Mon job d’été : la restauration au mondial des montgolfières, et comment ça m’a mis des étoiles dans les yeux

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Travailler au milieu de montgolfières dans le cadre d'un job d'été, c'est possible. Une madmoiZelle nous parle de son expérience dans la restauration au Mondial Air Ballons.

Mon job d’été : la restauration au mondial des montgolfières, et comment ça m’a mis des étoiles dans les yeux

Au mois de mai, après avoir fini mon année de Khâgne, j’ai cherché comme beaucoup de jeunes un job d’été.

Je suis tombée sur une annonce d’une entreprise de restauration qui avait besoin de personnel pour le Mondial Air Ballons, qui se déroulait en Lorraine (à Chambley, pour être précise) du 21 au 30 juillet.

N’ayant aucune expérience professionnelle, j’ai quand même envoyé ma candidature, sans trop d’espoir.

Après tout, je n’habite pas très loin et j’ai toujours été fascinée par ces engins colorés s’élevant l’été dans le ciel lorrain d’habitude si gris.

Le Mondial Air Ballons, ou MAB, c’est un grand événement dans ma région : il est organisé tous les 2 ans et rassemble des centaines de pilotes de montgolfières, venus du monde entier.

Cette année, le record du monde du nombre de montgolfières lors d’un envol de masse a été battu : 456 ballons !

Tous les jours, 2 envols de masse étaient organisés (un le matin vers 6h et un autre le soir vers 18h), si le temps le permettait ! En effet, les montgolfières ne peuvent décoller s’il y a trop de vent ou de pluie.

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Une première expérience dans la restauration

Début juillet, j’ai reçu un appel : j’intéressais la société. La responsable des ressources humaines m’a donc posé quelques questions (sur mes études, mon expérience comme bénévole dans un musée, mon niveau d’anglais, mes disponibilités…).

Quelques jours plus tard, j’apprenais que ma candidature était retenue ! J’étais très enthousiaste à l’idée de travailler là-bas, je ne tenais plus en place la veille.

Arrivée sur place, on m’a présenté les responsables de stand et l’équipe de direction. Avec mes collègues, nous avons reçu nos uniformes et nos badges.

On nous a également expliqué les règles de base, pour ceux en cuisine et pour ceux à la caisse. Ensuite, chaque responsable a appelé son équipe et c’était parti !

Beaucoup de ceux qui avaient été recrutés pour l’événement étaient dans la même situation que moi, c’est-à-dire sans expérience dans la restauration. Heureusement, nos responsables étaient très à l’écoute et toujours disponibles pour répondre à nos questions.

De jour en jour, nous avons appris à nous connaître les uns les autres : le rythme intensif ne permettait pas toujours de discuter, mais dès qu’il y avait moins de monde ou que nous étions en pause, on en profitait pour se raconter nos vies.

Le soir, ceux qui dormaient au camping se retrouvaient aussi pour parler de leur journée, souvent riche en anecdotes. Nous avons même sorti le champagne pour fêter la fin de ces 10 jours ! Il est aussi prévu qu’on se retrouve à la fin du mois pour manger ensemble.

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La restauration, un job d’été éprouvant… Mais une aventure exceptionnelle

L’ambiance était géniale et c’est ce qui permettait de tenir face aux clients parfois agressifs : 2 personnes ont failli se battre devant moi, une autre m’a insultée car il n’y avait plus de bouteilles d’eau, plusieurs m’ont fait des remarques déplacées.

Mais bon, ce n’est une surprise pour personnes : y a des cons partout et la faim, la fatigue ou la soif peuvent métamorphoser n’importe qui…

Le job était assez physique aussi : il faut rester debout derrière sa caisse, courir chercher les commandes et les périodes de rush duraient parfois très longtemps (un jour, je n’ai pas eu le temps de souffler de 16h à 23h !).

Ceux qui étaient en cuisine souffraient de la chaleur et des odeurs. En caisse, nous devions être attentifs à ne pas faire trop d’erreurs et à bien gérer l’attente des clients.

Heureusement, les jours de mauvais temps (où les envols étaient annulés en général) nous permettaient de souffler un peu. Mais l’adrénaline des rushs et l’émerveillement devant les centaines de montgolfières s’élançant dans le ciel nous manquaient vite.

En dehors des petits détails désagréables, ces 10 jours étaient exceptionnels : quotidiennement, tout le monde attendait avec impatience de savoir si l’envol de masse allait avoir lieu.

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À la découverte des montgolfières et de ses pilotes

Depuis notre stand, c’était toujours une surprise pour nous : en plein rush, impossible de s’arrêter pour écouter le briefing ou guetter le premier ballon à s’envoler.

Alors, les jours un peu plus calmes, on en profitait pour admirer le spectacle (et, avouons-le, faire de belles photos pour rendre jaloux tous nos amis qui verraient nos stories Snapchat !).

C’était aussi très intéressant de pouvoir discuter avec les pilotes, qui venaient pour certains de très loin pour participer à l’événement : 67 nationalités étaient représentées !

De plus, de nombreux bénévoles étaient présents et leurs rôles étaient divers : cela va du service du petit-déjeuner au lancer de montgolfières en passant par la surveillance du camping.

J’ai beaucoup appris, que ce soit à leur contact ou à celui des équipages. Tous étaient passionnés par ce qu’ils faisaient. Ce qui est à la fois motivant et inspirant !

Par exemple, j’ai découvert comment cette passion leur était venue, les traditions ou superstitions du milieu (moment « le saviez-vous ? » : les pilotes doivent taper dans la main du lanceur pour se porter chance par exemple).

J’ai aussi assisté à des atterrissages parfois périlleux (cette année, un pilote a dû atterrir en urgence et a fini dans un arbre, mais sans dégâts heureusement).

J’aimais observer le bonheur des équipages, notamment lorsqu’ils voyaient les gens bouche bée lors de leur baptême.

J’ai aussi appris comment fonctionne une montgolfière grâce à des animations qui étaient organisées par ailleurs !

Le Mondial Air Ballons n’a lieu que tous les 2 ans. Impossible donc d’y participer l’année prochaine, mais si j’en ai l’occasion en 2019, il est certain que j’essaierai au moins d’y retourner en tant que visiteur !

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Une madmoiZelle


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Voici le dernier commentaire
  • Wildyfraise
    Wildyfraise, Le 7 août 2017 à 23h34

    Rholala mais je suis tellement dans ma jalousie en lisant cet article ! J'habite juste à coté de la ville natale les frères Montgolfier, là où ils ont fait décoller leur premier ballon à air chaud. Nous avons la fête de l'envol tous les ans mais les meilleures année, quand les conditions le permettent, on dépasse rarement les 30-40 ballons dans les airs (et je trouve cela déjà merveilleux), alors là, autant en même temps.....wouaaAAaa ! :puppyeyes:
    Quelle super expérience ! :rainbow:

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