Sortir de sa zone de confort, ça passe aussi… par ses amis ! — Témoignages

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À l'occasion de la sortie de Corniche Kennedy le 18 janvier, des madmoiZelles nous racontent comment leurs ami•es les ont fait sortir de leur zone de confort !

Sortir de sa zone de confort, ça passe aussi… par ses amis ! — Témoignages

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat avec Jour2Fête.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

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Corniche Kennedy nous montre des jeunes Marseillais qui s’amusent à sauter d’une falaise. Suzanne, en préparation du bac, fait partie des gamins riches qui envient ces plongeurs d’origines plus modestes.

Elle va les rencontrer, et cela va changer sa façon d’appréhender son quotidien, lui faisant vivre de toutes nouvelles expériences. Voici la bande-annonce :

À l’occasion de la sortie du film le 18 janvier 2017, des madmoiZelles nous racontent comment leur•s ami•es les ont fait sortir de leur routine, de leurs habitudes, pour élargir leur champ d’action et enrichir leur quotidien.

Des rencontres qui bouleversent le quotidien

Il y a quelques mois, Clémence nous parlait de ses « mauvaises fréquentations » qui lui ont ouvert l’esprit, et l’ont fait sortir de sa zone de confort. Ces amitiés qui changent le quotidien, les madmoiZelles en ont beaucoup vécues.

Zamonie nous raconte ainsi qu’une personne pas comme les autres l’a aidée à devenir plus sociable, à sortir et rencontrer de nouvelles personnes — tout en ayant moins peur.

Il faut dire qu’elle était habituée à une vie solitaire :

« Ma famille étant réduite et très renfermée, mes parents ne buvant pas d’alcool et ayant très peu d’amis, j’ai grandi à l’écart de beaucoup de choses.

Je suis en plus d’un naturel plutôt solitaire et réservé moi aussi, je n’ose pas aller vers les gens et ma soirée idéale se passe devant mon ordi.

Quand j’ai eu 18 ans et que suis partie étudier dans une grande ville, j’ai décliné pratiquement toutes les invitations qu’on a pu me faire et je me suis sentie très mal à l’aise les rares fois où je les ai acceptées : ce n’est pas du tout quelque chose de naturel pour moi…

Mes parents m’avaient même persuadée que sortir la nuit était dangereux, quels que soient l’heure et l’endroit !

Suite à de trop nombreux conflits avec ma mère, je souffre en outre de beaucoup de blocages psychologiques et angoisses (qui sont cependant en train de disparaître). »

Sortir et/ou fréquenter des ami•es le soir n’était ainsi pas du tout dans ses habitudes, jusqu’à ce qu’un nouveau travail entraîne une rencontre décisive.

« L’an dernier, j’ai changé de travail, pour aller à une demi-heure de route de chez mes parents. Le mois suivant, je me trouvais un appart juste à côté de mon emploi.

Et puis un jour, en janvier, on m’a affectée au ménage d’une zone du site. A., une collègue, a été chargée de me montrer comment faire et de m’accompagner. On a été seules toutes les deux pendant pratiquement une semaine et demie, dans une ambiance bien plus détendue que d’habitude.

J’ai fini par mettre de la musique, et oublié de contrôler : une chanson de mon groupe de metal symphonique préféré s’est donc lancée. Pour moi, c’est ce moment qui a marqué le début de notre amitié, même si selon A. elle avait commencé à me regarder d’un autre œil avant ça.

J’allais changer de musique, pensant qu’elle n’aimerait pas comme la plupart des gens qui m’entourent… Et là, elle m’a demandé quelle chanteuse de ce style je préférais. Ça m’a fait un grand choc ! Ma nouvelle amie était en fait une métalleuse, et passablement déjantée de surcroît, tout pour me plaire quoi !

Elle m’a invitée chez elle parce que j’avais besoin d’une photocopie, puis bien évidemment je me suis sentie obligée de l’inviter aussi… Et maintenant on ne peut pas passer plus d’une semaine sans se voir ! »

Ces ami•es qui ouvrent au monde

Ça a été pour Zamonie une révélation amicale qui lui a fait faire plein de nouvelles expériences, sans qu’elle ne se sente cependant forcée à quoi que ce soit :

« Elle adore me pousser à faire plein de trucs que je n’aurais jamais fait avant ! En vrac :

  • Aller à un apéro chez elle avec des gens que je ne connais pas
  • Goûter à l’alcool (si j’aime pas tant pis, si j’aime tant mieux !)
  • Aller manger au resto un soir dans notre « grande ville » locale
  • Danser en public le même soir à la sortie du restaurant (on est tombées sur un groupe de musique dans les rues piétonnes)
  • Me remettre au sport

Et elle a encore plein de projets pour moi, du style me traîner en boîte ou me trouver une amoureuse (là, je crois qu’elle a de l’espoir).

Mais tout ça se fait toujours dans le respect de mes envies, blocages et angoisses : si je dis non, c’est non.

Grâce à elle, j’ai aussi fait la connaissance d’un collègue avec qui j’ai fait mon premier festival d’arts de rue, toujours dans la même ville. Un merveilleux souvenir que j’ai hâte de renouveler l’été prochain !

Cette année a ainsi été très importante pour moi, j’ai dit adieu à pas mal de mes blocages et idées préconçues, et je suis très heureuse d’avoir trouvé une amie aussi ouverte d’esprit avec qui je peux vraiment parler de tout, y compris de cul et de GOT ! »

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Ces amitiés spéciales poussent ainsi à voir et aller plus loin, à différents niveaux. Victoria, partie en Australie, y a par exemple rencontré une autre Française qui l’a incitée à se dépasser :

« Avec elle, tout a changé. J’ai appris à voyager seule et à aimer cela. J’ai mangé des fruits de mer pour la première fois à 21 ans (pardon à ma famille, c’est un péché dans ma religion). J’ai nagé en tenue d’Eve.

J’ai trouvé plein de petits boulots, moi qui pensais être incapable de tout. J’ai compris que je pouvais plaire. J’ai appris qu’acheter des accessoires de voyage, c’était bien plus cool qu’un nouveau t-shirt.

À chaque fois que ma petite voix me disait non, la sienne répétait : « Mais allez, tu risques quoi ? ».

C’est comme ça que j’ai tenté de nouvelles choses. Quotidiennement, je me dépassais. C’était fort. Si fort qu’une dispute éclata un jour. Et même là, j’ai appris quelque chose : pardonner.

Aujourd’hui, elle fait totalement partie de mon cercle d’amis proches. Nous nous voyons régulièrement. À Paris, Marseille ou encore Berlin. La prochaine étape ? Amsterdam ! »

Ces ami•es qui vous donnent le coup de pouce salvateur

Parfois, cet•te ami•e se fait la voix de la raison, et vous aide à sauter un pas décisif, comme cela a été le cas pour Laura :

« Le premier grand pas hors de ma zone de confort fut en août 2012, quand j’ai quitté le foyer parental pour faire mes études à Paris.

Quelques semaines auparavant, une école réputée m’avait acceptée en master, ce qui m’avait fait me sentir plus flawless que Beyoncé et plus terrorisée que jamais.

Moi, petite étudiante de la campagne, je ne connaissais pas la capitale, et évidemment l’idée de partir pour assumer des études assez costauds dans une grande ville était déroutante… Au point de dire à ma meilleure amie : « Non mais je ne pense pas accepter… je ne connais pas le réseau des transports à Paris, j’ai trop peur ».

Oui, oui, c’est véridique.

Je me souviendrai toujours ce qu’elle a fait ce jour-là. Ma meilleure amie a rassemblé toute son énergie pour symboliquement me prendre la main. Pour me réconforter, m’encourager, me dire les bons mots, ceux nécessaires pour avancer malgré ma trouille incessante.

Elle a su m’épauler, me guider et m’accompagner dans ce premier pas décisif hors du cocon, ce qui me débloqua à jamais — les années d’après, j’ai fait un long stage en Amazonie, un volontariat d’un an en Inde et plein d’autres voyages/initiatives.

Elle m’a dit de foncer, et c’est ce que j’ai fait. Merci, meuf ! »

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Et parfois, cet•te ami•e qui vous pousse à découvrir le monde et vous dépasser vous aide carrément de façon vitale. Cette madmoiZelle raconte ainsi :

« Ça va faire sept ans que M. et moi sommes amies. Grâce à elle, j’ai vécu des aventures extraordinaires. La dernière en date ? Un road-trip en Floride… alors que je conduis maximum deux fois par an en France et que je suis du genre paniquée en voiture ! Je suis fière de dire « je l’ai fait ».

Elle me fait sortir de ma zone de confort constamment. Et c’est son entêtement qui m’a sans doute sauvé la vie (et celle de ma grande sœur). C’est M. qui m’a harcelée pour que j’aille voir un médecin parce que j’avais une boule dans le sein.

Je suis en train de me battre contre le cancer et ma sœur a pu être diagnostiquée « à temps ». Alors je tenais à faire une déclaration d’amitié à M. qui m’a changé la vie en bien… et qui va sans le moindre doute continuer à le faire ! »

Sortir de sa zone de confort : le bonheur de l’amitié

Pour Élisa, que sa relation avec M. enrichit depuis de nombreuses années, se faire sortir de sa zone de confort est une particularité de l’amitié :

« Déjà, lorsque nous sommes devenues très proches en quatrième, j’ai compris qu’elle était ma première véritable amie. Jusque-là, l’amitié n’avait été pour moi que des rapports de domination et j’étais tout le temps dominée et malheureuse dans mes relations amicales.

Cela a donc une seconde fois changé ma vision de l’amitié puisque je me suis rendu compte qu’en réalité, être amies signifiait aussi avoir de l’influence l’une sur l’autre. On s’écoute parler, on a des débats et on finit par être une meilleure personne. L’amitié, c’est l’enrichissement.

Elle m’a permis d’ouvrir les yeux quant aux conséquences de la consommation de viande, mais de mon côté on peut dire que je l’ai pas mal initiée au féminisme. Je sais que ça lui fait du bien.

L’amitié est devenue une source inépuisable d’enrichissement et à chaque idée une peu folle qui nous traverse l’esprit, on sait qu’on pourra toujours se la partager l’une à l’autre. »

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C’est également l’avis de cette madmoiZelle, pour qui il est indispensable de sortir de sa zone de confort et de ses habitudes :

« Si j’avais un message à faire passer, ce serait : sortez de votre zone de confort, vous n’avez même pas idée de l’étendue des capacités que vous ignorez avoir en vous ni des rencontres qui vont vous changer la vie à jamais.

Un•e véritable ami•e ou petit•e ami•e est la personne qui va vous encourager à devenir ce que vous êtes et pas qui va vouloir vous retenir auprès de lui/elle. Même s’il est vrai que vous risquez de tomber sur des gens pas sympas en route, le jeu en vaut la chandelle ! »

Et vous, est-ce que vos ami•es vous font sortir de votre zone de confort ?

À lire aussi : Un(e) vrai(e) ami(e), c’est quoi ?


Melissa

Mélissa fait les témoignages, mais ce n'est pas elle qui vit toutes les histoires qu'elle raconte - et heureusement parce que sa vie serait un peu compliquée ! Elle aime les pois et s'empiffrer de Kinder en sirotant son thé.

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