Différences hommes/femmes : une étude prouve qu’elles sont minimes

Une étude aboutie nous prouve une bonne fois pour toutes que les différences entre les hommes et les femmes sont rarement dues à leur sexe biologique.

Et BIM ! Une étude fout un petit taquet supplémentaire à l’idée d’une différence fondamentale entre les hommes et les femmes. Les chercheurs Harry Reis et Bobbi Carothers ont ainsi réussi à prouver que certains signes distinctifs qu’on attribue à un sexe ou à un autre ne lui sont pas forcément réservés. La façon dont ils ont procédé est expliquée sur le Huffington Post : ils se sont penchés sur plusieurs études réalisées dans le temps sur les différences sociales entre les hommes et les femmes et ont alors travaillé sur les données de 13 000 personnes, dont près de 280 hommes et femmes qu’ils ont eux-mêmes interrogé-e-s. Après quoi ils se sont focalisés sur 122 caractéristiques différentes, des centres d’intérêts aux traits de personnalité en passant par les caractéristiques physiques, comparant leurs données grâce à 3 méthodes différentes. Le but ? Définir si oui ou non les caractéristiques sociales et psychologiques qui différenciaient les hommes des femmes étaient nombreuses. La réponse ? Non.

Dans une vidéo, Harry Reis explique sa théorie. Elle est traduite en grande partie en dessous :

« Un jour, quelqu’un a dit qu’il y a deux catégories de personnes : ceux qui pensent qu’il y a deux catégories de personnes et ceux qui n’y croient pas.

Des études ont prouvé que les hommes et les femmes sont différents sur plusieurs sortes d’éléments, des traits de personnalité, un intérêt pour les maths et les sciences, des hobbies, des comportements sexuels… toutes ces choses où les gens parlent généralement de différences entre les sexes. Nous les avons soumis à des techniques statistiques pour savoir si les hommes et les femmes étaient vraiment catégoriquement différents ou si les hommes et les femmes étaient tout simplement différents mais d’une façon plus dimensionnelle. Et ce que vous avons trouvé, c’est que d’une manière écrasante, les hommes et les femmes ne sont pas des gens catégoriquement différents.

Je me dois de souligner qu’il y a certainement des sortes de caractéristiques où les deux sexes sont catégoriquement différents. Sur des caractéristiques physiques, sur la force, par exemple. Et quand nous avons étudié ces genres de variables, nous avons en effet trouvé des différences selon les catégories. Mais en ce qui concerne les aspects plus psychologiques (c’est-à-dire les goûts, les intérêts, les traits de personnalité, ndlr), il n’y a tout simplement pas de différences catégoriques entre les hommes et les femmes.

[…]

Ce que ça nous apprend, c’est que la croyance commune comme quoi les hommes viendraient de Mars et les femmes de Vénus est vraiment fausse, que nous sommes vraiment tous de la planète Terre. Il peut y avoir des différences entre les hommes et les femmes, mais la meilleure façon de les aborder est de les considérer comme des différences relatives sur des caractéristiques que certaines personnes ont plus, et que d’autres ont moins. Ce sont des différences individuelles, pas des différences catégoriques.

Évidemment, dans le cadre de l’embauche, ça signifie qu’il faut embaucher la personne qui est la mieux qualifiée sans égard pour son sexe. En ce qui concerne les relations, on entend souvent des plaintes comme « Il est comme tous les autres hommes » ou « Elle est comme toutes les autres femmes », et c’est vraiment la mauvaise façon de penser à ça. Ce sont des différences à titre personnel, car des gens agissent d’une façon et d’autres agissent autrement. Ça dit aux parents que quand vous élevez vos enfants, vous devez vraiment essayer de ne pas les ranger dans une catégorie qui est basée sur leur sexe biologique. Vous devez vraiment chercher à trouver ce par quoi ils sont intéressés, ce qu’ils ont envie de faire, là où ils réussissent et quelles sont leurs faiblesses, et il se peut que vous compreniez que certaines de ces choses ne sont pas caractéristiques de leur sexe et que d’autres le sont. »

Cette nouvelle étude a un avantage non négligeable : je compte bien l’imprimer pour la rouler bien fermement et mettre un petit coup sur la tête de chaque personne que j’entendrais dire « Il laisse traîner ses chaussettes sales. C’est normal, c’est un mec », « Elle cherche une relation sérieuse comme toutes les femmes » ou encore « Non mais les hommes et les femmes sont FONDAMENTALEMENT différents » : nous sommes, tout simplement, tou-te-s différent-e-s.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Sill
    Sill, Le 22 août 2013 à 0h48

    lady-rainicorn;4276694
    @Silver_ Dac, je comprends mieux ton point de vue :happy:


    "il faut tout de même admettre qu'il est différent des autres espèces" Pourquoi ?? Je pense pas qu'on puisse trouver une raison qui justifie qu'on se mette tant à part.. Même sans se prétendre supérieurs aux autres, qu'est ce qui fait qu'on serait si différent des autres animaux?
    Je pense aussi qu'on est tout autant réduits à nos fonctions primaires, nos technologies (et celles des autres animaux comme tu le dis justement) nous facilitent la chose mais finalement on ne fait rien qui ne nous procure un plaisir ou qui ne répond pas à un besoin je crois.
    Ton commentaire me fait penser à une différence justement ^^ c'est que nous sommes capables d'inventer des besoins. On aurait du mal à se passer de nos technologies de nos jours, alors que nous n'en avons pas réellement besoin.

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