Le luxe du petit déjeuner

Roumiette aimerait bien, comme dans les films américains, prendre chaque matin un copieux petit déjeuner sur une table inondée de soleil, dans la joie et l'allégresse. Mais voilà, la vie, ce n'est pas du cinéma !

Le luxe du petit déjeuner

Quand je discute avec des gens autour de moi, il arrive parfois que je leur confie ne pas prendre de petit-déjeuner. L’information est généralement accueillie d’acclamations en tous genres, pouvant généralement se résumer à : « S’il y a un repas dont je peux pas me passer, c’est bien le p’tit dej’ !« . Certes. Moi aussi, en théorie, j’aimerais bien profiter du repas-le-plus-important-de-la-journée… Mais où diable les gens normaux (presque tout le monde en fait je crois) trouvent-ils le temps ??? Je veux dire, moi aussi le dimanche matin je sais faire, mais en semaine c’est juste l’angoisse. Ou alors vous avalez un demi-Chocapic avant de vous jeter sous la douche ? Celles qui m’impressionnent vraiment, c’est celles pour qui le petit dej est un vrai moment de détente (j’ai réussi à caser « détente » et « matin » dans la même phrase, autant vous dire que c’est plutôt osé de ma part).

Dans les films américains, la famille de base (parents, 3 enfants, chien, chat et poissons rouges) se réunit toujours autour du petit déjeuner. Sur la table, il y a de quoi manger pour 2 semaines, dont des pancakes (oui alors, excusez-moi si je suis tatillonne, mais les pancakes, j’en ai déjà fait, et ça nécessite de faire une pâte à crêpe, puis une cuisson à la poêle LE JOUR MÊME SINON C’EST PAS BON, alors tous les matins je demande à voir). À première vue, on se dit « Ok c’est dimanche, il est 11h, moi aussi jpeux l’faire », mais non ! Pas du tout ! Soudain, l’aîné de la famille se saisit de son sac à dos et, une tartine à la main, s’exclame qu’il part à l’école (à ce moment de l’histoire, je crois bon de préciser qu’ils ne se lavent donc pas les dents après le petit-déjeuner, et… franchement… voilà).

J’en profite pour ouvrir une parenthèse tout à fait hors sujet, parce que ça me turlupine: quand ces mêmes Américains se lèvent, il fait jour, bien entendu. Mais pas jour genre le-soleil-vient-de-se-lever-c’est-l’ami-Ricoré, jour genre il est 14h30, alerte canicule et tout le bordel… à 7h du matin ! Donc, forcément, ils prennent leur ptit dej’ sur une table baignée de soleil. Mais je suis désolée, dans la VRAIE vie, quand le réveil sonne, on sent que dehors c’est l’angoisse : il fait gris (voire encore nuit), froid, et il n’y a aucun bruit, comme pour nous rappeler qu’à cette heure-ci, nous sommes SEULES au monde à devoir nous lever.

Parfaite transition pour comprendre que pour moi, le matin est une torture de chaque instant. À partir du moment où le coin supérieur gauche de mon gros orteil touche le sol, c’est une course effrénée contre ma Flik Flak. J’ai bien pensé à mettre mon réveil plus tôt, ce qui, en y réfléchissant bien, pourrait effectivement me permettre de trouver les précieuses minutes nécessaires à un petit grignotage… Mais comment dire. Mettre-le-réveil-plus-tôt n’est pas envisageable : je dors jusqu’à ce que mon réveil sonne, puis je somnole encore un peu, puis je culpabilise de dormir, et enfin je rassemble mes forces pour me réveiller… Bref, quand je soulève enfin ma paupière, je me rends compte que ça commence à être problématique, et je cours. Finalement, le premier moment serein de ma journée, c’est quand je pose mes fesses sur ma chaise de bureau. Et je ne rechignerais pas, à ce moment là, contre un petit café–tartine ou bol-de-céréales ou que-sais-je-encore.

Si j’ose aborder un tel sujet, c’est parce qu’à Londres, c’est une pratique courante que de petit-déjeuner au bureau ! Tous les matins, c’est meeting dans la cuisine où règne une certaines effervescence : « Do you want some milk ?« , « Oh shit there’s no cup… » « Can’t find my cereal box !« … On s’y fait assez vite et c’est un des rares trucs british que j’aurais bien ramené Outre-Manche (pas comme le fog ou les sandwiches, par exemple). Enfin, la morale de cette histoire, c’est que la vie est dure mes petits loups, surtout pour celles qui, comme moi, privilégient vingt minutes de sommeil à un solide petit déjeuner.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Kaoruko
    Kaoruko, Le 26 avril 2016 à 16h13

    Han mais je tiens pas 2h le matin si j'ai rien mangé x0 Mais je comprends que pour certains ce soit l'enfer ^^'
    Par contre mes pancakes, je prépare la pate la veille pour laisser reposer la pate toute la nuit et c'est super bon '-' (pauvres pancakes <3 )

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