitude, surtout quand on le fend. C’est comme voler mais près du sol, c’est comme être Flash sans super-pouvoirs, c’est comme avoir un don juste en se laissant aller dans la pente !

C’est l’une des meilleures sensations au monde, en tout cas de celles que je connaisse, mais je suis assez confiante parce je trouve qu’au fond, c’est encore mieux que le sexe : ça dure plus longtemps, et la vue à elle seule est une jouissance incroyable.

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©Bruno Longo — on n’est pas mal, écoutez

Je sais ce que tu te dis, toi la novice, toi l’apprenti•e : c’est pas pour moi, moi je me plante, j’suis pas sportif•ve, j’ai peur pour mes genoux, j’ai mal aux cuisses, je tiens pas debout, surtout quand ça glisse ! Mais ce n’est pas un don qui s’hérite, c’est un privilège qui s’apprend.

J’aurais pu écrire : c’est un privilège qui se paie, mais ça c’était avant. Avant que l’UCPA n’enfonce le mur de l’argent.

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MAIS STOP ENFIN. Hors sujet, làààà.

Où apprendre à skier à l’âge adulte ?

J’ai déjà parlé de la pédagogie des moniteurs et monitrices de l’UCPA, notamment dans mes comptes rendus de voyages en plongée, en voile et en catamaran.

Dans l’apprentissage de la glisse, il n’y a vraiment pas de place pour les commentaires négatifs de type EPS-au-collège quand on te traitait de « feignasse asthmatique »* parce que t’avais pas d’endurance. Les premiers pas sur les skis sont plus ou moins difficiles selon les facilités des un•es ou des autres.

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*Malheureusement authentique

La traumatisée des cours de gym (et de la colo de ski !) que j’étais s’était juré de ne plus remettre les planches dans un cours de glisse, et certainement pas un cours collectif. Et puis, avril 2013, je me laisse tenter par une semaine de snowbaord « mi-temps encadré » à Val d’Isère, avec l’UCPA… En me disant que je ne suis pas obligée de suivre les cours si ça me gonfle : après tout, du snow, ça fait 8 ans que j’en fait, pas super bien certes, mais je tiens debout sur l’engin et je prends mon pied, alors ça me va.

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Je suis arrivée à ce stage en étant « à l’aise sur les pistes bleues, parfois je dérape dans les rouges trop pentues », et j’en suis repartie capable de faire des virages dans une noire, et de descendre hors-piste. Et BIEN SÛR le tout en kiffant comme pas permis.

Du coup, j’ai revu mes préjugés sur les cours de glisse, et je n’attends que la fin des vacances scolaires pour refaire mes réflexes dans les meilleures conditions. Depuis la chute qui m’a coûté 6 semaines de plâtre aux deux poignets, j’ai pris deux décisions en ce qui concerne ma pratique du snowboard :

  • Refaire des stages encadrés avec l’UCPA
  • Ne pas enlever mes protège-poignets. JAMAIS !

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Première remontée mécanique sans tomber, tentative en solitaire n°6435790,
janvier 2004

Le ski pour toutes les bourses, c’est maintenant

On va pas se mentir, une semaine de ski, c’est pas donné. On fait le calcul ? Prenons Tignes, une station renommée :

Soit un budget minimum de 610 € pour une snowboardeuse, sans compter l’alimentation, ni aucun loisir autre que le ski.

Rajoute 7 jours de bouffe, et la facture s’élève à 3 mois de loyer (en province — à Paris, tu sous-loues ton appart une semaine sur AirBnb, et t’es couvert•e). Total ? Budgétise bien 1000 balles pour une semaine de ski en solo, mon ami•e… Allez, si tu as dans tes potes, l’heureux propriétaire d’un châlet en montage, bravo ! Dégage la loc’ de ton budget, ajoute l’alcool, compte le matos, le forfait, les courses et les trajets : tu es toujours à 700 ou 800€ pour une semaine de vacances. Ça pique ? Comme le froid sur les pistes ? Je sais…

Pourquoi je t’ai saucé•e comme ça avec mes mémoires des neiges, si c’est pour te laisser hypothéquer un rein pour t’essayer à la glisse ? Parce que j’ai recommencé à partir en vacances de ski le jour où j’ai découvert l’UCPA, et ses tarifs spécialement pensés pour les bourses réduites (on parle de budget bien sûr).

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Une semaine à Tignes à partir du 6 mars : 555€ transport compris au départ de Paris

La semaine de ski à moins de 600€, c’est possible !

On est train de parler d’argent alors qu’au départ, je parlais de passion. Il paraît que ces choses merveilleuses qu’on kiffe au-delà de toutes considérations matérielles, « ça n’a pas de prix »… sauf que les loyers se paient, et la bouffe aussi, même les pâtes au pesto premier prix.

Je reprends l’exemple de la station de Tignes, pour laquelle j’ai fait des recherches dans l’hypothèse d’une semaine de vacances à partir du week-end du 6 mars. Par mes propres moyens, ça donne plus de 600€ sans les repas. Avec l’UCPA, ça donne 555€ en pension complète, tout compris au départ de Paris. (Le transport est proposé depuis de nombreuses villes de province  !)

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  • Hébergement en pension complète
  • Cours collectif à mi-temps
  • Forfait + matériel à plein-temps
  • Animations d’après-ski
  • Transport

L’offre « Happy Ski » est réservée aux étudiant•es ayant entre 18 et 25 ans : ce sont des places réservées à 485 € la semaine hors transport ! Soit, pour une station réputée comme celle de Tignes, même pas le prix du forfait semaine + l’hébergement + la location du matériel.

À lire aussi : Idées de vacances sportives « tout compris » à petit budget avec l’UCPA

C’est vrai que c’est cher d’aller skier une semaine ; j’en avais pas conscience quand mes parents nous y emmenaient tous les hivers. Le transport c’est coûteux, les locations sont hors de prix, les remontées mécaniques, c’est 5 fois ton abonnement mensuel de bus/métro alors que c’est pour 4 fois moins de temps, et si c’est pour manger des pâtes tous les soirs et un sandwich au beurre tous les midis, sont-ce bien des vacances ?

Petits prix, grosse ambiance

L’UCPA, rappelons-le, est une association (L’Union des Centres de Plein Air), dont l’une des missions est précisément de favoriser l’accessibilité des sports d’extérieur aux jeunes (qu’on appelle « outdoor » quand on est jeune, justement). Et ça passe par baisser considérablement le prix de certaines activités dites « de riches » comme le golf ou le ski.

Mais prix bradés ne signifient pas confort au rabais ! Si certains centres commencent à dater, d’autres ont bénéficié de rénovations récentes, et sont désormais d’un standard équivalent à certains hôtels : Tignes par exemple, mais aussi Argentière et Val Thorens ont été considérablement « rafraîchis » récemment.

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Cette photo (2004) ne respire-t-elle pas le bonheur, la joie de vivre, l’amour de la glisse ?
(Et un choix douteux d’épilation des sourcils ?)

À trois, on y va ?

En Happy Ski, le chef (moi) vous propose…

À partir du 21 février :

Et ça continue en mars ! Happy Ski toujours, à partir du 6 mars :

Mais il n’y en a pas que pour les 18-25 ans étudiant•es ! Ces séjours sont ouverts à tou•tes :

En mars, les prix commencent à baisser (fin des vacances scolaires le 6 mars !) :

Et en avril, les prix commencent à devenir vraiment intéressants… L’enneigement dépend bien sûr de la météo (mais c’est aussi le cas en pleine saison !). Dans les stations d’altitude, les conditions de ski de printemps peuvent être exceptionnellement agréables, lorsque la neige est fraîche mais que les températures de jour restent clémentes :

Ça vous tente ? Personnellement je vous dis à très vite sur les pistes pour un p’tit stage de perfectionnement (sponsorisé par la raclette et le vin blanc), le tout sans oublier la crème solaire, le stick lèvre et les gants !

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ET LES PROTÈGE-POIGNETS OUI ON A COMPRIS.

Tu es plutôt ski ou snowboard ? Rideuse chevronnée ou débutante qui hésite à se lancer ? Viens en parler dans les commentaires !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Tazou
    Tazou, Le 19 février 2016 à 15h02

    Jukeuh c'est vrai que niveau ambiance au Corbier, c'était pas le grand bonheur ... Mais j'y suis allée en janvier l'année dernière, donc hors vacance scolaire et il n'y avait pas énormément de neige donc pas grand monde. La station est sympa cela dit (c'est la première fois que j'allais dans une station où toutes les boutiques et cie sont uniquement dans des bâtiments à étage !) et les pistes sont belles et larges ! Mais j'ai pas regretté ma semaine là bas :top:

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