Gap prend position contre la discrimination suite à un tag raciste

Un modèle américano-indien de la dernière campagne de Gap a été victime d'un tag raciste. La marque a immédiatement réagi sur Twitter pour dénoncer cette attaque gratuite.

On a rarement vu une marque se bouger pour une histoire de graffiti. Pourtant, Gap vient de le faire, et c’est à souligner.

Récemment, l’un des modèles de sa dernière campagne de pub, Waris Ahluwalia, a été victime d’un tag raciste sur une affiche de métro. Waris Ahluwalia est un acteur et créateur de bijoux américano-indien qui porte le turban puisqu’il est de confession sikh.

Sur l’affiche en question, le célèbre slogan de Gap « Make love » a été détourné en « make bombs » (faites des bombes), un grand classique aux USA depuis les attentats du 11 septembre, où les plus bas du fronts assimilent le turban et la barbe au terrorisme. L’auteur du tag a aussi rajouté « please stop driving taxis » (s’il vous plaît arrêtez de conduire des taxis) histoire de bien enfoncer le clou.

C’est Arsalan Iftikhar, journaliste au magazine The Islamic Monthly, qui a signalé la photo via Twitter

Cette histoire aurait pu en rester là : un graffiti raciste et gratuit qui gâche une jolie pub. Mais le slogan de la nouvelle campagne de Gap n’est pas « faites l’amour » pour rien : Gap s’est engagée en faveur de la diversité en choisissant des modèles de couleurs, de religions, d’âges et de morphologies variés. Impossible pour la marque de laisser passer un truc pareil.

Gap a donc affiché son soutien à Waris Ahluwalia en changeant la couverture de son compte Twitter :

Ce geste peut paraître un peu anodin, mais espérons que ce genre d’initiatives à petite échelle puisse servir d’exemple à d’autres marques et faire avancer les mentalités concernant la diversité dans le monde de la mode.

Une page Facebook a même été mise en place : Gap, Thank you for featuring a Sikh model in your « Make Love » campain (Gap, merci d’avoir mis en vedette un mannequin Sikh dans votre campagne « Make Love »), remplie de témoignages de ce genre :

« J’ai amené mon fils de 5 ans devant la campagne de pub,
juste pour lui montrer que nous ne sommes pas si différents, après tout »

C’est dire à quel point les différentes ethnies du monde attendent d’avoir chacune leur place représentée dans le monde très blanc de la mode.

– via

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Siamoni
    Siamoni, Le 3 décembre 2013 à 22h01

    Oui, ce genre de prise de position ne mange pas de pain et leur permet aussi de faire oublier leurs ateliers insalubres au Bangladesh, où des toits tombent sur les ouvriers et font des centaines de morts...Là, étrangement, ils ont plus de mal à se bouger.

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