Culture du viol, consentement et « zone grise »

Un Youtubeur américain interroge la pertinence du concept de « culture du viol » (et il est loin d’être le seul, avouez-le). Le consentement n’est pas toujours clairement formulé, et comment s’y retrouver dans cette « zone grise » ?

Culture du viol, consentement et « zone grise »

Ami•e•s féministes ou anti-féministes, ou sans étiquette, soyez les bienvenu•e•s sur cet article garanti sans sarcasme ni mépris. (C’est sincère, promis).

Voilà plusieurs années que le concept de « culture du viol », importé des États-Unis (« rape culture »), a quitté les cercles féministes militants d’où il est parti, pour entrer dans le langage courant.

En janvier 2014, Najat Vallaud-Belkacem alors ministre des Droits des femmes l’utilise dans un discours à l’Assemblée Nationale pour dénoncer la banalisation de la misogynie sur Internet.

À lire aussi : Najat Vallaud-Belkacem s’attaque à la « culture du viol décomplexée »

Mais ce concept, loin de faire l’unanimité, est sujet à de nombreuses critiques.

Qu’est-ce qu’un viol ?

Dans notre article publié en septembre 2012, nous définissions la culture du viol ainsi :

« Un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées. »

À lire aussi : Je veux comprendre… la culture du viol

Évidemment, cette définition contient en elle-même l’explication du scepticisme de certain•e•s : quel environnement social et médiatique justifie, excuse voire accepte le viol aujourd’hui ? Certainement pas la France, ni les États-Unis, où le viol est un crime ! Et bien sûr que le viol est un crime, inutile de le rappeler.

Je ne connais aucun garçon dans mon entourage proche ou distant qui se fasse l’avocat du viol, dans aucune situation. Non franchement ? Y a-t-il encore débat autour du viol ?!

La réponse à cette question est oui, aussi incroyable et inconcevable que cela puisse paraître à ceux et celles d’entre nous persuadé•e•s du contraire.

Pourquoi la question du viol fait-elle encore débat ?

Pourquoi y a-t-il encore débats et controverses autour du viol ? À cause de sa définition : un viol n’est pas, contrairement à l’imaginaire collectif, l’agression d’une faible femme bien sous tous rapports par un inconnu violent et armé dans une ruelle sombre. C’est UNE configuration possible d’un viol, mais c’est loin d’être la seule, et c’est surtout loin d’être la plus courante.

Ce qui définit un viol, c’est l’absence de consentement d’une des parties.

Relisez, imprimez, notez-le bien : un viol = absence de consentement.

Pas besoin de « forcer », pas besoin de coups ni de cris. Avoir un rapport sexuel avec une personne qui n’est pas consentante, c’est un viol.

Le consentement peut être retiré à tout moment. Ramener un mec chez soi, coucher avec lui un soir, deux soirs, dix soirs, l’épouser, tout ceci peut constituer des signaux favorables, mais ne vaut pas systématiquement ni automatiquement consentement.

Une femme qui dit « pas ce soir, j’ai pas envie », mais dont le mari s’impose quand même (parce que lui, il a envie), est victime d’un viol conjugal. Et pendant très longtemps, le viol conjugal n’a pas été reconnu, ce qui équivalait peu ou prou à considérer que la femme était la propriété de son mari, et qu’il pouvait en disposer à sa guise. (NB : le devoir conjugal n’implique pas de céder à son partenaire quand il le décide. Ça implique d’avoir des relations sexuelles, mais certainement pas sur commande).

Et c’est précisément à cause de la difficulté à appréhender la définition du viol comme absence de consentement qui prête le flanc à des débats peu glorieux sur ce que serait « un vrai viol » ou une « vraie victime de viol ».

On peut aller porter plainte pour viol quand on est couverte de bleus, c’est un élément de preuve. Mais déclarer à un•e officier•e de police « je n’avais pas donné mon consentement », revient à opposer la parole de la plaignante à celle de l’accusé – dont on ne doute pas ici qu’il puisse être de bonne foi.

Après tout, si la plaignante ne lui a pas signifié qu’elle n’était pas d’accord pour avoir un rapport sexuel, comment pouvait-il savoir qu’elle ne l’était pas ?

Sauf que ce n’est pas la bonne question. La bonne question, c’est :

« pourquoi a-t-il considéré par défaut qu’elle était d’accord ? »

« Les vrais viol vs la “culture du viol” »

Steven Crowder, un Youtuber américain, a récemment mis en ligne une vidéo dans laquelle il interroge la pertinence du concept de « culture du viol », invisible et intangible, qui selon lui, tend à décrédibiliser les véritables victimes de viol.

En introduction, Steven Crowder écarte d’emblée (avec moult ironie) l’argument que des militantes féministes lui ont certainement déjà opposé :

« Je sais que techniquement, je n’ai pas le droit d’avoir un avis sur un sujet qui concerne les femmes, parce que j’ai un pénis. Mais je vais quand même faire un essai. »

Il fait ensuite référence à cet article du Huffington Post, dans lequel Lena Dunham, l’auteure-réalisatrice de la série Girls, raconte avoir été victime de viol lorsqu’elle était à l’université. Plus précisément, comment elle a pris conscience d’avoir été victime de viol. Les circonstances étaient peu claires de son point de vue, mais c’est en racontant la soirée à sa colocataire le lendemain matin au petit-déjeuner que celle-ci lui a dit qu’elle avait été violée.

« Ma première réaction a été d’éclater de rire », confie-t-elle.

Des années plus tard, elle a raconté à nouveau la scène à son groupe d’auteurs, sans préciser qu’il s’agissait d’un viol (elle raconte les circonstances, pour les reproduire dans la série). Ses collègues qualifient unanimement les faits de viol.

Steven dissipe tout doute quant à sa position par rapport au viol :

« Le viol est le pire crime qu’une personne puisse commettre, les auteurs méritent une mort lente et douloureuse, et les victimes méritent le soutien sans faille de la société ».

« Pour être clair : l’alcool, la drogue, une tenue affriolante et une invitation à avoir un rapport sexuel ne justifient toujours pas un viol ».

Au moins, c’est clair. Steven Crowder condamne le viol. On est d’accord.

« Si, au cours d’un rapport sexuel, la femme demande à l’homme d’arrêter, il doit optempérer immédiatement. Mais si les mots « non » ou « stop » ne sont pas prononcés, « dire des choses sales » à un mec peut être interprété comme un consentement ».

C’est là que nos avis commencent à diverger. Mais nous y reviendrons.

« Peut-être que ce mec était un connard criminel, mais peut-être que dans ces « choses sales » [que lui disaient Lena, NDLR], il a perçu une invitation à la pénétrer, et qu’il a reçu des signaux contradictoires ». (« mixed signals »).

« C’est une zone grise, une situation floue, tellement floue que Lena Dunham elle-même ne l’a pas considérée comme un viol, jusqu’au lendemain matin, lorsque sa colocataire lui a dit que c’était un viol ».

« Sa première réaction a été de rire. Vous savez qui ne réagirait pas comme ça ? Une fille qui a été violée sous la menace d’un couteau dans une allée sombre. Et peut-être que cette fille, victime d’un viol sous contrainte, n’ira pas porter plainte, par peur de voir son viol mis au même niveau que des « viols » comme celui de Lena Dunham. »

« Afin que le viol soit pris au sérieux, il faut arrêter de mettre des décisions qu’on regrette sur le même plan que des viols violents, et de mettre l’étiquette de « culture du viol » sur tout et n’importe quoi ».

Pour Steven Crowder, la culture du viol est un épouvantail brandi par les féministes, mais qui n’est pas fondée, pour deux raisons :

« Il y a autant d’hommes victimes de viol que de femmes, et parmi les douzaines d’hommes que je connais, tous ont toujours réagi à l’évocation du viol de la même façon : un dégoût viscéral, et la condamnation sévère de ce crime. »

Il conclut sa vidéo par cette phrase :

« Peut-être que la culture du viol est maintenue en vie par celles qui crient au loup ».

Évacuons d’entrée une erreur factuelle : il n’y a pas autant de victimes de viol hommes que de femmes. Et quand bien même, la statistique importante est celle des violeurs :

« En France, 96% des auteurs de viol sont des hommes, et 91% des victimes sont des femmes. »

Planetoscope

Le viol des hommes n’est pas moins grave, n’est pas moins important, c’est juste qu’il s’inscrit dans un schéma différent du viol des femmes dont nous parlerons ici. Mais les féministes (et nous-mêmes ici) considérons ces crimes avec autant de sérieux que ceux dont les femmes sont victimes.

À lire aussi : Shia LaBeouf, son viol et son traitement médiatique, symptômes d’un tabou tenace

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La « zone grise » et le consentement

De nombreux•ses internautes ne manqueront pas d’être d’accord, au moins en partie, avec les arguments de Steven Crowder.

Si Lena Dunham a eu besoin que sa colocataire lui explique qu’elle a été victime de viol, comment voulait-elle que son partenaire ait conscience qu’il était en train de la violer ?

Pour comprendre, il faut en fait prendre en compte une donnée externe au problème : le contexte, l’environnement social et médiatique.

Si Lena Dunham n’a pas eu conscience qu’elle était victime de viol, c’est à cause de la culture du viol. Si son partenaire a pu commettre un viol sans le réaliser, c’est à cause de la culture du viol.

La culture du viol n’est autre que cette « zone grise » dont parle Crowder. Vous suivez ? C’est exactement le même concept !

Crowder parle de « zone grise » pour décrire le flou dans lequel se trouve les deux personnes : la fille, qui n’est pas trop sûre de savoir si c’est elle qui a provoqué le rapport sexuel – auquel cas, ce serait quand même un peu hypocrite de sa part de se considérer victime, non ?

Et le mec, qui à défaut d’avoir entendu un « non / arrête / stop » ou tout autre injonction clairement formulée, n’a pas de raison de penser qu’il est en train d’outrepasser le consentement de sa partenaire.

Vous visualisez cette « zone grise » ? Qu’on se place juste avant qu’il y ait rapport sexuel ou pendant l’acte, on retrouve cette même configuration :

– une personne qui n’est pas à l’aise dans la situation, mais ne s’y oppose pas verbalement ni physiquement
– une personne qui, n’ayant pas rencontré d’opposition verbale ni physique, présuppose que l’autre est d’accord.

La première personne est très souvent une femme, la deuxième est très souvent un homme.

Ça ne vous étonne pas que, par défaut dans cette fameuse « zone grise », les femmes soient, dans la plupart des cas, dans cette position passive, et que les hommes soient dans une position active ?

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La « zone grise », c’est la culture du viol

Bien sûr qu’à un niveau individuel, on peut parler de « signaux brouillés », mais quand les signaux sont quasi-systématiquement brouillés dans le même sens, ce n’est plus une « zone grise », c’est un schéma, dont la configuration particulière porte un nom : la culture du viol.

Je crois que Steven Crowder est sincère quand il parle de « zone grise », de signaux contradictoires.

Je connais plusieurs garçons, qui, suite à l’émergence d’articles de plus en plus nombreux sur le viol et le consentement, se sont sérieusement demandés s’ils n’avaient pas violé une Ex. Parce que cette « zone grise », certains s’y sont déjà trouvés.

Ce ne sont pas « des violeurs », de ces monstres sans visages qu’on voudrait castrer et/ou enfermer à tout jamais.

Ce sont des gens ordinaires, qui ont grandi et qui vivent sous l’influence d’un environnement social et médiatique qui leur renvoie constamment des messages.

Un message vu et revu cent fois dans les films et séries, où plaquer la fille contre un mur, c’est viril. L’embrasser par surprise et/ou de force, c’est sexy. Lui attraper les poignets et prendre les initiatives, c’est hot.

Et les filles grandissent et vivent dans le même environnement social et médiatique, qui leur envoie les mêmes messages : succomber, se laisser aller, c’est normal. Provoquer, susciter le désir de l’autre, c’est sexy. Prendre l’initiative soi-même ? Attention, pas trop ! Trop provoquer, trop susciter, prendre trop d’initiative, c’est salope, pute, et autres qualificatifs qui visent à dénigrer la valeur morale de la personne.

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Céder n’est pas consentir

Les exemples de ces constats ne manquent pas.

  • Rappelez-vous de l’affaire DSK et des nombreuses petites phrases à base du « droit de cuissage » ou du « troussage de domestique ».
  • Relisez le Héros et la Salope, pour mesurer les différentes perceptions de la sexualité masculine et féminine.
  • Relisez nos articles sur le slut-shaming et rappelez-vous combien cette société est prompte à jeter l’opprobre à celles qui portent une jupe jugée trop courte, des vêtements jugés trop aguicheurs.

Pourquoi, au sein de la « zone grise », la longueur de la jupe ou la profondeur du décolleté deviennent-ils des signes probants ?

À lire aussi : « Ce n’est pas de votre faute ! » : Salut Les Geeks répond à la police hongroise

Les garçons apprennent qu’il est normal d’avoir l’initiative, les filles qu’il est normal d’y céder. Et là est le coeur du problème : céder n’est pas consentir.

La culture du viol, C’EST cet environnement social et médiatique qui maintient les garçons et les filles dans leurs rôles respectifs. Lena Dunham ne savait pas comment ni pourquoi elle s’était retrouvée à avoir un rapport sexuel avec ce jeune homme. Mais elle savait qu’elle n’en avait pas envie, simplement, elle se demandait ce qu’elle avait pu faire pour le solliciter, si ce n’était pas « sa faute » s’ils en étaient là.

Son partenaire ne s’était pas posé de question.

La culture du viol n’est pas une excuse, mais elle explique pourquoi plus de 80% des viols en France sont commis par un proche de la victime, un homme qu’elle connaît. Un homme à qui elle n’a pas forcément dit non, ce qu’il a interprété par défaut comme un oui. Ce « par défaut », c’est le produit de la culture du viol.

Elle explique pourquoi Lena Dunham, et bien d’autres, n’ont pas réalisé qu’elles étaient victimes de viol avant qu’une tierce personne ne le leur pointe.

Aussi incroyable et insupportable que cela puisse paraître, nous vivons dans une société qui entretient la culture du viol.

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Comment en sortir ?

Si vous êtes encore là, chèr•e•s lecteur•rices, vous venez de rejoindre les rangs de celles et ceux qui veulent mettre fin à ce système. Comprendre ce qu’est la culture du viol et avoir conscience de son existence étaient les premières étapes. Passons aux suivantes.

Pour soi-même et pour l’avenir : être à l’écoute de ses partenaires. Ce n’est pas parce que vous invitez une personne à « boire un dernier verre » chez vous que vous consentez par défaut à un rapport sexuel. Ça veut dire que vous consentez à boire un verre (et vous pouvez changer d’avis, si vous n’avez plus soif).

SCOOP : communiquer, c’est sexy. C’est pas très sexy à l’écran, et c’est sans doute pour ça qu’on ne montre jamais de conversation « pratique » entre les amants au cinéma et à la télévision, mais dans la vraie vie, c’est LE PIED TOTAL.

C’est le moment de se dire ce qu’on aime / ce qu’on n’aime pas / ce qu’on ne veut pas faire/subir, quel(s) moyen(s) de contraception on utilise, bref, d’éliminer tous les potentiels problèmes qui risquent au mieux de nourrir la collection de fails de Josée L’Obsédée, et au pire, de finir en viol (oui, rien que ça).

SCOOP BIS : une objection que j’ai déjà entendue de la part de la gent masculine : « si tu demandes verbalement son consentement à la fille, il y a de grandes chances qu’elle refuse, ne serait-ce que parce que « les filles biens » apprennent à refuser ». J’y ferais deux réponses :

Messieurs : les filles ont autant envie de sexe que vous. Une fille qui a envie d’un rapport sexuel ne va pas refuser parce que vous le lui demandez explicitement. Si elle refuse, c’est qu’elle n’en avait pas envie, et vous venez d’éviter potentiellement un viol (ça vaut VRAIMENT le coup de demander).

PS : une fille qui vous dit « on va chez moi ? » ne vous donne pas son consentement pour autant. Elle vous invite à pénétrer son appartement, mais aucun orifice corporel.

Mesdemoiselles : verbalisez vos envies. Si vous avez le sentiment que de prendre l’initiative ou qu’accepter verbalement un rapport sexuel en coûte à votre vertu, sachez que personne d’autre ne vous juge : vous le faites vous-mêmes.

Il y a d’innombrables situations du quotidien dans lesquelles il est poli de refuser : le sexe n’en fait pas partie. Écoutez-vous, et verbalisez pour votre partenaire, qui ne lit pas dans vos pensées (d’autant moins que la société lui a sans doute appris à lire « oui » par défaut).

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À l’automne 2013, Pauline lançait le Tumblr « je connais un violeur », qui répertorie les témoignages de victimes de viol. Leur point commun ? Toutes connaissent leur violeur. Je frémis d’horreur à l’idée d’y lire un jour, sans le savoir, qu’un de mes frères ou amis devienne l’un de ces violeurs. Mais pas autant qu’à l’idée d’y apporter un jour ma propre contribution…

J’espère que quelqu’un•e se chargera d’expliquer « la zone grise » à Steven Crowder. Mais j’espère surtout que vous, qui avez poursuivi la lecture jusqu’ici, êtes décidé•e•s à ne plus jamais laisser de « zone grise » brouiller vos interactions physiques avec vos futur•e•s partenaires.

Le consentement, c’est sexy. Promis !

– Merci à Meynna de nous avoir signalé la vidéo !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Penny Winkeul
    Penny Winkeul, Le 1 décembre 2016 à 23h35

    @RhinestoneEyes C'est à la fois simple et compliqué de te répondre.

    Je commence par le simple: non, tu n'es pas une violeuse. Une violeuse imposerait une pénétration, or tu ne parles pas de pénétration.

    Le compliqué: tu ne voulais pas forcer à quoi que ce soit, mais quand on dort... on n'a pas le choix. Quelqu'un d'endormi ne consent pas, ne choisit pas, il n'y a pas de réciprocité, puisqu'il dort et ne peut réagir.

    Après, 'faut pas être obtus non plus, si les caresses que tu mentionnes n'étaient pas sexuelles, non, il n'y a pas agression, les couples se blottissent en ou se touchent en dormant sans qu'il y ait agression.

    Si les caresses sont de nature sexuelle, oui, il y a agression. Les personnes qui dorment ne veulent pas de thé... une personne endormie ou inconsciente ne participe pas à un acte sexuel initié par quelqu'un d'autre.

    Après, cela dépend aussi de la sensibilité et des limites de la personne. Tu en as, dont moi, qui le prendraient très mal. D'autres s'en fichent. D'autres qui ne savent pas trop quoi en penser.

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