Ne pas fumer pendant 24h : le défi

Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 31 mai 2013     

Tu es ce qu’on appelle une grosse fumeuse et tu souhaites arrêter ? Laisse-moi te faire découvrir une nouvelle méthode révolutionnaire.

Initialement publié le 15 octobre 2011,
mis à jour à l’occasion de la Journée Mondiale sans Tabac du 31 mai 2013.

Quand j’ai commencé à fumer, il y a quatre ans de cela, je ne mesurais pas totalement la nocivité du tabac. Tout ce que je voyais, c’est que fumer me permettait de me donner une contenance en soirée, et de passer quelques minutes dans le sas fumeur plutôt qu’à groover maladroitement sur le dancefloor les soirs où je suivais mes copines en boîte.

Je venais d’arriver à la fac et pensais que la clope m’aiderait à passer du statut d’adolescente à celui de femme. Mais j’ai surtout mis le nez dans la nicotine – accroche-toi à ta gaine, ce qui suit est piquant de stupidité – pour aggraver ma voix suraigüe qui me valait à l’époque quelques railleries.

Ne pas fumer pendant 24h : le défi arreter fumer 24h post

La citrouille à la voix de Macha Béranger.

Aujourd’hui, la clope, j’en ai ma claque. D’autant que je n’ai plus besoin de ça pour me donner une contenance en attendant le bus, vu que j’ai l’embarras du choix entre mon iPhone et le 20 Minutes qu’on me distribue à la gare. Ce qui me déprime au plus profond de mon être, c’est que mes cheveux jadis doux et brillants sont ternes, que je fais des trous de brûlure sur mes sacs et mes vestes préférés, qu’une centaine d’euros partent tous les mois en fumée (1200 par an, donc ; j’ai envie de me mettre des coups de boule), et que, surtout, je sens comme un relent de cendrier froid alors que j’ai toujours mis un point d’honneur à sentir bon.

Le matin, je me réveille avec la bouche pâteuse et les cavités nasales sèches comme le désert de Gobi. Le soir, mon copain me parle du sang noirâtre que je cracherais si je ne me reprends pas en main très vite. J’ai envie d’arrêter. Mais le « J’arrête quand je veux » d’il y a quelques années a aujourd’hui muté en « J’arrive pas c’est trop dur ».

Après avoir testé la technique « J’arrête d’un coup sec » (qui n’a pas fonctionné plus de 2h), celle de la cigarette électronique (qui me donnait la nausée), les gommes à mâcher (j’avais des palpitations), puis la technique du « Je réduis à 4 par jour », expérimentée cet été, j’ai décidé de tenter le coup de l’arrêt à deux vitesses. Le principe est simple : je commence par ne plus fumer pendant 24h, une fois de temps en temps , puis de plus en plus souvent. J’ai testé cette nouvelle méthode créée par moi-même hier. Retour heure par heure sur ce défi de la mort.

6h55 : Sur le quai de la gare, dans une petite bourgade morbide, j’attends mon train pour entamer ma journée. C’est généralement là que je fume ma première cigarette. Mon thermos de café dans la main, je jubile : je suis vraiment un roc. À n’en pas douter, je vais réussir. Et les gens se diront qu’ils n’ont jamais vu quelqu’un arrêter de fumer en restant aussi calme et sûr de soi.

8h : Je sors de la gare. Je regarde les gens autour de moi galérer à allumer leur clope dans le mistral (sauf qu’en fait c’est pas le mistral, ça va pas dans le même sens et c’est plus froid) (et il pleut) (et il pleut pas là où il y a le mistral). Leur écharpe leur cache la vue, et une fois que la flamme sort enfin du briquet, ils se crament la frange avec et sentent le cochon brûlé. Je suis contente aujourd’hui de n’avoir pas à paraître aussi ridicule.

8h04 : Incroyable, je suis dans le bus. D’habitude, j’en laissais passer deux pour avoir le temps de m’encrasser le poumon. Et j’arrivais en retard en cours. Et je me faisais mal voir.

8h50 : Mon cours commence dans 40 minutes et je bois mon expresso de la machine dehors – un réflexe de fumeuse. J’ai un peu envie de m’en griller une, parce que j’ai 3h de cours où je ne comprends rien. Et puis je m’ennuie et ne sais que faire de ces petites mains disgracieuses qui sont les miennes.

9h02 : Je m’ennuie un peu dehors. Mais j’ai pas envie d’aller à la bibliothèque universitaire, parce qu’on ne peut pas y fumer.

10h01 : Je suis en cours depuis 31 minutes. L’odeur de la cigarette me manque. Je renifle du côté de ma copine de promo qui en a fumé une. Sans m’en rendre vraiment compte, je sue.

10h02 : J’envisage de me mettre à l’héro.

10h03 : Ou aux poppers.

10h25 : Mes doigts sont des cigarettes.

10h26 : En fait, c’était un mirage, comme ceux que croient voir les nomades dans le désert. Ou comme quand j’ai soif la nuit et que je suis persuadée qu’on m’a amené un Coca Light glacé mais qu’en fait c’est pas vrai, je peux mourir, personne ne m’amènera un Coca Light à 3h du matin, faut pas abuser.

12h26 : Je crois que j’ai sombré depuis 10h26. La salle n’est plus la même, le professeur non plus. Je crois que j’ai rêvé d’incendie, de cheveux qui puent et d’ongles jaunes. C’était beau.

12h27 : Hé mais c’est l’heure de manger ! On va pouvoir sortir, s’échanger des Leuquie Straïque contre des Philippe Maurice et grignoter un peu.

12h30 : Je me souviens que je me suis interdit de fumer pour encore 18h25. J’ai envie de pleurer.

12h40 : Afin de ne pas être tentée d’allumer une clope, j’ai pris une soupe pour mon repas du midi : c’est plus long à manger, et j’aurais moins de temps à penser nicotine. Mais y a pas de micro-ondes dans ma fac.
Du coup je mange pas.
Mais je fume pas non plus.

13h15 : Les autres ont fini de manger, elles vont s’en griller une. Je réalise alors que je ne suis entourée que de fumeurs. En fait c’est faux, mais aujourd’hui, je ne vois qu’eux. J’aimerais bien leur piquer leur vie.

13h20 : Pour me remonter un peu le moral, je me mets à calculer combien j’ai économisé. Si un paquet de 5€40 comprend 20 cigarettes, sachant que j’ai réussi à éviter d’en fumer 7 depuis ce matin, alors 5,4 divisés par 20 ça fait

13h57 : Je suis toujours en train de calculer combien j’ai économisé. Ca m’angoisse. Je veux une cigarette je veux une cigarette je veux une cig.

14h03 : « Arrête !« . C’est une copine qui ne supporte pas que je crie « Je veux une cigarette » depuis 6 minutes en prenant une voix de petite fille. Du coup j’arrête et je fais des blagues Monsieur et Madame.

14h05 : Monsieur et Madame Mentalo ont une fille, comment s’appelle-t-elle ?

14h05 et quelques : Personne me répond. Je me sens seule et incomprise. Et en plus, cette blague n’est même pas de moi et je vais devoir payer des royalties.

15h30 : Je remue sur mon siège comme une gosse de 5 ans qui doit se retenir d’aller aux toilettes. Je n’ai rien écouté du cours et je donne des coups de coude à mes copines quand elles se mettent à écrire. Une des deux prend ses notes sur ordinateur. Elle a juste le temps de rattraper son PC in extremis avant qu’il ne tombe. Je crois que je n’ai plus de copines de promo.

15h54 : Pour les reconquérir, je propose un jeu. Je chante une chanson en remplaçant toutes les paroles par « pénis » et elles doivent deviner le titre.

15h55 : Ça les fait rire.

16h33 : Ça ne les fait plus rire.

18h06 : Je traverse le centre-ville pour aller prendre mon train. C’est l’occasion de voir, sur 30 mètres seulement, une vingtaine de personnes se faire taxer des clopes. Je me souviens de cette époque où cela m’arrivait aussi : c’était hier. C’est peut-être le moment où il m’est le plus facile de ne pas sortir mon paquet. Chaque fois, c’est la même chose : une personne en apparence somme toute assez sympathique vient te voir et te dit « Hé dis, t’aurais pas une clope à me dépanner ?« . Deux possibilités. Soit tu réponds oui, et parfois on t’en demande deux parfois on te snobe, soit tu réponds non et la réaction de l’interlocuteur se résume par un regard noir, voire une petite insulte. Du coup je réponds toujours non, parce que j’aime bien leur souffler ma fumée à la figure pour les narguer.

18h07 : Pendant mon monologue intérieur sur les taxeurs de clope, j’ai baissé ma garde et je me retrouve coincée avec un rabatteur pour une ONG qui n’existe peut-être même pas. Pire que les insultes, ils ont ce pouvoir culpabilisant dans le regard qui t’amène parfois à sortir ton porte-monnaie. « Comment ça vous n’avez pas le temps de prendre 5 minutes pour aller me chercher un RIB afin de donner mensuellement de l’argent qui nourrira 72 petits africains en train de mourir du lupus ? »

19h17 : Je suis toujours dans le train, j’ai l’impression que c’est le plus long trajet en train du monde. En fait, j’ai l’impression que cette journée est la plus longue journée du monde.

20h30 : Je n’ai le courage de rien, si ce n’est manger des chips, regarder Secret Story sur internet, et me faire des sandwichs au fromage bleu d’un air morne. Du coup, je ne sens peut-être plus la clope, mais l’odeur de ma bouche s’apparente à celle du gorgonzola qu’on aurait oublié sur une table basse avant de partir en vacances. Mon mec me dit « Expo ce week-end ? » et je réponds « J’peux pas, y a 50mn inside samedi« . J’ai changé.

22h : Je pose ma joue sur la table, dans les miettes de mon repas aussi frugal qu’improvisé. Le désespoir m’a épuisée. À la sérénité de ne sentir que l’odeur du shampooing en passant une mèche de cheveux devant mon nez, je crois que je préférerais m’enivrer dans des effluves malodorantes et irritantes. Oui, je voudrais fumer douze paquets, et sentir mauvais, je voudrais pouvoir ronfler tant j’aurais le nez pris, et que mon mouchoir soit noir quand je me mouche, me réveiller en toussant à m’en décoller la plève et faire des lettres en soufflant ma fumée, et souffler ma fumée par le nez et crier « DRAGOOOON ! », et que ça ne fasse rire que moi.
C’était la pire journée de ma vie.

Ne pas fumer pendant 24h : le défi cheminees

Si tu vois ce paysage quelque part, c’est que je ne dois pas être loin.

En définitif, peut-on juger cette technique d’arrêt de la cigarette concluante ? La réponse, je vous la donnerai dans quelques semaines, quand j’aurai reproduit l’expérience plusieurs fois. D’avance, je m’excuse auprès des gens de mon entourage : il y a des chances pour que je sois plus lourdingue, plus maladroite, plus irascible et plus feignante qu’à l’accoutumée.

Quoi qu’il en soit, sois-en sûre : si cette façon de faire fonctionne, je dépose le brevet, j’en fais un bouquin sur la couverture duquel je poserai, rayonnante sur fond rose, écrasant de mon pied une clope géante. Et le livre marcherait tellement que j’aurais plein de sous, pour acheter des clopes par milliers.

Ça vous a plu ? Partagez !

384 BIG UP
 

Cet article a été pondu par Sophie-Pierre Pernaut - Tous ses articles

Sophie-Pierre Pernaut (dite SPP, dite Sophie) écrit pour madmoiZelle depuis l'an 2011. Elle s'est donnée pour mission de vous informer, de vous divertir et d'éventuellement vous faire rigoler avec son humour somme toute assez crétin. Elle aime la tartiflette et les chèques en blanc.

Plus de Sophie-Pierre Pernaut sur le web :

Tous les articles Moi, moi et moi, On a testé pour vous, Pour rire et aussi Vis ta vie
Les autres papiers parlant de ,

Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

Tu dois être inscrite pour lire l'intégralité des réactions ou commenter !
Identifie-toi ou clique ici pour t'inscrire, c'est gratuit !

  1. Sophie-Pierre PernautSophie-Pierre Pernaut

    Le 31 mai 2012 à 11:24

    Posted by Westeros
    Vu que cet article a initialement été posté en Octobre et que nous sommes en Mai… @Sophie-Pierre Pernaut donne nous le retour !!!!!!!!! :)

    Aloooors, je n'ai pas retenté les 24h de la mort, c'était beaucoup, beaucoup trop éprouvant. Sachant que la cigarette électronique n'a pas fonctionné sur moi, sachant que je suis apparemment née sans l'option "volonté pour décrocher de la clope" et que les patchs ou gommes à mâcher me donnaient des palpitations très désagréables, j'ai dû chercher une autre alternative. Je l'ai trouvé quand ma meilleure copine m'a ramenée d'Angleterre le livre d'Allen Carr. Il paraît que des gens ont arrêté simplement en lisant ce livre. WHOUHOU !

    Du coup, bizarrement, j'ai jamais été aussi longue à finir un bouquin : je l'ai commencé en décembre et j'en suis à la page 45. Hahaha. Mais si ça fonctionne, je vous tiens au courant. :fleurs:
  2. -Abby--Abby-

    Le 31 mai 2012 à 11:53

    J'ai 24 ans et je fume depuis mes 14 ans. Outch 10 ans oO je m'en rend compte en l'écrivant c'est plutôt énorme.

    J'en suis à un bon paquet par jour depuis plusieurs mois. Pour ma défense, je bosse seule et de chez moi donc forcément ça aide pas de pas avoir de cadre "entreprise" où tu peux pas fumer sur ton lieu de travail et des pauses réglementées.

    Le pire c'est que j'ai arrêté…pendant un an ! J'entamais ma dernière année d'étude, une formation hyper prenante et stressante et en même temps je lisais le livre La méthode simple pour en finir avec la cigarette, d'Allen Carr. Et ça a marché j'ai lu le livre en 4 jours, en prenant mon temps et en appliquant vraiment les conseils et réflexions qu'il y donne et en effet j'ai arrêté du jour au lendemain. Je ne sais pas si c'était vraiment la motivation puisque je ne suis pas une bête de volonté, ou si le livre m'a vraiment faite réfléchir ou si simplement comme je vivais une période hyper stressante où j'étais tout le temps occupée mais au final j'ai tenu toute l'année universitaire et je n'ai pas "souffert". J'avais des moments de manque mais rien de fou. J'évitais juste mes collègues fumeurs, et j'avais relégué mon mec fumeur à fumer sur le balcon mais au final cette année là j'ai arrêté de fumer et je n'ai pas "souffert". Je n'ai pas grossis non plus. Et puis j'ai finis mes études, l'été est arrivé avec son lot de soirée et j'ai craqué à une soirée où j'avais un peu bu. Le pire c'est que la première clope après plusieurs mois était tout bonnement déguelasse. Et comme une débile intriguée par cet effet du "pourquoi ce qui me semblait si bon m'a presque fait gerber hier" j'ai fais des expérimentation pour voir combien de clope me referais cet effet. Au bout de deux jours je rachetais un paquet :facepalm:
    Il faudrait que je ressorte le fameux bouquin, il m'avait bien aidé et si je calcule un paquet par jour à 5.70€ …à la fin du mois ça fait quand même plus de 170€ . Donc en gros en un an j'ai de quoi me prendre un billet d'avion pour réaliser un voyage qui me tient à coeur. Bref je vais le relire je crois…
  3. Mamzelle.SleepyMamzelle.Sleepy

    Le 31 mai 2012 à 13:06

    Je ne sais pas si c'est moi, mais j'ai le sentiment d'avoir déjà lu cet article mot pour mot. plus j'avançais dans l'article et plus je me disais mais attend il a pas déjà été publié celui là ?!
    et je regarde la date du 31 mai 2012 annoncé en haut et je me dis que c'est assez bizarre… Mais passons.

    Arrêter de fumer il paraît que c'est dur, je n'ai jamais commencé et je suis bien contente.
    Donc juste courage.
  4. ChrissyChrissy

    Le 02 juin 2012 à 13:58

    *Pseudo HS On* Y a un topic créé pour celles qui veulent arrêter de fumer? *Pseudo HS Off*

    C'est vraiment hard d'arrêter de fumer par la simple volonté, mais je pense aussi que c'est la manière la plus saine de le faire, tous ces substituts continuent à nous donner de la nicotine ce qui est au final ce qu'on cherche à éliminer de notre corps non?
    J'ai arrêté pendant 3 mois et reprise comme une idiote en fumant en soirée parce qu'on m'avait proposé et que je me suis dit "Une ne va pas me tuer", tu parles!
    N'empêche ma méthode était bien, la chose à faire est d'avoir quelque chose entre les mains et/ou dans la bouche quand on ressent le manque, comme des sucettes, chewing-gum, livre (si t'attend ton train) et puis surtout la reprise du sport pour ne pas grossir (pour celle qui craigne cette effet secondaire). Un footing tôt le matin (et pourtant suis pas une lève-tôt du tout), ça fait du bien et ça motive pour toute la journée, t'a juste pas envie d'encrasser tes poumons meurtries par la course ^^.

    Et @airetsyh : Tiens bon ma belle! T'as trouvé une bonne technique avec ton homme, fais le souffrir en gagnant le pari! =)
  5. o0Claire0oo0Claire0o

    Le 02 juin 2012 à 14:40

    Ca y est c'est officiel, ça fait 24h que je n'ai pas fumé alors que j'ai mes partiels dans 2 jours ! Je me sens trop une warrior :joy:. En même temps j'ai pas le choix, je suis rentrée chez moi, et dans ces cas là je ne fume que quand j'en suis au point d'avoir envie de balancer mon assiette à la tête de ma famille… En général je tiens 2 jours ^^
  6. AodrenAodren

    Le 03 juin 2012 à 11:44

    Pffff… Petite joueuse !

    :yawn:

    J'ai arrêté en réduisant progressivement quand j'en étais à 5 clopes par jour, j'ai arrêté net.

    Mon état d'esprit à l'époque était que je ne voulais plus être dépendante d'une chose.

    :boxing:

    Et quand j'y repense…
    Tout le fric que j'ai claqué la dedans, (même en revenant d’Espagne tous les 3 mois avec 5 cartouches), la mauvaise haleine (que j'ai toujours d'ailleurs, bientôt 3 ans après l’arrêt, faudra qu'on m'explique), la peau ierk…

    Parfois, j'aimerai reprendre mais non, la dépendance me fait toujours réfléchir.
  7. SuomiSuomi

    Le 31 mai 2013 à 12:47

    Wouah !! Je me souviens de ce papier ! L'année dernière en le lisant, j'étais à 77 jours sans clope. Et aujourd'hui, je n'ai pas repris :D En revanche, la différence entre l'année dernière et aujourd'hui, c'est ma silhouette. Si j'ai bien résisté au début - 2kg pris seulement entre mars et décembre, fêtes inclues - et ben j'ai complètement craqué après, je ne sais pas pourquoi ! Bref, je ne rentre plus dans mes vêtements que je mettais encore en décembre. Mais je préfère encore mes 7 kg de trop que la clope, ah ça ouais :rockon:

    Courage à celles qui souhaitent arrêter, c'est tellement bon le jour où on se rend compte qu'on ne pense plus à fumer en attendant le bus, en attendant de manger, en attendant que quelque chose se passe… Liberté !
  8. Andy_Andy_

    Le 02 juin 2013 à 12:54

    Je n'ai rien à faire là parce que je ne fume pas, je n'ai jamais fumé et je n'ai jamais eu envie de fumer d'ailleurs :yawn:


    Spoiler!
    Je voulais juste dire que ce genre d'article est vraiment bizarre pour ceux qui n'ont jamais fumé en fait :lol: Vu de l'extérieur, on se dit forcément qu'arrêter de fumer, ça doit pas être si compliqué que ça…

    En tout cas, je crois sincèrement que je ne déteste rien de plus que la cigarette. Je ne comprends même pas comment on peut s'infliger ça en fait. Ça pue, c'est nocif pour ceux qui fument et ceux qui sont autour, ça coûte de plus en plus cher.

    Franchement, ça finit par me gonfler de devoir subir la clope des autres à l'arrêt de bus. Le pire, c'est ceux qui fument SOUS l'abribus les jours où il pleut :halp:Ou alors, quand je suis invitée, ceux qui fument à table pendant que les non-fumeurs mangent :halp:

    Bon bref, je n'apporte rien au débat mais je voulais le dire quand même :lol: C'est pas méchant, c'est juste que ça doit probablement être aussi compliqué d'arrêter de fumer que de ne pas être dérangé-e par la fumée des autres, en tant que non-fumeur.
  9. cam-soucam-sou

    Le 05 juin 2013 à 11:02

    J'adore cette article car c'est vraiment le truc typique du fumeur qui culpabilise de fumer surtout en cette journée anti-tabac mais qui en réalité ne veut pas vraiment arrêter haha. Je me moque, en effet mais en connaissance de cause :) . J'ai réellement commencer a fumer à l'âge de 18 ans avant je faisais partie de ceux qui se ruinait la santé uniquement durant les soirée alcoolisée avec ses merveilleuses clopes à la vanille (oui oui, fumeur, toi même tu sais). Malheureusement, l'ennui de mes études en Haute Ecole (je suis belge :p) m'ont rapidement donné envie de prendre de courtes pauses dans la cour entre 3h d'anglais ou pire d'allemand :D
    Moi aussi, j'ai toujours répété ce refrain "ouais moi j'arrête quand je veux bébé, la clope c'est juste comme ca pour me détendre" et je pratiquais aussi de temps a autre la technique du progressivement. Evidement cela a été un échec cuisant car je n'en avais pas réellement envie . Sauf que un jour, j'étais a la fnac et je commençais à me sentait ma santé de dégrader et j'avais entendu parlé d'un livre pour arrêter de fumer  (de Allen Carr pour celles qui seraient intéressées) car une connaissance avait arrêté du jour au lendemain grâce à ce bouquin. Aujourd'hui ca fait 4 mois, j'avoue j'ai parfois craqué en soirée car bien trop éméchée mais cela me redégoute rapidement. Je n'aime pas faire de la pub mais réellement pour celle qui veulent arrêter mais qui on besoin d'un soutien pour pouvoir le faire voila c'est vraiment l'idéal. Surtout que bon le prix d'un livre de poche c'est vite rentabilisé quand on arrête :D
  10. greyAgreyA

    Le 05 juin 2013 à 11:18

    Mon père a fumé pendant des années et je ne pouvais plus supporter d'être en sa présence à cause de cela, ça a pas mal ruiné ma présence dans la vie familiale à une époque. Il a plus ou moins arrêté pour cela il y a 10 ans et n'a jamais repris et n'en a aucune envie.

    Il achetait pas mal de bonbons au début, mais c'était surtout nous qui les mangions (lol), je suis assez impressionnée par sa force d'esprit parce que je me doute que ce n'est pas évident et que ça a dû être une source de stress au début, surtout avec sa mère - très encourageante - qui affirmait qu'il fumait forcément en cachette et ne tiendrait jamais "comme tous les fumeurs".

    J'ai eu des amis fumeurs, j'ai connu des gens qui disaient que j'avais raté ma vie car je n'avais jamais essayé, j'ai même eu des périodes de détresse psychologique, mais ça ne m'a jamais attirée (par contre, j'ai fait de l'hyperphagie, comme quoi on se tourne tous vers un truc) et j'en suis bien contente même si les gens font ce qu'ils veulent.

    J'avoue cependant que je déteste attendre le train en apnée et que j'ai parfois des pensées très négatives envers les fumeurs qui m'empêchent de respirer, parce que ça a un impact sur les autres aussi la cigarette, mais globalement j'ai eu la chance d'avoir des amis respectueux de ce côté là (du genre à mettre de la distance car ils savaient que je ne fumais pas, sans même que je leur demande).

    Bon courage à toutes celles (et ceux) qui souhaient arrêter de fumer car je sais que c'est difficile pour beaucoup. :-) Et un grand merci à ceux qui respectent les non fumeurs !

Tu dois être inscrite pour lire l'intégralité des réactions ou commenter !
Identifie-toi ou clique ici pour t'inscrire, c'est gratuit !