Alison Wheeler tacle Les Survivants après leur happening chez Hanouna

Alison Wheeler a sorti l'artillerie lourde contre les Survivants : « Y a pas que la Fashion Week qui mettait à l'honneur les femmes et les aiguilles, y a aussi des militants anti-IVG qui sont venus sur le plateau de Cyril Hanouna ». Et ça, c'était seulement l'intro...

Alison Wheeler tacle Les Survivants après leur happening chez Hanouna

Résumé des épisodes précédents : mardi 4 octobre, des militant•es anti-IVG du groupuscule Les Survivants étaient dans le public de l’émission Touche pas à mon poste. Ils ont interrompu l’émission pour chanter un « joyeux anniversaire » à Cyril Hanouna, lequel a précisé que c’était la semaine dernière, mais bon, on savait déjà que les anti-choix prennent régulièrement des libertés vis-à-vis des réalités factuelles. Rien de nouveau sous le soleil.

À lire aussi : AfterBaiz, le site anti-IVG déguisé qui cherche à vous baiser

En dehors de cette précision, le présentateur n’a pas relevé qu’il s’agissait d’un happening de militant•es opposé•es au droit des femmes à disposer de leur corps, trouvant tout cela « mignon ». La petite bande a été évacuée du plateau, en balançant des « merci d’exister ! » à Cyril Hanouna, en bon « survivant » de l’avortement qu’il est, toujours selon la logique des activistes de ce groupe.

Les Survivants ont communiqué sur cette petite opération, en précisant leur intention : « rappeler que la vie d’une personne, qu’on l’aime ou la déteste, a une valeur inestimable ».

Certes. Mais apparemment la vie d’une femme, qu’on la connaisse ou non, doit passer au second plan par rapport au devenir d’un ovule fécondé ? Car rappelons-le, le droit à l’avortement permet juste aux femmes de ne pas risquer leur vie en le pratiquant.

L’interdiction de l’IVG coûte plus de vies qu’elle n’en sauve, même en considérant que les œufs sont « des vies » (ce qui se discute). Rappelons-le

Alison Wheeler en très grande forme

Alison Wheeler est revenue sur ce petit happening des Survivants, pour en faire le sujet de sa « drôle d’humeur » de la semaine.

À lire aussi : Alison Wheeler, de Filles TV à Canal+ en passant par le grand écran (et madmoiZelle)

« Et ben d’accord les gars, on va parler de vous, ça marche ! », concède-t-elle d’entrée, consciente que c’est bien cette publicité constante que recherche le groupe à travers ses actions provocatrices.

Mais pas question de leur servir une soupe à leur goût : elle y ajoute une bonne rasade de sel et de piquant… C’est tout Alison, ça : la générosité sans retenue. Du coup, attention quand même, parce que ça pique…

« Y a pas que la Fashion Week qui mettait à l’honneur les femmes et les aiguilles, y a aussi des militants anti-IVG qui sont venus sur le plateau de Cyril Hanouna. »

Recentrer le débat pour les droits des enfants

Du début à la fin, Alison Wheeler enchaîne les punchlines, jusqu’à une chute dramatique et puissante.

En effet, je me demande sans cesse pourquoi de si fervents auto-proclamés « défenseurs de la vie » s’acharnent autant dans la protection de « vies hypothétiques », quand de vraies personnes déjà existantes, des enfants en chair et en os (pas en gamètes et en cellules) auraient cruellement besoin d’une voix... Ainsi que le conclut si bien Alison, à l’attention des Survivants :

« N’hésitez pas à ouvrir un journal, en ce moment il y a des enfants, des vrais enfants « en 3D » qui voudraient jouer à Mario, manger des Smarties, qui crèvent sous les bombardements à Alep, y en a qui passent entre les bombes, et c’est ça qu’on appelle des survivants. »

Pas mieux.

drop-mic-bryan-carston

À lire aussi : Alison Wheeler allie éducation sexuelle et scandales politiques avec (beaucoup) d’humour sur France Inter

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 54 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Liza Radley
    Liza Radley, Le 4 novembre 2016 à 18h13

    Lacus_Clyne
    @Liza Radley Très intéressante réflexion. (Comme celle que tu avais faite sur la natalité de la Pologne par ailleurs. D'ailleurs je pense qu'on peut faire un parallèle sur cet autre sujet avec l’augmentation de la population des juifs dits ultra-orthodoxes et l'influence que cela a sur la politique israélienne.)


    La priorité de la science comme lieu d'extériorité notamment face à la religion ou aux traditions était un des piliers des scientistes des XIXème et XXème siècles. Depuis la seconde moitié du XXème leur philosophie est un peu en perte de vitesse.

    Tu me pardonnera cette pirouette schopenhaueresque mais beaucoup de personnes contre l’avortement sont opposés aux conclusions du GIEC sur le réchauffement climatique et par rebond la croissance économique et démographique.

    Les avortements permettent après tout de diminuer la vitesse de croissance de la population (et de sa consommation) qui d'après le consensus scientifique actuel risque bien d’être responsable d’un nombre mort encore plus grand voir de la disparition de l’espèce toute entière.

    Ils s’appuieraient alors sur la science uniquement lorsqu'elle va dans leur sens.
    Tu le demandes par pessimisme ou pour avoir toujours raison ? :taquin:

    D'ailleurs tu as raison, on n'utilise la science comme justification que quand elle va dans le sens qui nous arrange. Et il est à mon sens impossible de fonder une morale sur la science, car on ne peut tirer d'elle aucune conclusion décisive sur ce qui est bien ou mal, donc sur ce qui devrait être permis ou interdit. Par contre, par sa démarche descriptive, elle est à même de nous fournir des extériorités tangibles, càd des réalités qui existent en dehors de la volonté, des croyances ou des représentations des uns et des autres, pouvant éclairer certaines décisions.Quand je propose de baisser le délai d'IVG à l'apparition du système nerveux, j'utilise cette apparition comme extériorité, mais je pars du principe qu'elle n'est à même de déculpabliser les femmes que parce que la morale commune considère que faire souffrir inutilement est mal. C'est le même principe chez les défenseurs des droits des animaux.

    Et je voulais aborder la question des conflits d’intérêts internes qu'on surmonte par mensonge à soi même, les secrets collectifs, le refoulement etc. dans le petit paragraphe sur les transgressions légales de l'interdit du meurtre, puisqu'il y a deux types de transgressions bien distinctes, et que celle dans laquelle tombe l'ivg fonctionne sur ces procédés où la violence doit être dissimulée et " euphémisée ", qu'il s'agisse de l'acte en lui-même ou des façons de le nommer. Au contraire de l'autre catégorie, qui elle doit se dérouler en public et être une mise-en-scène de la violence avec effusions de sang etc, c'est l'affirmation de loi dans toute sa force et sa brutalité. Par exemple, les infanticides et la mise à mort des mourants se font en général seuls à seuls entre le tueur et le tué. L'individu est noyé, étranglé, abandonné dans la nature ou ensevellit vivant, dans tous les cas, la violence est cachée, on ne voit ni sang, ni décomposition du corps, et c'est un moindre mal : on ne peut pas faire autrement et la victime n'est coupable de rien, il se trouve juste qu'elle est dans le mauvais corps au mauvais moment. Alors que l'exécution des condamnés à mort ou les sacrifices (adultes,enfants,animaux) se font en public, sont spectaculaires et particulièrement sanguinolents; et d'une façon ou d'une autre, on croit toujours à la culpabilité du tué.

    C'est une distinction qu'on retrouve aujourd'hui dans le sujet de l'IVG. Je me rappelle d'images d'une manif en Espagne pour défendre le droit d'avorter, où certaines manifestantes étaient vêtues de noir en signe de deuil, et où d'autres portaient des blouses blanches ensanglantées. Le deuil et le sang n'étaient évidemment pas pour elle celui de l' " ontogène" avorté, mais celui des femmes blessées ou tuées dans dans avortement clandestin. Chez les anti-ivg, on retrouve aussi ce type de mises en scène sanglante, mais dans l'autre sens. Dans les deux cas on entend montrer l'autre, l'adversaire, comme un sacrificateur de victimes innocentes, il s'agit de faire sortir la violence de l'endroit où on la cache (lieu concret, inconscient collectif, langage...), pour la dénoncer en l'exposant en plein jour, à la lumière la plus crue. Càd de la faire passer d'une catégorie de transgression légale à l'autre. Sauf que le monde chrétien ayant aboli les sacrifices, même déchristianisés, nous continuont de voir dans les victimes de sacrifice des innocents à l'image de Jésus. Et chez les condamnés à mort, les activistes de l'abolition voient des personnes qui, même si coupables de ce dont on les accuse, sont gens qui pourrait changer et faire le Bien autour d'eux si la société les laissait vivre , un peu à l'image de l'apôtre Paul, ancien persécuteur de Chrétiens qui s'est converti et à renoncer à la violence pour se sacrifier pour les plus petits. D'ailleurs le mot même de sacrifice à complètement changé de sens, dans le langage courant, il désigne toujours le sacrifice de soi pour répandre le bien. Bref, même les anti-chrétiens continuent de fonctionner sur des visions chrétiennes, et certains sont même plus chrétiens que beaucoup de chrétiens . XD

    Bref , tout ça pour dire que j'ai mis de côté la question du mensonge à soi-même et du flou qu'il oblige à entretenir dans le langage et dans le loi, parce que mon message était déjà beaucoup trop long, et que je ne ne suis capable d'aucun jute milieu entre les commentaires d'une ligne et les pavés indigestes :yawn:

Lire l'intégralité des 54 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)