Les impairs que j’éviterais de commettre au restaurant

Retour sur les trucs à faire si tu veux te faire bien détester par les serveurs d'un restaurant, mais à éviter si tu ne souhaites pas te prendre des assiettes dans les dents.

Les impairs que j’éviterais de commettre au restaurant

Que ce soit l’Hôtel du Crillon ou la crêperie infâme au coin de ta rue, tous les restaurants ont un point commun : le fait que les chefs goûtent leurs aliments avec une cuillère qu’ils remettent dans la casserole après les clients. Quel que soit l’établissement où tu mets les pieds, il y en aura forcément (et s’il n’y en a aucun, je te conseille de l’éviter).

Il nous est arrivé d’en faire, il nous arrivera probablement à toutes d’en faire à nouveau et afin d’éviter l’incident diplomatique en milieu gustatif, je vous propose de recenser ensemble quelques impairs à éviter de commettre au restaurant (mais si tu veux vraiment le faire y a pas de problème, après tout, chacun fait comme il veut, et on n’est pas toujours maître de son corps, n’est-ce pas ?).

Le temps d’enfiler ma perruque imitant le brushing de Nadine de Rotschild et je suis à vous.

Arriver saoule

Si, tout comme moi, tu aimes boire de temps en temps un (ou douze) verres à l’apéro avec des amis, il t’est peut-être déjà arrivé de t’entendre beugler « Qu’est-ce qu’on bouuuuuffe ? » La motivation pour cuisiner de délicieux mets étant généralement inversement proportionnelle au taux d’alcoolémie, la seule solution acceptable et adoptée à l’unanimité est d’aller se sustenter quelque part.

C’est ainsi que bon nombre de groupes d’individus passablement imbibés passent chaque soir la porte de Par Monts & Par Veau, restaurant de cuisine traditionnelle à l’ambiance feutrée.

Probabilité de faire des blagues vaseuses aux serveurs qui n’ont pourtant rien fait pour mériter ça : forte. Probabilité de se faire sortir de l’établissement à coups de couenne sur les fesses après avoir rendu via l’oesophage ton grenadin sur le comptoir au moment de payer : énorme. Probabilité de se faire huer, détester et black-lister par tous les membres du restaurant : gigantesque.

Harceler les serveurs pour connaître le contenu de chaque plat

Est-ce qu’il y a de l’arachide sur vos plans de travail ? J’aime pas trop l’arachide, je repère le goût à des kilomètres.
Dites, votre mayonnaise, elle est maison ?
Et vos crevettes, vous êtes allé les pêcher vous-même ou… Non ? Je vais prendre le jambon-purée alors.
Et dans votre concentré de tomates au vinaigre balsamique, est-ce qu’il n’y a que des tomates et du vinaigre balsamique ?
Votre saumon de Norvège, il vient d’où, en Norvège ?
Je peux voir vos cuisines ?

S’informer sur la nourriture, c’est important. Ca peut même être vital en cas d’allergie. Toutefois, il vaut mieux cesser de s’enquérir à partir du moment où le serveur commence à frotter ses poings en soufflant très fort par le nez et en fronçant les sourcils jusqu’au sang.

Car comme dirait Bruce Hampedefeu, mon ami spécialiste du barbecue, une question ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça pose problème.

L’angoisse du pourboire

Laissez-moi vous conter une anecdote toute à fait humiliante : un jour que je buvais un café dans un bar, j’ai voulu arranger la serveuse en lui donnant l’appoint. Sauf que j’ai confondu le prix total de ma consommation avec le prix sans la TVA et que j’ai donc donné 5 centimes supplémentaires pour lui permettre de me rendre moins de monnaie. 5 misérables centimes que la serveuse a regardé avec un air désemparé avant de me sourire poliment pour me remercier tout en essayant de contenir la haine dans son regard. Ces 5 centimes, elle a cru que c’était un pourboire, le pourboire le plus ridicule du monde, à peu près. Car si en France, le pourboire n’est plus vraiment une coutume depuis des lustres (contrairement à l’Angleterre où certains serveurs entourent au feutre rouge la mention « Le service n’est pas compris dans la note« ), il n’y a apparemment rien de pire que de laisser un petit itsi bitsi tiny ouini tout petit petit pourboire en pièces de cuivre. C’est du moins ce que j’ai compris en croisant le regard de cette pauvre serveuse qui m’a semblée aussi polie qu’hors d’elle à ce moment précis.

Autre précision : c’est très classe de dire « Gardez la monnaie« , mais beaucoup moins lorsque tu laisses pile le compte. Ça aussi j’ai testé. Je me suis jamais sentie aussi cruelle de toute ma vie.

Se casser au moment de payer

Imaginons que tu es au restaurant avec un groupe de vagues connaissances et que chacun est censé payer sa part. Si tu as accepté de les suivre dans leur périple culinaire, tu n’avais pas pensé à un détail qui te revient à l’esprit au moment du dessert : tu as dépensé tes derniers écus pour acheter l’intégrale des vinyles de Black Sabbath, tu es dans le rouge, ton banquier te déteste, il te reste ton loyer à payer et des croquettes à acheter pour ton animal de compagnie. Entre le fromage et le dessert, tu cogites : que faire ? C’est là que tu as l’idée de mettre une alarme pour qu’elle sonne 10 minutes plus tard, juste au moment de payer.

Le timing est parfait, et ton téléphone sonne pile au moment où on vous apporte l’addition. Tu n’as plus qu’à faire parler la Sarah Richart qui est en toi et faire croire à une urgence en enfilant la panoplie du « QUOI ? » inquiet, du froncement de sourcils, du mordillement de lèvres et de la main qui se balance dans tous les sens en signe de désarroi avant de sortir de l’établissement sous les yeux inquiets de tes nouveaux ex-amis.

Une technique infaillible, mais quelque peu déloyale.

Et toi, quels sont les trucs que tu as déjà fait (ou vus) au restaurant et dont tu as un peu honte ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Zéli
    Zéli, Le 30 avril 2012 à 3h53

    Juste pour réagir par rapport aux pourboires pour les caissiers/ères, j'ai travaillé dans 3 enseignes différentes et il nous était formellement interdit d'accepter quoique ce soit en pourboire. Avec toutes les caméras braquées sur les caisses, je n'ai jamais osé accepter..!

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