L’Instant Putassier #8 – Les Connards

Cystite récidiviste et roulage de pelles matinale, nous avons toutes connu l’expérience borderline, celle qui nous fait découvrir les aspérités de l’existence et la réalité âpre, celle dont on en tire une leçon avec une rapidité foudroyante, parce que c’est une question de survie. Parmi ces passages obligés, deux catégories de personnes peuplent la jungle […]

L’Instant Putassier #8 – Les Connards

Cystite récidiviste et roulage de pelles matinale, nous avons toutes connu l’expérience borderline, celle qui nous fait découvrir les aspérités de l’existence et la réalité âpre, celle dont on en tire une leçon avec une rapidité foudroyante, parce que c’est une question de survie. Parmi ces passages obligés, deux catégories de personnes peuplent la jungle humaine : les connards et les connasses.

Nous avons toutes été une connasse un jour. Comme la varicelle dans un moment de faiblesse, il est possible dans une période mêlant égarement, musique forte et overdose d’hormones, d’avoir fait souffrir / pris pour un con / abusé l’autre. Si vous ne l’avez pas regretté par la suite et que vous avez poursuivi vos méfaits sans mauvaise conscience, alors vous êtes une connasse tout court. Dans le cas contraire, vous êtes juste normale.

Malheureusement pour nos confrères, le connard tout court est un spécimen répandu, qui a muté au fil des générations pour faire ses ravages via internet et son téléphone portable, alors qu’auparavant il se contentait de la boîte de nuit et de son lieu de travail, et avant ça de ses relations de voisinage. Le connard a ceci de particulier qu’il n’a pas d’âge ni de catégorie socioprofessionnelle prédéterminés, il se fond dans la masse et use de ses charmes pour vous poignarder dans le dos et vous regarder crever la gueule ouverte dans le caniveau. Le connard est indétectable, imprévisible, tel le renard des pampas il agit seul et se nourrit de petites choses fragiles avant de sucer leur carcasse pour mieux passer à ses prochaines victimes.

Ce cours devra donc vous aider à repérer au mieux un connard, et vous aider à lui niquer sa race avant qu’il ne se propage.

Pour comprendre les réactions du cerveau du connard, un graphique représentatif de ses pensées au quotidien :

Le temps passé à se préoccuper de sa petite amie est équivalent à celui passé à réfléchir à l’engagement. On voit donc sur le camembert que la pénétration est une donnée autrement plus importante dans son échelle de priorités. Ce qui en soi, n’est une surprise pour personne, puisque le connard est par définition un homme. Ce sont les réflexes face à ses envies qui le différencient d’un garçon normal.
Le principal défaut du connard est que pour lui, les relations amoureuses ne sont qu’un jeu, dont le but est de sauvegarder les apparences le plus longtemps possible sans être découvert. La fille n’est alors qu’une poupée de chiffon malléable dont il va broyer la naïveté avec délectation, faussement désolé.

Le connard ne tombe jamais amoureux. Il prétexte bien souvent un passé affectif douloureux que personne ne lui a jamais connu (probablement le jour où il a découvert qu’il ne pourrait jamais épouser sa propre mère) pour excuser son comportement malfaisant et corrosif. Il développe ainsi un certain nombre de phrases pour maintenir la situation en l’état, à savoir l’intérêt que la fille a pour lui, et protéger ses arrières, à savoir que si la fille le démasque, elle passera l’éponge (car fille qui pardonne, à moitié se fait re-sucer la pomme). Exemple-types :

  • « On est fait pour être ensemble, on se mariera dans 15 ans. »
    Traduction : « En 15 ans, j’ai le temps d’avoir plus de conquêtes à mon actif, et dans 15 ans, comme tu ne m’auras pas oublié et que j’aurais grandi, je te retrouverai pour que tu sois enfin heureuse. »
  • « C’est mieux d’être libre, pourquoi se plier à la société qui veut qu’on soit forcément exclusif en couple ? »
    Traduction : « Est-ce que je peux baiser ailleurs sans avoir à me justifier SILTEUPLAY ? »

Sur ce dernier point, le connard peut être particulièrement convaincant, rejetant la qualification de couple, mais maintenant une ferme poigne sur votre laisse en vous faisant croire que vous c’est pas pareil, vous êtes « spéciale ».

Vous n’en souffrez pas ? Tant mieux, chacun a bien raison de faire ce qu’il veut. Mais si vous ne dites rien par peur de le perdre, et que vous dissimulez votre peine sous des monstres d’auto-persuasion, essayant de vous convaincre que vous pouvez en faire un mode de vie, alors vous êtes grave dans la mouise : prévoyez mouchoirs, haine, et dépression.

Plus radicalement, certains connards ne donnent tout simplement plus signe de vie, fuyant l’explication bien sûr, mais ne voyant même pas où est le mal. A cela, réservez votre unique acte de vandalisme, dégommez sa boite aux lettres à coup de batte de baseball (en visualisant ses genoux).

Enfin, n’oubliez pas que « Love Has No Pride » (l’amour n’a pas de fierté) comme le chantait la country-girl Linda Ronstadt, et que toutes les filles ont été au moins une fois la proie d’un connard. Le tout, c’est de ne pas s’y faire reprendre : dès que les prémices d’une bienveillance non partagée se fait sentir, courez dans le sens opposé. Au-delà de 3 connards à votre palmarès, devenez lesbienne.

La prochaine fois je vous raconterai comment les gens qui n’ont pour seule répartie le fameux « tu es jalouse » quand on critique ce qu’ils font me donne envie de les choper par la tignasse et de retenter la rotation cervicale à 180° de l’Exorciste.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Electricalstorm
    Electricalstorm, Le 24 septembre 2008 à 2h12

    Merde, va falloir que je devienne gay alors...

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