Les 17 films qui nous ont marquées en 2017

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Cette année, tout un tas de films ont marqué les rédactrices de madmoiZelle. En voilà quelques uns qui les ont tantôt fait rire, tantôt pleurer et parfois même frissonner...

Les 17 films qui nous ont marquées en 2017

Salut à toi, lectrice assoiffée de culture !

Toi qui ne cesse de faire des listes à rallonge de films à voir, auxquelles tu rajoutes des sous-parties et des sommaires, tant tu es insatiable.

Cette année a été prolifique en chef-d’oeuvres. Ça n’est pas moi qui te dirai le contraire, car je crie au génie chaque fois qu’un film me séduit, et au navet chaque fois qu’un autre m’a un tantinet déçue.

Je suis comme ça, la demie mesure n’est pas mon dada. Et alors ? « Qu’est ce que tu vas faire ? » 

Bref, avec mes délicieuses collègues, on t’a concocté un petit best of des films qui nous ont le plus touchées en 2017.

N’hésite pas à venir étoffer cette liste dans les commentaires ! Car elle n’a pas le temps d’être exhaustive.

Blade Runner 2049, l’immense claque esthétique

Blade Runner 2049 est un tour de force. La démonstration parfaite que l’élève peut dépasser le maître.

Je ne saurais que trop vous conseiller cette merveille de science-fiction.

Quand l’oeil de Denis Villeneuve, créateur ambitieux de PrisonersSicario et Premier Contact, se pose sur l’un des plus grands chefs-d’oeuvres de Ridley Scott, ça donne un produit final d’une justesse infinie.

Il allie contemplatif et suspense comme personne.

Le pitch ? 

En 2049, l’officier K est un « Blade Runner ». Son job ? Traquer et éliminer tous ceux qui menacent le règne de l’espèce humaine.

Seulement voilà, il découvre un secret enfoui depuis longtemps. Quelque chose capable de changer le monde. Seul détenteur de ce secret, il est désormais la cible à abattre.

Son unique espoir de survie ? Retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner porté disparu depuis des décennies…

Split, le film préféré de Mymy en 2017

Quand j’ai vu pour la première fois la bande-annonce de Split, j’ai totalement hyperventilé. Alors quand j’ai appris quelques mois plus tard que madmoiZelle était partenaire officielle de ce nouveau M. Night Shyamalan, j’ai couiné très fort.

Bien sûr, ce qui m’intriguait c’était en premier lieu la performance d’acteur de James McAvoy, qui avait ici la lourde tâche d’incarner un homme divisé en 23 personnalités.

Je n’ai pas été déçue devant ce jeu tout en nuances, si juste que le moindre micro-mouvement de sourcil suffit à nous indiquer lequel des « hôtes » du héros est présent à cet instant précis !

Mais vous le savez si vous avez pigé la fin de Split, le vrai tour de force de ce film est d’être un cheval de Troie, de cacher sous des airs de thriller une surprise inattendue.

Je ne vous en dis pas plus, pour ne pas gâcher la surprise si vous êtes passées entre les gouttes ! Split est en DVD à 10€ seulement, et il serait dommage de ne pas en profiter, vraiment.

Le Château de Verre, un film transcendant sur la famille

Ici Louise ! Je suis une personne très sensible.

Je pleure très facilement, mais j’ai rarement eu une crise de larmes aussi importante devant un film. Et oui, une crise de larmes est une bonne indication pour dire que j’ai aimé un film très fort.

C’est le signe que la claque était au rendez-vous. Sans rentrer trop dans les détails, si tu n’as pas encore vu Le Château de Verre, c’est une histoire de famille, mais surtout une relation père/fille.

Contrairement au côté très rêveur et utopique de la bande-annonce, j’ai trouvé que le film avait un côté très brut. Les personnages sont tellement puissants.

C’est marrant comme cette histoire n’a, en soi, rien à voir avec la mienne. Pourtant, elle m’a transcendée et m’a fait réfléchir. Et c’est tout ce que je demande à un film.

120 battements par minute, une claque monumentale pour Esther

Ce film raconte l’histoire de jeunes militants de l’association Act Up, au moment où l’épidémie de VIH/SIDA explose en France, mais que la mobilisation semble tarder à venir de la part des pouvoirs publics.

Et il m’a fait verser des litres de larmes.

Le film m’a parlé dans la façon dont il aborde le militantisme, sans détour, sans mentir, avec ce qu’il comporte de réunions qui s’éternisent, de désaccords entre associations sur les méthodes et de disputes au sein d’un même mouvement…

Tout en montrant à quel point il est essentiel que ces différentes formes de militantisme existent et se complètent !

Mais surtout, le film m’a touchée en plein coeur de par les parcours de vie qu’il raconte, l’histoire d’amour qui naît et se développe, en même temps que la maladie évolue.

Arnaud Valois, qui joue le compagnon d’un malade, m’a émue aux larmes grâce à son interprétation toute en retenue et en finesse.

Le fait que le film contribue à mettre en lumière de nouveaux talents n’a d’ailleurs fait qu’accroître tous les compliments que je peux lui faire.

Les pépites, le documentaire nécessaire

C’est Anouk qui parle ici, et je crois que le film qui m’a le plus marqué cette année est le documentaire Les pépites.

Il raconte l’histoire de Christian et Marie-France, un couple de voyageurs français qui a décidé il y a vingt ans de poser ses valises au Cambodge pour aider des enfants à sortir de la décharge où ils travaillent.

En toute honnêteté, j’avais peur que ce film ait des relents de colonialisme, qu’on y voit l’histoire du « bon blanc » parti retrouver le sens de la vie auprès de sociétés moins évoluées… J’avais tout faux.

Il raconte surtout l’histoire de ce couple qui a décidé de vivre ses rêves jusqu’au bout, qu’importe les contraintes et les sacrifices. Ces deux personnes qui ont sû faire bouger les choses, tout en sachant prendre la distance nécessaire quand il le fallait.

En résumé, Les pépites, est un documentaire qui est une ode à la réalisation de ses rêves, et ça fait du bien !

Detroit, le coup de poing pris par Léa Castor

J’ai clairement un penchant pour les drames sociaux, je ne vais pas vous le cacher…

Dans Detroit, plusieurs choses m’ont vraiment touchées. Tout d’abord l’histoire, qui se base sur des vraies vies.

C’est surement parce que j’ai passé 3 semaines dans le sud des États-Unis cet été que le sujet me touche encore plus.

Les distinctions raciales sont toujours super présentes et avoir l’occasion de plonger dans un épisode qui forge l’histoire des États-Unis, je trouve ça toujours passionnant.

Ce film suit le destin de deux jeunes noirs faisant partis d’un groupe de musique, en 1967, lors des émeutes qui secouent la ville de Detroit.

La ville est en état d’alerte et la ségrégation est toujours présente. Ils ont la malchance d’être au mauvais endroit, au mauvais moment, c’est à dire un hôtel d’où sont parti des coups de feu.

De là commence le véritable enfer de l’interrogatoire mené par des policiers blancs qui vont jusqu’à tuer pour trouver le coupable. Alors bon, bien sur, j’ai pleuré… Beaucoup.

Mais il semblerait que ça ne soit pas le genre de critère qui m’empêche d’apprécier un film, bien au contraire.

Les images sont magnifiques, le montage assez impressionnant.

Durant plus de deux heures j’ai été tenu en haleine par les différents plans et par l’émotion que transmettent les acteurs et tout le travail de réalisation.

J’ai trouvé ça fin et très humain, donc si vous avez envie de voir quelque chose de beau et qui vous remue les tripes, n’hésitez pas.

La La Land le coup de foudre de Laïla

J’ai longtemps hésité mais celui qui m’a le plus bouleversé cette année, c’est La La Land. Je suis allée voir le film sans trop d’attentes et avec beaucoup d’à priori car j’avais peur que ça dégouline de romantisme et de happy end à l’américaine.

Et bon sang.

L’image, les musiques, le rythme du film sont fantastiques. J’avoue avoir levé les yeux aux ciels au début du film à la rencontre de Mia et Sébastian mais plus ça avançait, plus j’étais captivée.

La beauté de cette scène !

Ce qui m’a surtout touché dans ce film, c’est sa fin réaliste, une bonne happy-end. Enfin à ce sujet, il y a débat : la fin de La La Land, tragédie ou happy end ?

La musique est fantastique et nous rentre tout de suite dans le film. J’ai longtemps écouté la B.O après avoir vu le film et je l’écoute encore ponctuellement aujourd’hui.

M, la leçon d’amour par Sara Forestier

Ici Clémence, je prends la relève à ce stade de l’article pour te parler des films qui m’ont bouleversée en 2017. Et je commence par le plus récent : M, de, par et avec Sara Forestier, est le film qui m’a appris ce qu’était l’amour. Juste ça.

J’en ai fait une critique plus qu’enthousiaste que je t’invite à lire, pour en apprendre plus sur l’intrigue, sans pour autant la spoiler. Et pour cause : est une histoire qui se regarde, qui se vit, qui se raconte par les émotions, pas par les mots.

« Le désir d’une femme est plus important que celui qu’elle suscite » — Sara Forestier, pendant notre Sister Sister !

Les figures de l’ombre : la justice de l’Histoire

Les figures de l’ombre a été une magistrale leçon d’Histoire. Ce film rend hommage à des personnalités oubliées de la conquête spatiale: ces femmes noires embauchées par la NASA, qui ont elles aussi permis de repousser la « final fronteer » !

Elles sont compétentes, inventives, géniales au pied de la lettre, mais elles sont noires dans une Amérique encore ségrégationnée. Les figures de l’ombre imposent le respect : comment peut-on avoir encore cette rage de vaincre et de se battre pour l’intérêt général, lorsque l’on est quotidiennement humiliée par ses pairs ?

Impossible d’en sortir sans verser une larme. Cerise sur le gâteau : Les figures de l’ombre est sorti en salles… Le 8 mars. Tout un symbole.

Grave, la révélation de Julia Ducournau

« Qui veut aller voir Grave en projection presse ? C’est un film à l’ambiance oppressante sur une végétarienne qui devient cannibale ! »

Je ne vais pas vous mentir : ce pitch a peu convaincu la rédaction. Et pourtant…

Grave a récolté pas moins de 9 prix depuis sa présentation au festival de Cannes, en 2016, ou il y avait remporté le Prix de la critique. Et c’est amplement mérité, il suffit de s’asseoir dans une salle de cinéma et de se laisser dévorer par l’atmosphère de cet OVNI.

madmoiZelle a été extrêmement fière d’en être partenaire, et nous avons cité la réalisatrice Julia Ducournau, ainsi que ses deux époustouflantes interprètes Garance Marillier et Ella Rumpf dans notre rétrospectives des femmes qui ont parqué 2017. Rien que ça.

Garance Marillier, en interview à propos de son personnage dans Grave.

Grave est l’histoire de Justine, jeune étudiante surdouée, qui débarque à 16 ans dans l’école vétérinaire dont ses parents sont diplômés, et où sa sœur aînée étudie déjà.

Intégration ou bizutage oblige (selon que l’adhésion à ces épreuves soit consentie ou subie), Justine se trouve obligée d’avaler un rein de lapin, alors que toute sa famille est strictement végétarienne.

Sa sœur participe à la pression, tant et si bien que Justine finit par avaler ce foutu organe. Sans savoir le bouleversement qu’il allait engendrer dans sa vie…

Affronter la part de l’autre en soi, n’est-ce pas le plus ambitieux combat que l’on puisse livrer ? Grave raconte cette histoire, à travers le regard juste de Julia Ducournau, et la prestation époustouflante de Garance Marillier, dont c’est aussi le premier rôle dans un long-métrage.

La suite à lire dans la critique : Vous allez adorer « Grave », le savoureux film de genre signé Julia Ducournau.

HEIS, Chroniques d’une jeunesse qui se cherche, de et avec Anaïs Volpé

Véritable coup de coeur de cette sélection, HEIS est une perle rare : un premier film, totalement indépendant, qui a fini par trouver son chemin dans les salles de cinéma à force de persévérance.

C’est l’histoire de Pia, 25 ans, contrainte de revenir habiter chez sa mère. Le film s’ouvre sur ce départ raté dans la vie, comme si l’oisillon remontait dans le nid après s’être vautré au premier envol.

Le sentiment d’échec est écrasant. Au foyer, Pia retrouve Sam, son frère jumeau. Lui, il n’est jamais parti. En n’essayant pas de réaliser son rêve, il s’est préservé du risque d’échouer dans cette quête.

Leurs visions du monde s’affrontent autour des dilemmes qui me sont que trop familiers. Heis (Chroniques) est le portrait d’une jeunesse en quête d’émancipation.

Ce film, c’est le projet d’Anaïs Volpé, 28 ans cette année. Elle a réalisé, monté, produit son long-métrage « hors circuit ». Elle l’a envoyé au festival du film indépendant de Los Angeles, comme on enverrait une candidature spontanée.

Surprise : Heis (Chroniques) est retenu pour la programmation. Et il repart du festival avec le « World Fiction Award », prix du meilleur film international. La suite à lire par ici, et à écouter ci-dessous !

Anaïs Volpé en interview lors de la sortie en salles de HEIS.

Quelques minutes après minuit, « la claque »

Certains films font l’effet d’une claque, et restent longtemps en mémoire. J’aime tous les films au cinéma, pour toute la palette d’émotions qu’ils provoquent en moi. J’ai toujours quelques larmes cristallisées quelque part, et qui ne demandent qu’à sortir, alors une scène triste ou touchante est le parfait prétexte pour les épancher.

Mais devant Quelques minutes après minuit, ce n’était pas un prétexte qui m’a arraché des larmes : c’est le sujet du film en lui-même.

Quelques minutes après minuit, ce sont les étapes du deuil expliquées à un enfant de 13 ans. Expliquées simplement, donc… et je n’ai jamais accueilli une vérité si dure avec autant de douceur.

J’ai compris la colère, la négociation, le choc, le déni, comme je ne les avais jamais compris avant. J’ai pleuré pour des deuils en suspens, pour les adieux manqués, pour l’agonie et l’injustice.

J’avais entendu l’interview du réalisateur, Juan Antonio Bayona, dans laquelle il dit :

« C’est un film qui parle du monde des adultes aux enfants, d’une manière directe, tout en utilisant le fantastique. »

Je ne l’aurais pas mieux résumé moi-même. J’ai pas pleuré parce que le film était triste, j’ai pleuré parce que j’étais triste, de vieilles tristesses pas bien épongées, de colères pas bien éteintes, de chocs mal encaissés et qui se réveillent à chaque rappel.

Je sais désormais comment je m’y prendrai pour aider un•e proche à traverser un deuil difficile : regarder ce film en sa compagnie, puis parler d’amour et de manque.

À lire aussi : 8 films qui mettent une claque et resteront gravés en vous à jamais

Battle of the Sexes, la revanche féministe

En 1972, Billie Jean King, une championne de tennis, remporte trois titres du Grand Chelem.

Révoltée par les inégalités hommes/femmes de son milieu sportif, la jeune femme s’engage à mener une lutte contre le sexisme.

En parallèle, Bobby Riggs, ancien numéro 1 mondial, s’emmerde copieusement depuis qu’il n’est plus sur les courts. Misogyne et surtout très provocateur, il met Billie Jean au défi de le battre en match simple.

La jeune femme refuse d’abord puis finit par accepter…

Ce long-métrage est le récit d’un combat mené le menton haut. Un combat fair-play contre le sexisme et la bêtise.

Un match historique que le monde avait oublié, remis sur le devant de la scène par un duo soucieux de faire rayonner les idées d’une femme illustre.

Billie Jean aimait les femmes et la justice.

Cela tombe bien, l’amour et l’équité sont les deux thématiques de ce film qui fait définitivement souffler un vent de féminisme (à 200 km/heure) sur le monde du sport ! Un domaine qui reste malheureusement encore bien trop sexiste.

Encore un film dont madmoiZelle ne pouvait être plus fière d’être partenaire ! Un partenariat dans le cadre duquel notre Charlie nationale a réalisé un PETITIPS spécial, dédié aux remarques sexistes.

À consommer sans modération.

À voix haute, la force de la parole : tout est dit

Hier on disait pour la liberté d’expression « Je suis Charlie », aujourd’hui on pourra dire « Je suis SaintDenis ». (Bertrand Périer)

Les larmes qui perlent, qui roulent, et le sourire cramponné aux lèvres.

Si tu avais vu Esther ce vendredi soir, alors que le générique d’À voix haute, La Force de la Parole défilait et que les lumières de la salle obscure prenaient la relève du film qui venait de se terminer, c’est le spectacle qu’elle offrait.

Autant vous dire que madmoiZelle a une fois encore été très, très fière d’être partenaire de ce documentaire hors du commun, sortie en salles le 12 avril 2017.

À voix haute, c’est l’histoire de jeunes étudiants à l’Université Paris 8-Vincennes Seine Saint Denis qui vont bénéficier du soutien de professeurs, ainsi que de celui qu’ils s’apporteront mutuellement, pour devenir le ou la meilleur oratrice du département.

44 heures de formation à la joute oratoire, à l’art de la rhétorique, à la prise de parole en public avec leurs propres mots, postures, et rythmes. Avec en ligne de mire le concours Eloquentia.

Ce documentaire, c’est avant tout un acte militant.

Parce qu’il tend un porte-voix à ceux et celles que l’on entend peu en dépit de leurs cris. Parce que son objet, ce concours, est aussi un formidable moyen de lutter contre l’inégalité des chances et une machine à découvrir des talents.

Parce qu’il lutte contre la morosité ambiante en prouvant que l’engagement vaut le coup.

À revoir à l’infini, pour (re)trouver le courage de porter ses convictions et ses idées pas seulement dans ses tripes, mais pour leur donner une voix.

À voix haute est éligible pour le César 2018, dans la catégorie Meilleur documentaire !

À lire aussi : À voix haute, le documentaire qui magnifie la parole

Wonder Woman, le carton du box office

Pour celles et ceux qui seraient passés à coté du phénomène, petit récap de Wonder Woman : la princesse Diana vit recluse sur une île paradisiaque (avouez, vous lâcheriez bien votre ordinateur et votre job tout de suite pour aller glander un peu là-bas).

Sa mère, la reine Hippolyta la contraint à un entrainement bien hard-core pour qu’elle devienne la meilleure des guerrières. Sa vie bascule le jour où elle porte secours à Steve Trevor, un beau gosse sans égal (j’ai nommé Chris Pine) et accessoirement pilote américain dont l’avion vient de s’écraser.

En faisant sa connaissance, elle apprend qu’une guerre terrible se prépare bien loin de son île. Et hop, ni une ni deux, la voilà partie pour Londres avec Steve Trevor, pour mettre fin à la guerre et kicker des culs (en très très gros).

Sur le papier, un scénario un brin cucul la praloche. Alors pourquoi un tel carton au box-office ? Et quand je dis « carton », je n’exagère pas. Sorti début juin, le blockbuster atteignait en août les 400 millions de dollars au box office américain, à peine deux mois après sa sortie.

Un chiffre énorme qui propulse Wonder Woman au rang de troisième plus gros succès de Warner Bros (après The Dark Knight et The Dark Knight Rises).

Alors, pourquoi ce carton ? C’est assez simple, au fond : Wonder Woman, c’est une ode à la femme forte que rien n’arrête. Une ode à la femme déterminée et pleine de nuances.

Le portrait d’une héroïne plurielle, à l’image de la femme moderne. Patty Jenkins prouve qu’on a pas besoin d’une cape et de gros biscotos pour envoyer du lourd. Merci à elle !

Le succès du film est également dû à la superbe interprétation de Gal Gadot, qui par sa modernité dépoussière sacrément l’image de l’héroïne des années 70.

La suite à lire par ici : « Wonder Woman » pulvérise le box-office et ne compte pas s’arrêter là.

C’est tout pour moi, de et avec Nawell Madani

C’est marrant, d’avoir intitulé ce film C’est tout pour moi, quand l’histoire qu’il raconte, c’est celle d’une femme qui n’en a jamais assez !

Au fond, c’est un nouveau conte de fées : celui des p’tites meufs qui galèrent, et n’attendent ni le prince charmant, ni une marraine magique.

Celles qui peignent leurs rêves de leurs yeux éveillés, et qui les construisent à force d’essayer, toujours, d’échouer, parfois, de recommencer, encore.

Cette histoire inspirante, c’est la vie d’une bosseuse et d’un père aimant, mais aussi d’une joueuse dans un monde sévère.

L’héroïne est une persévérante, alors que son père se résigne à croire au théorème de la galère : bosse autant que tu veux, ça ne paiera jamais, parce que le karma viendra tôt ou tard te racketter.

C’est tout pour moi, ce serait finalement le conte de fées qui manque à toutes celles qui persévèrent en se persuadant qu’un jour, ça finira par payer. C’est le film qui leur donne(ra) raison.

La suite à lire par ici : C’est tout pour moi, le parcours d’une combattante.

Wonder, l’ode à la tolérance (toujours en salles !)

Véritable conte sur la tolérance et l’acceptation de soi, le nouveau film de Stephen Chbosky fait s’interroger sur sa propre appréhension du regard des autres.

August « Auggie » Pullman est un petit garçon absolument brillant.

Né avec une malformation faciale, que plusieurs opérations chirurgicales ont tant bien que mal tenté de corriger, Auggie a toujours eu sa mère pour unique enseignante.

Seulement voilà, il lui faut bien un jour aller à l’école, la vraie, celle où vont tous les garçons et les filles de son âge, pour apprendre tout ce que ne peut pas lui apprendre sa mère : se confronter au regard des autres.

Auggie le sait : ça ne sera pas facile. Car le monde est cruel, et ça, il s’en doute…

Frais, innovant, coloré, Wonder a des airs de bulle sucrée, qui parfois éclate sous la piqûre de l’intolérance (celle qu’ont les élèves à l’égard d’Auggie).

Wonder est important pour tout le monde.

Pour les enfants qui doivent envisager la différence, pour les parents, qui ne savent pas toujours comment s’y prendre pour épargner leur progéniture, pour nous, pour vous.

Pour tous, vraiment. Et il n’a pas laissé de marbre les lectrices qui sont venues le découvrir en avant-première, lors de notre CinémadZ dédié. Voyez plutôt leurs commentaires dans la vidéo ci-dessous !

La bonne nouvelle de cette conclusion, c’est que Wonder est toujours en salles ! Alors n’hésitez plus, foncez le voir en famille, entre ami·es, c’est à la fois la meilleure façon de quitter 2017, et de commencer 2018 !

À lire aussi : Wonder, le film sensible sur un enfant défiguré, à ne pas rater au cinéma

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Commentaires
  • Jenjirah
    Jenjirah, Le 7 janvier 2018 à 15h55

    Blade Runner
    Y'a que moi qui trouve que l'esthétique du film est un mélange de gris visqueux et d'orange pisseux qui donnent un rendu trop faux ?
    Non car dans tous le film c'est limite si je voyais pas les Led dans le cadre ou le chef op bidouiller sur photofiltre (btw un mec a réussis en meme pas une heure a faire la même couleur orange sur un film perso lel)

    Par contre j'ai hurlé au

    Il allie contemplatif et suspense comme personne
    Comme personne ? *tousse* Lynch, Refn, Kubrick, Kurosawa voir Van Sant si on pousse un peu.

    Je plussoie le fait de remettre au jour des films un peu trop ignoré dans les best of :
    Split était bien + qu'un petit film de publicitaire

    Pour La La Land, j'aurai mis un gros 5/5 si le film ne tombait pas trop dans la copie à certain moment.
    On voit beaucoup d'éloge et de citation de l'univers de Jacques Demy. Parfois malheureusement c'est limite si Demy avait pas réalisé le film ou que le film était pas une adaptation des Parapluie de Cherboug . Dommage!

    Qualifier Grave d'OVNI lui ferait mauvaise justice
    Il est loin de rivaliser avec les bizarreries qu'on a pu voir dans les Midnight Movies
    On lui rend peut être plus justice en disant qu'il est un film réaliste.
    L'association du quasi-surnaturel à la réalité est surement son gros point fort.

    Je hurle encore face à Wonder Woman. On va faire un gros post. Je préviens

    Wonder Woman, c’est une ode à la femme forte que rien n’arrête. Une ode à la femme déterminée et pleine de nuances.
    Le portrait d’une héroïne plurielle, à l’image de la femme moderne
    J'ai l'impression encore une fois d'être passé a coté du féminisme dans le film ou alors d'être juste au courant que le film a joué la dessus : féminisme marketé peut t-on lire sur internet

    Wonder Woman n'est pas courageuse elle est juste inconsciente et fonce dans le mur dans un monde dont elle ignore tout.
    Le courage c'est de foncer quand on connait les risques, là elle ne les connaissait pas.
    Elle avait aucune idée de ce qu'était ce genre de guerre. Elle n'a aucune idée de comment marche la société.
    J'ai eu l'impression de voir Logan Paul au Japon courant partout dans la rue avec des déguisement de japonais clichés en voyant Wonder Woman CAD = tout ignorer sans chercher à comprendre vraiment.

    + On parle de femme forte juste car elle domine?
    C'est juste le cliché du personnage feminin au cinéma
    Typo : c'est une femme donc elle se bat pour quoi ? L'amour. Tiens tiens... Elle est est animée par la compassion, le soin des autres. C'est un personnage de film ou c'est Benoit Hamon?
    Batman et Superman ne se battent pas pour l'amour par exemple.

    C'est quoi cette naiveté incroyable. Une femme n'est réduite qu'à se battre pour l'amour?
    C'est même l'amour qui va la faire se transformer en super guerrier..
    Tiens aussi , Elle se précipite sur le premier bébé qu'elle croise en faisant les même figures cliché que toute femmes fait dans un film cliché

    + Film féministe dit-on ? Une femme qui prend des décisions?
    Je me demande quelles evenement sur la fin va la guider pour vaincre le grand méchant... Je crois que c'est un homme. quand il lui dit "jtm" Oups.
    Sacrilège. Elle a eu besoin d'un homme pour devenir bien + forte.
    Ah mais merde c'est comme ça dans tous les films mainstream...
    Voilà la réalité dans le film (trouver sur une excellente chronique de Deuxième page)
    Des hommes tirent Diana par le bras, la poussent, lui expliquent comment fonctionne la vie. Sans eux pour survivre dans ce monde malfaisant, que pourrait en effet cette jeune créature naïve ? Cette gerbe paternaliste inonde le film jusqu’à son dénouement, lorsque la demi-déesse comprend finalement ce qui est vraiment important.
    "

    Ah et mince. Pour conclure.
    Ou sont les femmes en fait?
    A part au début ou sont les femmes?
    Sans oublier qu'evidemment. Ce sont tous des beau manequins qui rentre toute dans un corset ou dans du 36. On met des femmes mais faut pas déconner. On allait pas mettre des rondes ou des moches.
    On mets les femmes des magazines qui font bader toutes les femmes normales.

    Donc revenons à ma question. Ou sont les femmes ?Quand vous allez sur un forum féministe comme Madmoizelle, on s'attend à avoir 99 % de femmes ?Bon non c'est radicale. Au moins la majorité disons.

    Mais là. On est au village des Schtroumpfs
    Y'a 140382 hommes autour d'une seule femme.
    Etrange coincidence quand on sait que le cas des Schtroumpfs a donné naissance à une pratique sexiste de fiction = n'inclure qu'une seule femme dans un groupe de personnages exclusivement masculins. Cela a pour effet d'établir un récit tournant autour des hommes, où la femme est l'exception et n'existe qu'en référence à ceux-ci.
    Wonder Woman, habitué a voir des femmes diriger dans son monde ne pourrait-elle pas convaincre deux trois meufs de se battre?
    Non elle va juste dire à une femme "votre job on appelle ca esclavage chez moi" et s'en bas les roupignoles des autres femmes.
    Une femme qui grandit dans une communauté de femme. Fin ca me semblerait logique qu'elle s'en préocuppe ? Ba non elle va faire sa quête oklm en s'en foutant.

    En parlant de quête au final. La quête de l'héroine c'est surtout la quête du héros : Chris Pine
    On te sort le "oh mon dieu la guerre c'est Arès qui est de retour" pour te faire croire que c'est sa quete mais personne n'est dupe. C'est sa quête à lui surtout.

    Le raccourcis scénaristique.. Si dès que y'a une guerre c'est forcement Arès. Je devrais m'attendre à voir Wonder Woman venir m'aider pour combattre ma belle-mère insupportable alors ?

    Bilan :
    Le film a joué sur le feminisme pour vendre. Quand on sait que les femmes vont + au cinéma que les hommes et qu'on voulait se faire les poches. Les blockbusters est un des rares genre a attiré + les hommes que les femmes. C'était gagnant. (source CNC)
    On est vraiment au niveau où un film est dit féministe si il est réalisé par une femme ?
    On est vraiment au niveau où un film est dit feministe car elle a le rôle principal et qu'elle donne des fessés à des mecs ?
    C'est triste à dire mais Sarah Connor était un personnage bien + feministe que Wonder Woman dans le film.
    Je vous laisse regarder où apparait Sarah Connor. Hillarant

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