Dès le bac 2016, deux nouvelles mesures encouragent les élèves déjà recalés

Pour les recalé•e•s au bac, un décret a mis en place deux nouvelles mesures plutôt pas mal. Explications.

Une étude menée sur les lycéen•ne•s ayant tenté (et raté) le bac en 2013 a montré que seule la moitié d’entre eux/elles ont retenté leur chance l’année suivante. Les nouvelles mesures qui viennent d’être annoncées au Journal Officiel ont pour objectif de parer au décrochage scolaire et d’encourager les lycéens recalés à repasser leur bac.

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Les mesures sont au nombre de deux : la première concerne les notes obtenues à la première tentative et qui sont égales ou supérieures à 10/20. Les candidats, s’ils le souhaitent, pourront conserver ces notes et donc ne pas repasser ces matières lors de leur second essai au bac l’année suivante. De plus, d’après LeMonde.fr« les lycéens seront aidés dans leur choix des notes à conserver lors d’une rencontre avec le proviseur ou le conseiller principal d’éducation ». Pour autant, et il est important de le noter, les élèves ne seront pas dispensé•e•s d’assister aux cours dans ces matières. Par ailleurs, il ne sera possible de conserver les notes choisies que si l’on se représente au bac dans la même série.

bac

La seconde mesure concerne la réinscription dans un lycée : les élèves seront autorisé•e•s à se réinscrire dans le même lycée qui les a accueillis l’année précédente. Ce droit, même s’il ne pourra s’exercer qu’une fois, a pour objectif d’éviter le phénomène des « lycéen•ne•s sans lycée ».

La porte-parole du syndicat lycéen FIDL, Maryanne Gicquel, a salué ces mesures mais apporté un bémol : « [Ce décret] ne concerne pas les élèves restés sans lycée depuis la rentrée, ni ceux qui, à l’avenir, déménageront ou se réorienteront. Or, il ne faut pas laisser tomber ces élèves, qui risquent de renoncer à terminer leur scolarité ».

Et vous, que pensez-vous de ces mesures ? Sont-elles assez ambitieuses ? Ont-elles une chance d’être efficaces ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Bat-momo
    Bat-momo, Le 31 octobre 2015 à 13h31

    Ahlala, tant d'énergie gâchée dans toutes ces mesures pour "aider" les élèves... Pour moi, tout ça ne servira jamais à rien tant qu'on ne commence pas à prendre en compte les recherches sur l'apprentissage... Parce que bon, notre système scolaire est basée entièrement sur le principe de behaviorisme qui a été rejeté par les chercheurs dans les années... 50. (vous savez, quand on dit "y a pas de mystère, y a qu'à réviser", eh bien ça appartient au behaviorisme et on sait que c'est de la merde et que les êtres humains ne fonctionnent pas comme ça pour apprendre.) Depuis, des tas de recherche en acquisition du langage ou en didactique ont été faites, mais ça sert à rien visiblement, tout le monde s'en fout! Les recherches en acquisition du langage sont extrêmement importantes pourtant, car un enfant de maternelle qui a des soucis de langage aura d'énorme soucis pour apprendre à lire et à écrire, ce qui entraînera une chaîne de retard sur tout le reste. S'occuper des élèves au lycée, c'est déjà trop tard en fait. Même au collège c'est trop tard. Pour que tous les élèves aient de bonnes conditions d'apprentissage, il faut tout revoir, tout réformer (et pas revenir "comme avant", comme on le lit souvent... Très honnêtement, hein, avec l'évolution des réseaux sociaux et forums, on est amené à lire des écrits de personnes venant de milieux très variés, et je suis désolée, mais les personnes plus âgées n'écrivent pas mieux! Je ne sais pas d'où vient cette idée. Et ce n'est pas parce qu'on a un exemple de personne qui a réussi avec l'ancien système que c'est le cas de tout le monde, et qu'on peut en tirer une généralité. Et je ne pense pas que le bonnet d'âne ait eu un quelconque impact positif sur l'apprentissage). Un autre gros problème de notre pays, c'est que l'apprentissage du français à l'école est influencé par l'Académie Française, alors qu'il n'y a aucun linguiste ni didacticien ni aucun chercheur sur l'apprentissage à l'académie. Donc pourquoi on les écoute eux et pas les chercheurs? (c'est comme quand on écoute les professionnels du tourisme au lieu des personnes qui étudient le rythme biologique et cognitif des enfants lorsqu'on décide de la répartition des vacances et des heures de cours dans la semaine. Les politiciens ne vont pas chercher de l'aide et des conseils au bon endroit pour faire leurs réformes. Du coup, on est foutus. Complètement. Mais vu que je ne suis pas persuadée que les politiciens cherchent réellement à obtenir une égalité des chances, vu que ça pourrait faire de l'ombre à leurs enfants chéris de classes favorisées, peut-être qu'ils arrivent réellement aux objectifs qu'ils souhaitent secrètement obtenir)

    pardon pour ce pavé un peu décousu :/

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